‹ Les sources de l'argot ancienChapitre 135 sur 157 · Voir aussi Argot Ancien, p. 272 à 27ZI · texte numérisé non relu

Voir aussi Argot Ancien, p. 272 à 27ZI

». Le mot hostière est encore vivace dans l'Anjou, où il désigne l'hôpital ou maison de refuge : cf. dans le bas-langage, hostean, ous-

GLOSSAIRE KTYMOLOdIQUE 37 1

à son origine, gueux, mendiant, est abstrait de gueuse, gorge \ur siècle), par la notion intermédiaire de goinfre : « Mais que mangea tu là en ton sac, grande gueule ? Je crois que tu as le gosier pavé : ■> s'écrie un personnage de la Comédie des PtùUeïbei (acte II. se. 3). L'auteur anonyme de la Response de i63o appelle le grand Cocsre « chef de la gueuserie on gueuleru- -.1. >.6o.

GUIBE, jambe, surtout longue et maigre, J. 18/19, I, ao8« Forme abrégée de gnibon.

GUIBONS, jambes, Granv.. 1, 333 = J. 1728-1*',,,. I. o,,s ; Vid., Il, i3* iguibonne). Mot passé dans le bas-langage (v. Fr. Michel) et les parlers pn>\ inci;i m \ . sous les formes gnihes, guibonx, guiboles, longues jambes. Origine inconnue.

GUICHEMARD. guichetier, ChaufT., Il, 9a; Vid., 11. i37.

GUIELIERS. nom donné par Taingui aux vilains, I. 6, propr. diables. Rappelons que, parmi les bandes des axent uriers étrangers du x\° siècle, il \ en avait qui portaient le nom de Mille iliables.

GUIGARD (flouer du) ? Myst. Chr., I, 293.

GUILLAUME (artye du gros), du pain noir, J. 1628. I, 191, probablement pain de paysan, Gros-(iuillaume étant un nom campagnard. Expression passée, au wui" siècle, dans le basla u ira ge parisien : « Du gros Guillaume, mot parisien pour dire du pain bis, du gros pain de ménage, tel que le mangent les paysans... On appelle du gros Guillaume du gros pain destiné dans les maisons de campagne pour la nourriture des valets de cour ». (Ph. Le Roux).

GUINAL, juif, Vid., II, i'À- ; — anc. fr. etdial.guinal, gueux; cf. Montpellier, guineio, bohémien, c'est-à-dire gueux par excellence. Rigaud donne à gainai deux sens nouveaux : i° Marchand de chiffons en gros (les chiffonniers l'appellent encore Abraham) ; 20 (le grand). Mont-de-piété, propr. le ^grand usurier.

GUINALISER, circoncire, "> id., II. 1^7 ; aujourd'hui, acheter à vil prix, dans le jargon des chiffonniers (Rigaud).

[GUOBLE] ss Grenoble, II, 36.

GY. oui. J. 1G28. 1, 195 ; Vid., II, 137. Déformation. V. girolle.

Iran, qui signifie, comme le synonyme jargonnesque casiu, à la fois hôpital et prison. \ . OêUoh.

HABIN, chien, Vie, T, i65 ; J. 1628, I, 19G, 225, a3o, et i836, I, 208 ; Resp., I, 255. Le mot qui accuse une origine vulgaire (cf. hubiri), se lit déjà dans les Actes des Apôtres des frères Gréban *. Dérivés modernes : habine. chienne, habiner, mordre, J. i830, I, 208, v. happin.

HABITONGUE. habitude, Vid., II, 137. Mot déformé.

HABITS NOIRS, bande de voleurs de la haute qui, pendant les années 1820 à i845. commirent à Paris des vols audacieux et considérables, II, 3 (cf. II, 20).

HAIRENALLE, v. hirenalle.

HAIRGUE (un grand), nom de monnaie, Coq., I, 97. Origine inconnue.

HALÈNES, outils de voleur, Vid., II, i37; Doc, II, i84, propr. alênes, outils de cordonnier. On dit aujourd'hui, dans le même sens, clous.

HALLEGRUP, potence, Vill., I, n3, 12a ; Myst. Chr., I, 281 (allegruc), c'est-à-dire le gibet servant à accrocher fgrupj le cadavre du supplicié qui y restait exposé au hàle (halle).

HALOT, soufflet, J. i836, I, 208, propr. haleine ; haloter, souffler; haloteur. souffleur ;* halotier, souffleter, J. i83G, I, 208.

HAMOR, HAVERTA, v. ramor, raverta.

HAN (son), v. an.

HANE, bourse, J. 1628, l, 196, 222 (ane), 234 ; — nioy. fr. hane, malle (1417). Dans les patois du Bas-Maine et de la Normandie, le mot signifie « culotte ».

HANOCHE, jument, Vie, I, i65. V. hanois.

HANOIS, cheval, Vie, I, i65 ; — Anjou, hane, vieille rosse.

HAPPER LE TAILLIS, s'enfuir habilement, J. 1G28, I, 195. 218, répondant à gagner le taillis (Molière), anciennement, gagner le bois.

HAPPIN, chien, Granv., I, 333 = J. 1728-1849, I, 208 ; tiré du dial., Charente-Inférieure, happer, japper, aboyer. Mot

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