LES BALLADES DE VILLO^S
réfléchir. Pourquoi Villon ne serait-il pas l'auteur des quatre autres morceaux anonymes du ms. de Stockholm ?
Mais comme cette question repose sur la difTcrence de valeur littéraire de pièces irrégulières dont nous n'entendons que quelques mots, elle peut être toujours controversée'. L'objection seule qui peut compter contre l'authenticité des ballades du ms. de Stockholm est celle présentée sur le mot roaslre, surnom donné au bourreau qui appliquait le supplice de la roue. Or l'édit de François r"" introduisant cette peine en France - date de janvier i535 (n. st.), disait M. Schone ; sur l'emploi du mot arlon '•^, M. Schone a émis également des doutes.
Le vocabulaire des Goquillards a levé ces objections : Arton est donné comme signifiant pain et la roue, la justice '•.
Mais, que les quatre ballades anonymes appartiennent ou non à Villon, ce sont des monuments bien authentiques du jargon du xv" siècle.
11 ne m'appartient pas de dire que le succès de l'œuvre de Villon (entre 1489 et le premier quart du xvi" siècle de nombreuses éditions la vulgarisèrent) assura littérairement une vie artificielle au jargon des Goquillards. Mais c'est ce qu'on ne peut manquer de remarquer en particulier dans l'étude du Mystère de la vie de saint Christophe (1527).
r. En fait les quatre bal!a<}e* incriminées- sembleraient plutôt se rapprocher de la manière de Molinet. C'est là mon sentiment.