LES BALLADES DE VILLON II
Vitu avec cinq autres ballades en jargon venant de cette même source*. Mais les fautes de lecture et les interprétations arbitraires sont tellement nombreuses, qu'on peut se dispenser de les lire dans ce travail qui n'a guère fait que propager des erreurs ridicules, des mots n'existant pas ailleurs que chez Vitu ou ceux qui ont usé de ses textes, sans les contrôler. On pourra consulter la reproduction de ces morceaux dans le facsimilé publié en 1900 2. On en trouvera ici pour la première lois une lecture conforme au manuscrit.
Le ms. de Stockholm par son écriture ne peut être postérieur au dernier quart du xV siècle-'. Les allusions historiques que renferment les ballades de la première partie de cette compilation sont antérieures à 1470. Enfin ce ms. a appartenu à divers personnages vivant à Compiègne à la fin du w siècle et au début du xvi'' siècle. Puis il tomba entre les mains de Claude Fauchet (7 1601), passa chez Paul Pétau dont la reine Christine de Suède acheta les manuscrits lors de son voyage à Paris en i65o.
Les ballades en jargon sont de la même main qui transcrivit les ballades intercalaires et les deux Testaments ; elles suivent une pièce de Villon. Donc aucune supercherie possible. Le ms. a été compilé entre 1470-1480 environ. Mais que le scribe ait compris ou bien lu ce qu'il avait sous les yeux, c'est une autre question, et qui n'a rien à faire avec celle de l'authenticité des ballades^.