‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 35 sur 238 · Marot, Œuvres, éd. Guiffrey, t. II, p · texte numérisé non relu

Marot, Œuvres, éd. Guiffrey, t. II, p

3. Histoire générale des larrons, Paris, 1625, 1. Il, ch. xvn, et 1. III, ch. XI.

Rappelons aussi ce proverbe du x\ ii*" siècle

A Niort (jui veut aller.

Faut qn'il soit sage à parler *,

et ce passage d'Eloy d'Amerval :

Et cevix qui leur auront preste.

Seront eu\ mesmes en danger De perdre tout pour abréger, S'ilz n'ont tesmoingz bien suffîsans, Car ilz sont si laulx païsans.

Que quand ilz leur demanderont. Et les termes venus seront, Hz s'en iront, scez tu bien où ?

An gentil pays de Poiciou, Dieu te doint bon jour à Niort'^.

Ce sont là des allusions évidentes aux foires poitevines, dont les noms se prêtaient à des consonnances malicieuses avec les homonymes point du tout, nier. Ce dernier sens s'est même conservé dans l'argot moderne, comme le prouvent ces deux exemples, le premier tiré d'un Mémoire du voleur Beauvillier : (( Bref, il est arrêté et moi aussi ;je vais à Niord, mais mon imbécile avait gardé son outil et moi j'étais embêté par nies bijoux que j'avais sur moi^; » l'autre fourni par Bruant : a II allait tout r temps à Niort, mais il avait surtout 1' flube qu'on r passe à la musique *... »

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