Ancien Théâtre français, t. III, p
2. Montaiglon, Recueil des poésies des XV' et AT/' siècles, I, 80.
3. Le Vergier d'Honneur, Paris, s. d., f" v° sign. Oui. ti. Ancien Théâtre, t. I, p. Sai.
De même, dans les « Regrets et Complaintes des Gosiers altérez » :
Cousturiers, adieu la baniere I Drappiers, vous voyla à hazacA...
Dans le <t Mislere du Vieil Testament », Joseph, on s'adres sant à Benjamin dans le sac duquel on a trouvé la coupe d'or, s'écrie :
A ! traistre, m'avois tu emblé
Ma couppe et mise en ton sac ?
Tu es bien bouté à bazac'^....
C'est-à-dire : mis à mort. Ce terme qui se rattache à l'ancien mot jargonnesque hazir, tuer, survit encore dans le patois poitevin : « laisser tout à bazac » y signifie laisser tout en désordre 3.
Caire, argent, monnaie, dans la moralité du « Chevalier qui donne sa fille au dyable » :
Mais avant il nous fault entendre A le servir de belles bourdes Pour iousjours attraper du caire'*.
Terme commun au jargon des Coquillards et au jobelin de Villon.
Croquer la pie, boire copieusement, dans la « Farce d'un Chaudronnier » :
Allons jouer de la maschouëre Et à l'hostel croquer lapye^.
Dans la <( Farce duMunier » (1496), un personnage s'appelle
1. Montaiglon, Recueil des poésies des XV'-XVI' siècles, VII, 8/i.''
2. Mislere du Vieil Testament, éd. des Anciens Textes, v. 2o4o6 et suiv.
3. Lalanne, Glossaire du Poitou, 1868, v° bazir. k. Ancien Théâtre, t. III, p. /i3o.