Supplément, v" mislon
3. Almanach des prisons, p. 12 =r Noiigarct, II, G. lif Ibidem, p. l'i = Nougarct, U, 7.
LE XYIII" SIÈCLE 7 S
2" Se dit, à Paris, d'endroits publics mal famés, qui restent ouverts pendant la nuit, et que la police tolère, atîn de pouvoir surveiller et saisir au besoin des hommes dangereux ;
S*" Corps de bâtiment installé au rez-de-chaussée dans la cour de la Sainte-Chapelle, à Paris, où restent détenus, pendant la journée, les individus amenés le matin de la prison cellulaire de Mazas, atin de comparaître soit devant le magistrat instructeur, soit devant le tribunal.
Des prisonniers avaient pour s'échapper fait un trou, eu arfrot un //o«sa/v/'.
C etermese rencontre au même sens dans Vidocq, et on peut en rapprocher le wallon houzâ, fondrière.
On appelle violon, à Paris, une prison que chaque section a dans son enceinte pour enfermer ceux qu'on arrête la nuit, et qui sont le lendemain transférés dans une maison d'arrêt s'il y a lieu '^.
Ce terme policier a également pénétré dans la langue où il désigne la prison contiguë à un corps de garde. Le mot, dans ce sens argotique, a suscité toutes sortes de divagations-^. L'explication est pourtant bien simple : les barreaux de la prison ont été assimilés aux cordes des instruments de musique ;