‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 215 sur 238 · I. Arch. Com. de Dijon, I, io5, n" i · texte numérisé non relu

I. Arch. Com. de Dijon, I, io5, n" i

■2. Arch. Dép. de la Côte-d'Or, B 3Go, V, p. 65/|,

LA B VM)E DES COQUïLLARDS : LE JARGON 3()7

la gaiilièro. Piorir Cornillp, inairhand drapier, fourniront lo si<,niaiomont d'individus répandant do la fausso monnaio. Rabustol n'out pas de peine à reeoruiaîtro (Christophe Turgis, né à Paris, tavornier, un nommé Johannes, Antoine do Bonneval». un Picard, lavernior. Mais les filous s'absentèrent. Dans la ejjanibre de Turji:is on découvrit :

« iing' chaalit et de Pcslrain dessus, sans lit. lient ung gros marteaul -^ orfèvre. Item ung petit encluiueau àpainpes(.^)aiant une pointe pour le fischer sur un plot de bois et forger dessus. Item ung gros plot de bois pour soustenir ledit enclumeal. Item une petite cisoirc à copper argent. Item \ine gratlereoisse et ung fardelet ou poignée de roye de porc à nettoyer argent recuit. Item une escuelic de bois ou il y avoit de la couleur verde failte toute iresche pour colorier or ou argent. Item une aultre semblal)lo escuelic en sablon d'Estauii)es pour nettoyer or ou argent. Item ung peu d'alun, de glace et de sal armoniac. Item luig paille de terre plaine de cendre et de cliarbon pour chauffer et recuire ce que l'en vouldroit. Item inig soulllot. Item une petite mouhelte à tenir argent sur le l'eu. Item ung petit de dorure à dorer ce ([ue l'on vouldroit. »

C'était tout l'attirail de faux monnayeurs. Christophe Turgis et Antoine de Honneval furent donc bannis par défaut de Dijon. Mais les mesures prises contre les oisifs demeurèrent sans effet puisqu'on mars 1/1").") on renouvelait l'ordonnance contre les vagabonds ^

Au mois de juin l'j.").") une information était faite avi sujet d'un nommé Mavot «compaignon oslrangier que l'on dit estre rufian » et qui avait battu Etietme Rolin, chaussetier, en la maison des lilles communes"^. Mayot était entré depuis un mois dans la ville avec d'autres compagnons qui avaient la réputation d'être « pipeurs et crocheteurs ». Quant à Alayot, déclara Jean Douet, épicier : « il est rufïien, qui est continuellement au bordeau, et ne vit d'autre mestier qu'il saiche... Et a un compaignon, nommé Bar sur Aulbe, que l'en dit estre crocheteur et faiseur et porteur de faulses chaînes dorées, comme il est dit ; et le porra l'en sçavoir par une nommée Collette, qui est présentement prisonnière, laquelle a dit en la présence plusieurs personnes... que ledit Bar sur Aulbe est tel... »

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