‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 36 sur 238 · in capi laine de gueux · texte numérisé non relu

in capi laine de gueux

Au début du xvi° siècle, uq insigne chef des gueux, type des Coesres de l'Argot, Ragot, a laissé un nom célèbre dont on trouve l'écho chez la j3lupart des écrivains de l'époque.

Rabelais ne le mentionne qu'en passant : (( comme disoit le bon Ragot » ^ ; mais son disciple du Fait en fait le principal personnage de ses (( Propos rustiques )) (i3/i7), qui paraissent, à partir de iS-i, sous ce titre : « Les ruses et finesses de /?«{/o/, jadis capitaine des gueux de Thostiere et de ses successeurs » . Le chapitre qu'il consacre aux gueux est fort curieux et mérite d'être lu. Tailleboudin, après avoir dissipé le bien de son père Thénot, le sage villageois, emporte pour tout bien « le livre des Roys, qui est un jeu de cartes, trois dets, une raquette, et une boette pleine de onguents pour guérir des poullains », et se sauve à Paris. Là il devint u bon et sçavant gueux », et conte un jour à un homme de son village, rencontré par hasard, toutes les fraudes et finesses des gueux et coquins, ses associés.

Tahureau parle de Ragot :

Penses tu, si on avoit certaines congnoissances des prédécesseurs anciens et de la généalogie de beaucoup de gens,

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