Cf. Bruant : « Coït. Ravescot
3. Cf. Bruant : « Projet. Martin ». Godefroy, induit en erreur par Fr.-Michel, dit à son tour, v" Martin : « L'Argot emploie encore Martin avec le sens d'idée, de projet. »
(\. Fr.-Michel explique cette locution du Mystère de la Passion par « pendre »; Godefroy, par «ruiner».
chastaignes, avoir du bien-être ; servir au rie (?), etc.
Nombreux surtout sont les mots du xvi° siècle qu'on est surpris de trouver dans un dictionnaire d'argot : Burlut1, moine (?) ; cavalot, menue monnaie ; chat fourré, juge ; clarinage, bruit ; contreporteur, colporteur ; enfant de la matte, filou ; freluquet, menue monnaie ; frérot de la cuque, voleur ; feuillars, bandits ; gouillafre, goulu ; hugrement, beaucoup (Rabelais) ; radouber la lanterne, babiller (Gholières), etc.
L'auteur s'est d'ailleurs mépris sur plusieurs de ces termes : Morte paye sur mer, les galères, est une double erreur formelle et sémantique2; sorgueur, voleur de nuit, que Fr. -Michel prétend avoir retrouvé dans la Satyre Ménippée (« ... saffraniers, désespérez, haut gourdiers et sorgueurs... »), y figure sous la leçon véritable fourgueurs, c'est-à-dire forgeurs, faux-monnayeurs. Un rimeur de la même époque assimile la « potence » à un arbre
Planté en terre sèche et morte, Sans feuille, sans branche...
d'où l'auteur induit un prétendu mot de jargon : m Sans-feuille. Potence », et cette bizarrerie a fait le tour de la lexicographie argotique.
i. Le terme manque à Cotgrave : c'est le sobriquet donné à un moine dans Le facétieux Reveille-matin des esprits mélancholiques, et il parait inconnu ailleurs. De Fr.-Michel, ce mot isolé du xvic siècle passa dans le dictionnaire d'argot inséré par Colombey dans son Monde des voleurs (1862) : « Burlut. Moine », dans Lermina et Lévêque (v° moine), ainsi que dans limant (1901) : « Moine, Burlut* ».