‹ Les sources de l'argot ancienChapitre 111 sur 157 · Voir Argot Ancien, p. 1/J · texte numérisé non relu

Voir Argot Ancien, p. 1/J

BÊCHEUR, moqueur, J. 18^9, II, 201. — [Gascon], II, 5i. — [mendiant], II, 02.

BECQUER, regarder, Coq., I, 98; — cf. Bas-Maine, g'abéquer, regarder fixement (Dottin). V. luer au bec.

BECQUETER, manger avec faim, Gloss., II, 172; Doc, II, 193, propr. donner des petits coups de bec. V. abéquer.

BEELANT, mouton, B., I, 1 ~\, c'est-à-dire bêlant ; — cf. germ. baianle.

BEFFLERIE, tromperie, larcin. Myst. Test., I, 269. BEFFLEUR, larron, filou, Coq., I, 95 ; Vill., I, 122, 187, avec les variantes: bleffleur, Vill., I, 122, et blefreur, Myst. Clic. I, 289. La forme befjler, mystifier, attesté en français vers la même époque, est d'origine jargonnesque et dialectale. Le sens primordial était encore vivace, au xvue siècle, dans le patois normand de Rouen, où beffhr (blejfrer) signifiait dévorer, et bleffreux, gourmand :

J'erons chinq gros coppins • et chinq autres volaille ; M a i ^ 0 lieu de manger je rion coume fol, Car cessant à befjler, por mieux 1ère ripaille, J'assecron tout d'un trait les cannes et les pots. Mais non, laisse lay là ; il befjle trop de lard2.

L'association des idées répond exactement à fripon, gourmand et filou, et à gober, avaler rapidement et être dupe:i.

BEGUE, avoine, Vid., II, n5 ; — prov. bego, gesse, vesec.

BÉLIER, cocu, Vid., II, n"). Allusion aux cornes.

;BELLANDER, bellauder] == ballader, I, 65, 192, 201.

BENARD, niais (dissimulé), épithète donnée par Villon à ses compagnons, I, 127 (et bernard), 128, i3o; — anc. fr. et dial. benard, bernard, sot : « Ledit Bernart estoit bien coquart, bernari et tous sos » (Du Gange, 1391). C'est le nom propre, Benard ou Bernard, généralisé: cf. dans le même sens, Benoit, Guillaume, Jean, etc.

BÉNISSEUR, honnête homme, Litt., II, 206. Bas-langage.

BÉQUILLE, potence, J. i83G, I, 201 ; Doc, II, 791 : d'après la forme.

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