Voir Argot Ancien, p
GRIMÉ, 1° Arrêté ; 2° Qui a la figure noircie, J. 1849, I, 208. Le premier sens est dialectal (= griffé) ; le deuxième, français.
GRIMOIRE, code pénal, Vid., II, i36, c'est-à-dire livre incompréhensible pour les voleurs.
GRINCHE, 1° Voleur adroit, voleur, Ghauff., II, 94 ; Doc, II, 179 ; Gloss., II, 176 ; J. 1849, I, 208; 2° Amoureux, Chauff., II, 90 ; — propr. crochet (prov. grinche), crampon, sens qui explique les deux acceptions métaphoriques. Le premier sens est devenu populaire, II, 237.
GRINCHER, 1° Voler, Ghauff., II, 94, 95 ; Granv.2, I, 333 ; J. 1849, I' 2°8 (à coté de grinchir, voler, grinchissage, vol, grinchisseur, voleur, Vid., II, i36, 176; Doc, II, 180, 184, 191); 2° Aimer, Chauff., II, 90 ; — Picard, agrincher, accrocher. V. grinche.
GRINTE, physionomie désagréable, Vid., II, i36 ; — it. dial. (Milan), grinta, même sens.
GRIPIS, meunier, J. 1628, I, 195, 23o, et 1690, I, 195 (grispis) ; Granv., I, 333 ; J. 1849, 1. 208 (grispin) ; — propr. voleur, réputation ancienne, I, 181 ; cf. aussi Oudin : « Fidclle comme un meunier, c'est-à-dire larron ». Dans l'Ille-et- Vilaine, on donne le nom de grippis au diable : le larron et le démon empoignent tous les deux.
GRIPPE-JÉSUS, gendarme, Vid., II, i36, propr. qui agriffe les innocents (v. jésus). Terme des voleurs du Nord. Appellation passée dans le bas-langage1.
GRIS, froid, vent, J. 1628, I, 218, 226 ; Granv., I, 333. Mot passé au français dès le xvuc siècle2 et dans le bas-langage où il est encore vivace3. — [cher], J. i836, I, 208.
GRIS (planterdu) ? Vill., I, i3i.
[GRISBIS, monnaie] == grispis, meunier, II, 74, 78.
GRIS-BLEU, gendarme, Ghauff., II, 92.
GRISPIN, grispis, v. gripis.
GRIVE, 1° Guerre, J. 1628, I, 234, 246; Resp., I, 263; Granv., I, 333; J. i836, I, 208 ; 2° Soldat, garde, J. 1849, I, 208 ; Vid., II, i36 ; Doc, II, 181 ; — d'après le nom de l'oiseau qui maraude dans les vignes (cf. en français, griveler).
GRIVOIS, soldat, à côté de grivier, même sens, Granv.2, I,