‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 207 sur 238 · II. Arcli. de l'Aube, série G. AïOi · texte numérisé non relu

II. Arcli. de l'Aube, série G. AïOi

o. En i3'|3 sept faux scelleurs et simulateurs de sceaux eurent les poinj^s coupés et furent traînés au g'iboA de Paris (Grandes Chroniques, éd. P. Paris, V, It'ii).

(■). Arcti. Nat., V^ 10/jo.

se donnaient comme connaissant parfaitement les besognes de la cliancellerie et commettaient ainsi de grandes tromperies. Les nns se tenaient sur les ctiemins que suivait le roi et aux portes des villes où il résidait pour épier les gens qui venaient chercher les lettres de la chancellerie; se disaient notaires et secrétaires du roi. Ils prenaient leurs mémoires, se faisaient avancer de l'argent, ou retenaient les lettres expédiées pour obtenir « grans et excessives sommes de deniers ». Ils menaient grand bruit dans les salles où se tenait la chancellerie, s'emparaient du sceau qu'ils contrefaisaient.

Quel a été le rôle des clercs dans les sociétés dangereuses ? Assez considérable sans doute. Renier de Montigny, l'ami de François Villon, qui fut pendu et coquillard, était tenu pour un clerc incorrigible. Colin de Gayeux, une autre triste connaissance du poète, fut également réclamé comme clerc et enfin pendu. Villon, l'un d'eux, servit d'indicateur dans le crochetage d'un collège : c'est à ce clerc de vie mauvaise que nous devons de conserver un des monuments les plus importants de la langue des malfaiteurs.

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