Ibidem, t. II, p
Regnault Croquepie. Nous reviendrons plus loin sur cette ancienne métaphore argotique.
Quant aux prétendus termes d'argot qu'on pourrait, suivant Marcel Scliwob*, « récolter çà et là... chezEust. Deschanips et même chezCh. d'Orléans », ainsi que chez les <( humoristes didactiques prédécesseurs de Rabelais, par exemple Molinet {Roman de la Rose moralisé) », ce sont là des affirmations gratuites ([ui ne méritent pas de nous arrêter.
Les scènes argotiques des Mystères rentrent pleinement dans le cadre de nos sources. Tandis que l'élément jargonnesque est tout à fait absent des Miracles, il est par contre fréquemment représenté dans les Mystères du xv** siècle : le u Vieil Testament », la (( Passion » et les « Actes des Apôtres ». Nous y ajouterons, pour des considérations linguistiques et historiques, la « Vie de saint Christophle » (i53o) du maître Chevallet, qui a puisé presque tout son savoir jargonnesque dans le Jobelinde Villon.
Les textes que nous fournissent ces œuvres dramatiques n'ont certes pas, et ne peuvent pas avoir, la même valeur documentaire que les sources argo-