Dans Brantôme, éd. Lalanne, t. II, p
4o8 GLOSSAIRE ÉTYMOLOGIQUE
NOURRIR, préparer un vol, J. 1849, ï« 211 ! ^id> Ir> I ^ ! nourrisseur, le plus dangereux des cambrioleurs, Yid., Il, i45: il nourrit le vol à commettre. V. poupard.
NOUZAILLES, nous, J. 1628,1, ig7;Granv., J, 334.
NOUZINGAND, nous, Granv., 1,334- Déformation, comme le précédent et les suivants : nozière, nous, J. 1728, 1, 197 ; Gloss., II, 171 (nosiergue) ; nozis, nous, Vie, I, i48, i63, cette dernière, la plus ancienne de ces déformations pronominales.
NOZIÈRE, nozis, v. nouzinyand.
OGGASE, occasion, J. 18^9, ï» 2°3* 211. Abréviation.
OCCASION, chandelier, J. i836, I, 211, c'est-à-dire chandelier d'occasion.
ŒIL (à 1'), à crédit, J. 1849, I, 211 ; Granv/2, 1,334 ; Vid., II, i45. Bas-langage.
OGRE, agent de remplacement, usurier, ogresse, tavernière ou revendeuse à des filles, J. 1849, I. 211 : Yid., II, i45 (cf. II, i5), ainsi nommés a cause de leur voracité.
OIGNON, grosse montre, Yid., II, i45, d'après la forme. Bas-langage.
OIGNONS (peller)? Yill., ï, 124.
OISEAU, fausse clef, Litt., II, 2o3, 204. Y. rossignol.
OLIVET, oignon, J. i836, I, an, d'après la forme.
OMBRE (à 1'), en prison, Gloss., II, 176 ; Litt., II, 204. Baslangage.
OMNIBUS DE CONI, corbillard, Yid., II, i45. V. coni.
ONGLE, concierge de prison, Chauff., II, 91 ; Yid., II, i4o. Appellation euphémique.
ORANGE, pomme de terre, pomme frite, Yid., II, i45. Appellation ironique : « Le peuple dit orange de Limousin, pomme de terre » (Delvau).
OREILLARD, âne, Yid., II, i45.
ORGANE, faim, J. i836,I, 211. Origine inconnue.
ORGANEAU, v. arganeau.
ORGUE (?), homme, individu, II, 29 « ; Gloss., II, 171 ; Vid.,
1. Victor Hugo, Les Misérables, 1. VII, ch. 11 : « Pour eux [les malfaiteurs] l'idée de l'homme ne se sépare pas de l'idée de l'ombre : la
II, i38 1 4 1 * - Abstrait de monorgue, lonorgue, sonorgue, moi, toi, lui, amplification argotique. — [dos], II, 5o. — [affaires], II. 71.
ORIENT, or. Doc., Il, 181. Jeu de mots.
ORIENTALISTE, connaisseur éméritc du jargon, Vid., II, 100 (cf. II, 80). Jeu de mots avec Lorient, ville où était installé un bagne.
ORLÉANS, vinaigre, Vid., II, i40 : celui d'Orléans était célèbre.
ORLOGE, coq, Vie, I, 160 : son chant annonce certaines heures.
ORNIE, poule, Aie, I, 1A7, l5i, 1 65 ; J. 1628, I, 197, 229. Propr. oiseau (ôpviç). un des trois mots savants, à côté d'ar/orc etde crie, dont les Archisuppôts ont enrichi le jargon. Tandis qu'arton et crie sont communs aux argots romans, or nie appartient en propre au jargon : il est tombé dans le burlesque, I, Go, et survit dans le bourguignon *. Dérivés : ornichon, poulet, J. 1628, I, 197, 229; Granv., I, 334; ornie de balle, dinde, J. 1628, I, 197, 233, c'est-à-dire poule qui cherche sa nourriture dans la balle d'avoine ; orniois, chapon, Vie, I, iCô ; ornion, poulet. Me, I, 1^7, i65 ; J. 1628, I, 197, 229; Granv., I, 334.
ORPHELIN, orfèvre, J. 18^9, I, 200 ; Vid., II, i46. Jeu de mots.
ORPHELINS, classe de gueux qui allaient trois ou quatre de compagnie, J. 1628, I, 221 (cf. 332), et i83G, I, 211; Granv., I, 334. C'étaient des gueux solitaires, en opposition avec les autres qui marchaient habituellement par bandes.
[ORPHIE] = ornie, J. i836, I, 186, 211.
ORVALLE, poireau, J. i83G, I, 211. En français, orvale désigne un genre de sauge.
OS, argent, sou, Gloss., II, 171. Bas-langage.
OSTAC ? VIII., I, 129. — [vent d'Est], II, 38.
OSTEAU, 1° Asile, hospice des gueux, Gloss., II, 173 ; 2° Maison, domicile, J. 18^9, I. 209 (lousteau) ; - prov. ouslau, mainuit se dit sorgue, l'homme Vorgue. L'homme est un dérivé de la nuit ».
1 . Yidocq cite les expressions : jaspiner sur l'orgue, médire de quelqu'un, et manger sur l'orgue, dénoncer quelqu'un, où orgue signifie simplement « lui », c'est-à-dire remplace sonorgue.