V. Argot Ancien, p. io
2. Oudin (i64o) : « Il fait gris, c'est-à-dire il fait grand froid ».
3. Gh. Nisard, Parisianismes, p. 128 : « Gris, vent de la bise, froid ».
GLOSSAIRE ÉTYMOLOGIQUE 36o,
333 ; Vid., II, i36 ; Doc, II, 180; J. 18^9, I, 208. Mot passé à la fin du xviii0 siècle au français tout d'abord comme synonyme de drille (v. ce mot), soldat éveillé et alerte ; ensuite, à l'exemple de narquois, comme expression de l'humeur libre et hardie particulière à ces vieux soudards, I, 78. Le mot apparaît en français vers la fin du xvuc siècle ; François de Callières montre qu'à cette époque le terme était tout nouveau '. Boursault s'en est servi, un des premiers, dans sa comédie Les Mots à la mode de 1694, se. \l :
Quand ils ont à leur tète un joli général, Il n'est pour les grivois point de plaisir égal. \ en la même époque, Furetière donne la meilleure définition de grivoise, râpe à tabac : « Sorte de tabatière faite en manière de râpe pour réduire en poudre le tabac qui est en rouleau : ces sortes de tabatières sont venues de Strasbourg en 1690 et s'appellent ainsi sans doute parce que les soldats ou grivois s'en servent ».
GROHANT, pourceau, Vie, I, i65 Onomatopée : cf. fourb. grugnante, germ. grunente, même sens (= qui grogne).
GRONDIN, porc, B., I, 172. V. grohant.
GROSLE, v. crosle.
GROTTE, bagne, Doc, II, 181, propr. prison.
GROUILLER, remuer, Granv.2, I, 333. Français moderne.
[GROUPER] = grupper, II, 58.
GRURLER (?), grogner, II, 3a. V. cribler.
GRUME ? Vill., I, 127. — [bois du gibet], II, 36. En français, le mot a le sens de bois non équarri.
GRUP, saisie, Vill., I, i32 ; Myst. Chr., I, 274. — [pendu], II, 36, 77.
GRUPPELIN ? Vill., I, i35. — [petit pot], II, 36.
1. Les Mots à la Mode, Paris, 1690, p. iii-ii3 : <( Tous les Grivois ne parlent pas autrement.
— Les Grivois, je n'ai pas l'honneur de les connoître.
— Les Grivois, reprit la Duchesse qui voulait faire la sçavante, sont sans doute quelques troupes étrangères qui servent dans les armées du Roy.
— Bon, dit le Comte en faisant un éclat de rire, les Grivois, des troupes étrangères ! Un Grivois, reprit le Comte, veut dire un homme qui... attendez. . un Grivois veut dire un Grivois, je ne puis pas vous l'expliquer autrement.
— En attendant que nous comprenions hien ce mot, je suis d'avis que bous le renvoyons en garnison. »
Les Sources de l'Argot Ancien, t. II. 2-i
GRUPPER, saisir, Vill., I. 122, 128; Myst. Pass., I, 274; Myst. Chr., I, 281. Variante argotique de gripper, employée par Rabelais, I, 27.
GRUTOUSE (?), gale, II, 53, 54.
[GUABLE] = Grenoble, II, 38.
GUÉDOUZE (?), la mort, II, 27, 29, propr. salope; — Lyon., gandouze, gadoue. Mot inconnu en dehors de Victor Hugo.
GUELIER, diable, Vie, I, t6ft (gueliel), 166 ; B., I, i74 (le guelier te gousse, c'est-à-dire les avives te coupent la gorge, propr. le diable te dévore). Mot d'origine provinciale, sans doute de l'Anjou ; la forme primitive guelier y est attestée dès le xvie-xvne siècle, I, 6, c'est-à-dire à la même époque que le nom du jargon. Quant à son origine, le terme dialectal est inséparable de l'anc. fr. galier, moqueur. Sous la forme guelin, le mot est encore vivace dans la Bresse Louhannaise, au sens de diable ou sorcier malfaisant ou encore d'enfant turbulent qui renverse et casse tout : « Ce petiot est un vrai guelin » (Guillemant). V. glier, guieliers et vain.
GUELLARD, besace, J. 1628, I, 195, 225, 23o. V. gueulard.
GUENAUD, sorcier, J.i836,I, 208; — cf. dial.,Blésois, guenot, lutin (Cotgrave) ; Lorrain, genot, sorcier.
GUENETTE, peur, J. i836, I, 208 ; — Vendée, guène, foire : l'effet pris pour la cause (cf. dringue).
GUÉRI, libre, Vid., II, i36 ; guérir de sa maladie, se sauver, Gloss., II, 176. Image tirée de la médecine, II, io5.
GUEULARD, 1° Besace, Granv., 1,333 ; J. i836, 1, 208 ; Vid., II, 137; 2° Poêle, Vid., II, 137. Dans les deux acceptions, d'après l'ouverture : cf. en français, le sens technique de gueulard d'un fourneau. V. guellard.
GUEULARDE, poche, J. i836, I, 208. V. guellard.
GUEUX, mendiant, Vill., I. i28(rouge gueux ; cf. I, ii4-ii5). Mot passé au français dès le xve siècle, tout d'abord dans la Passion de Gréban, v. 3896 :
Sathan, tu es un gueux propice i...
Il devient courant au siècle suivant. La plupart des écrivains de l'époque, Rabelais, Calvin, Paré, Bouchet, etc., font mention de la classe des gueux de Vhostiere, I, 56, 172, 297, 4a3 "2. Quant