FRANÇOIS VILLON ET LES GOQUILLVRDS 42 F
sèment pour avoir rossé deux agents du gxiel à la porte de l'ostel de la drosse Marjiot. Il fut emprisonné à Houen, à Tours, à Bordeaux. Il escroquait vingt écus de drap à un marchand de Poitiers. A Paris il fut poursuivi pour avoir joué à la marelle. Il était compromis dans l'alfaire du meurtre de Colin Pensete. En 1^07 il aliénait le fief de Montign>, débris de l'héritage paternel. Cette année-là Régnier faisait le guet tandis que ses compagnons enlevaient deux burettes d'argent en l'église des Quinze-Vingts, un calice et un petit livre d'heures à Sainl- Jean-en-Grève. Kmprisonné au (]hàtelet de Paris pour la seconde fois, il fut condamné à mort le 9 septembre ^ Régnier appela de cette sentence. Ses parents intercédèrent pour lui ; en considération de sa sœur, qui allait devenir mère, il obtint une lettre de rémission à la charge de se rendre en pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle"^. Mais le ParlemenI c<Hirirma sa sentence le i5 septembre''. Une note sur l'information relative aux Coquillards et la ballade II du Jargon nous apprennent que ce clerc incorrigible fut pendu, sans doute le 16 septembre i\b-. Treize ans après ces événements on parlait encore au Parlement de ce clerc malfaiteur *.
Quant à Colin de Cayeux, qui avait pris part aux opérations des (Coquillards à Rueil et à Montpipeau. il était fds d'un serrurier ; étudiant à Paris il tomba lui aussi de bonne heure dans le crime. » Larron, crocheleur. pilleur et sacrilège, être incorrigible » : ainsi le qualifiera le procureur du roi. Cayeux fut deux fois rendu à l'évêque de Paris le 9 février i4ôo et le i4 septembre l'ioa. En 1^56 il fut arrêté par le guet du Châtelet; il participait au vol d'un religieux augustin et à celui du collège de Navarre. Pris en Normandie, il s'évada de la prison de l'évêque de Bayeux et crochetait les prisons de l'archevêché de Rouen. Enfin, dails l'été de i46o, il fut arrêté dans l'église de Saint-Leu d'Esserent par le prévôt de Sentis et transféré à Paris. Le 28 septembre, comme les évêques de Beauvais et de Senlis le réclamaient, Barbin le déclarait