‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 72 sur 238 · LE PROCES DES GOQUILLARDS · texte numérisé non relu

LE PROCES DES GOQUILLARDS

Ung homme simple qui ne se congnoit en leurs sciences c'est ung sire ou une diippe ou ung blanc.

Dez a jouer ilz les appellent les acques^, les marelles saint marry, les quartes la taquinade.

En dez a divers noms c'est assavoir : madame, la vallée, le goiirt, le muiche, le bouton et le riche.

Quand ilz sont prins et interroguez par justice, et ilz eschappent, ilz dient l'ung a l'aultrc qu'ilz ont blanchy la marine ou la roiihe.

Ung godiz c'est ung homme qui a argent et est riche.

Une bourse c'est une feidlonze.

Hz appellent argent aubert, caire ou paille [ou une hairgue pour .1. grant blancj.

Le roy Daiud c'est ouvrir une serrure, ung huyz ou .1. coffre et le refermer.

Le roy Davyot c'est .1. simple crochet a ouvrir serrures,

Bazir ung homme c'est tuer.

La soye Roland c'est ouvrir quelque chose a force.

Une robe c'est une jarte.

.1. signet d'or ou d'argent c'est .1. cercle.

Saint joyeux ce sont marelles comme saint marry.

Ung cornier, .1. sire et une duppe c'est tout ung.

.1. cheval c'est ung galier.

Mousctiier a la marine c'est encuser l'ung l'aultre a la justice.

Le jour c'est la torture.

Ung lingot faulx c'est .L plant.

Une chainne faulse c'est une trainne ou une tirasse.

Arlon c'est pain.

Rufte c'est le feu de Saint Antoine.

La main c'est la serre.

[Une ance c'est une oreille].

Les jambes ce sont les quilles.

Quand l'ung deulx dit : eslojfe l c'est a dire qu'il demande

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