Cent Nouvelles nouvelles, éd. Wright, t. II, p. aoi
!\. Farces, éd. Jacob, p. aSG. L'éditeur y explique la gourde pic par
LE XM" SIÈCLE 3r
Rabelais connaît en outre deux dérivés de la même origine : pion, ivrogne, et plot, vin S l'im et l'autre représentant des diminutifs do pie, au double sens d'oiseau et de boisson.
Robert Estienne, dans la seconde édition de son « Dictionnaire françois-lalin o (i549), rattache tous les mots de cette famille au grec : « Croquer la pie, bon pion, piailler, piailleur. Tous ces mots viennent de tocIv, id est Bibere ». Henri Estienne tire piot de tcoto;, boisson -, et cette dérivation fantaisiste du grec se retrouve, au xvu' siècle, dans un glossaire rabelaisien, l' u Alphabet de l'Autheur François^ », comme au xvnf, dans le commentaire de Le Duchat *.
Nous avons vu que le nom est indigène et représente une métaphore populaire tirée du nom de la pie, dont le dérivé pier, boire, proprement se griser comme la pie, est attesté dès le xni'" siècle^. L'ancien
«la sainte bouteille », et Ed. Fournier, qui a publié la mémo farce dans son recvieil (p. i63), la rend par « la gourde bienheureuse ».