I. Mémoires de la Société de Linguistique, t. \U, p
2/i INTRODUCTirrV
tiques proprement dites, c'est-à-dire celles qui proviennent directement des voleurs ou des malfaiteurs. Cependant, envisagées dans leur ensemble, ces sources secondaires comblent certaines lacunes du vocabulaire jargonnesque et nous donnent des renseignements qu'on chercherait vainement ailleurs.
LE XVr SIECLE
Entre les Ballades de Villon et la (( Vie généreuse » de iSgô, seul monument jargonnesque au xm" siècle, il s'écoule plus de cent ans, et cette longue lacune ne peut jusqu'à un certain point être comblée que par des renseignements puisés dans les écrivains de la même époque. Rabelais, en particulier, et les autres conteurs de son école, renferment un certain nombre de traits réalistes qui nous intéressent de près, et vont nous permettre de retrouver les traces de l'influence grandissante du jargon sur la langue littéraire.