‹ Les sources de l'argot ancienChapitre 119 sur 157 · Cf. Argot Ancien, p. 1/17, 190 et · texte numérisé non relu

Cf. Argot Ancien, p. 1/17, 190 et

3l4 GLOSSAIRE ÉTYMOLOGIQUE

supérieur au précédent et dernier dans la hiérarchie blesquine, Vie, I, 1^7, iG5 ; J. 1G28, I, 190.

COESMELOTERIE, marchandise, Vie, I, i46, iG5, propr. balle de mercier.

GOESRE, le roi des gueux, portant une grande barbe, un manteau à dix mille pièces, une jambe gangrenée et la tête teigneuse (en apparence), Vie, 1, i5o(cf. 220), iGG ; J. 1G28, I, 190 (cf. 3i4, 32o), 193, et i83G, I, 248 (Coëre). Le sens propre du mot est bœuf engraissé (coire, abrégé de coiraud), ou taureau, c'est-à-dire le maître, association d'idées foncièrement jargonnesque, I, 48, 5i, 56 (cf. 79). Le nom survit dans les patois méridionaux, où couere désigne, en Limousin, le gueux, le rustre, et coaarro, en Rouergue, le maître, le bourgeois, le chef (Mistral).

COFFIER, tuer, J. 1849, I, 204 ; Granv., I, 33o. Y. escoffier.

GOFFRE, prison, Vill., I, 122, 128 ; Myst. Ghr., I, 282,* tout particulièrement la cellule voûtée , semblable à un coffre ou malle, I, n3, d'oùl'épithète massif qui accompagne coffre dans les ballades en jargon de Villon. L'image est commune aux argots romans : fourb. cavagna, prison (— panier), et germ. banasto, même sens (= grand panier). Mot depuis longtemps populaire, II, 227.

COGNAC, gendarme, Vid., II, 123. Jeu de mots sur cogne.

GOGNADE, gendarmerie, Vid., II, i23; Doc, II, 191.

COGNE, 1° (le), Gendarme, Chauff., II, 92; Vid., II, i23 ; J. 1849, I, 204 : c'est-à-dire celui qui cogne ou tape, terme passé dans le bas-langage, II, 227 ; 2° (la), Gendarmerie, Gloss., II, 169.

COIRE, ferme, métairie, J. i836, I, 204. Origine inconnue.

COL (être au), être en prison, Litt., II, 196. Abrégé de collège.

COLABRE, cou, Gloss., II, 1G9. Déformation.

COLAS, cou, Chauff., II, 95; Vid., II, 124; Gloss., II, G5 ; J. 1849, I' 2°4 ; Granv.2, I, 33o.

COLIN, cou, Vid., II, 124. Déformation.

COLLE, mensonge, prétexte de métier, Coq., I, 98 ; J. 1628, I, 226 ; 1660, I, 194, et i83G, I, 206. Le mot était déjà populaire au xvnc siècle : « La colle est franche, la menterie est bonne ou persuasive ; donner, ficher la colle, persuader,

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