Ibidem, p. 2G7 et
mai ou le nouvel an, allaient de porte en porte dansant et quêtant'.
Viijou: Trimancer, travailler d'arraché pied, se débrouiller (ne se dit que des travaux d'intérieur) ; trimard, besogne fatigante, vie errante de vagabond, de l'ouvrier en quête de travail : on dit partir sur le trimard, être sur le trimard ; trimer, marcher vite, se dépêcher, travailler dur (synonyme de turbiner); trimarder, vagabonder, battre l'estrade, travailler dur ; trimardeur, vagabond (Verrier et Onillon).
TaoNCBE, tête (i"»o8), encore vivace : Je lui ay envoyé un coup de tronche dans l'estomac (Rossignol).
J' sais pas quelle tronche il aura faite en dégotant mon ebaribotage... C'est bien sa tronche... je la reconnais aux mirettes (Méténier, p. ()3 et iGo).
Aussi vrai j' me fous de la turbine A Deibler et d'tout son fourbi.
Sûr qu'il aura pas la bobine, La tronch', la Sorbonne à Bibi.
(Bruant, Bue, II, 72).
Les résignés à tronch's d'esclaves...
... La Grande en Noir Qui tranebe les tronch's par ribambelles...
(Rictus, Soliloques, p. 49 et GG).
Et avec le sens de « bec » :
On a toujours assez pour t'arroser la tronche et te laver la dalle (Poulot, p. iG3).
Dans le bas langage, on lit ce mot, au xvme siècle, dans VHisloire de M. Guillaume, cocher du comte de Caylus {Œuvres badineij t. \, p. a3) : «Nous donnions sur les tronches et tire-lires, pendant qu'ils se défendaient avec les tabourets du jardin ».
Trucher, mendier (1628), aujourd'hui sorti d'usage, mais encore usuel dans certains patois, principalement dans le Picard, où il a ces sens : i° Mendier ; 20 Bavarder (à Béthune) ; 3° Ramasser la sauce dans une assiette avec ses doigts ou avec du pain (Gorblct), ce dernier trait, souvenir de la vie des gueux.
Turbiner, travailler (1800), et turbin, travail (i836), mots devenus populaires.
i° Dans le parler des ouvriers : « Les ouvriers disent couramment le turbin pour le travail, aller au turbin, pour aller