Ibidem, p. i8 := Nougaret, II, 3 A
3. Voir J.-G. Kastner, Parémiologie musicale de la langue française, *aris, 18GG, p. \o!\ à 'n2.
de là les synonymes harpe et violon, d'une part, et de l'autre, le bourguignon handore, prison ( = mandore), et l'ancien français, salterion, psaltérion, au même sens figuré, qui se lit dans deux lettres de grâce de i359 et 1877 : u Robert le fournier, pour le soupçon d'avoir robe Colin le varlet, rompu sa huche et y prins 11 solz tournois, fu mis ou cep dit salterion desdites prisons ^ ».
Les femmes furent les premières au rapiotage. Cette expression technique a besoin d'un développement. A l'instant où l'on se propose de sortir un prisonnier de la souricière, et de ie rendre à ses nouveaux compagnons, il est fouillé, volé ; on ne lui laisse que son mouchoir. Boucles, couteaux, ciseaux, argent, assignats, or et bijoux, tout est pris ; vous vous trouvez nu et dépouillé. Ce brigandage s'appelle rapioter'^.
Le même terme se rencontre dans une pièce «atirique de la même époque, le « Rat du Châtelet^ », et plus tard dans Vidocq : Rapioter, visiter les condamnés en route pour le bagne. Rigaud précise : <( Rapioter, fouiller un condamné, dans le jargon des voleurs. Autrefois le mot s'appliquait à la visite pratiquée sur les condamnés en partance pour Toulon, Brest et Rochefort ».
Le terme a par contre évolué en passant du langage des prisons à celui des bagnes et en revenant ensuite à son point de départ.