‹ Les sources de l'argot ancienChapitre 44 sur 157 · T. I, p. 2A9. Cf. Halbert (18^9) : « Sorbonner, penser · texte numérisé non relu

T. I, p. 2A9. Cf. Halbert (18^9) : « Sorbonner, penser

2. Cf. Oudin, Curiosité: (16/10) : « Gourdin, un baston à battre une personne. C'est proprement une corde qui sert à battre la churme dans une galère ».

3. On lit le mot au sens de « galères », dans l'Histoire universelle de d'Aubigné, éd. de Ruble, t. V, p. 281 : « Quarante-six hommes mis à la cadène aussi tost ».

102 DOCUMENTS JARGONNESQUES

= guinau, gueux), tigne (foule — teigne) * . Ajoutons: garçon (voleur de campagne), répondant à l'ancien synonyme mauvais garçon, expression encore usuelle au xvie siècle 2.

Les termes italiens, en petit nombre, ont été relevés ailleurs 3.

De beaucoup plus considérables sont les emprunts provinciaux du Nord, du Centre et du Sud de la France.

Patois du Nord : Abèquer (nourrir gratuitement = picard, nourrir), bonique (vieillard = angevin ou normand), buquer (voler... = picard, frapper, c'est-à-dire faire un coup), Jiquer (plonger = picard, enfoncer), gambiller (danser = picard), rembroquer (reconnaître, regarder = picard, embroquer, proprement embrocher du regard), etc.

Patois du Centre : Abouler (venir = s'amener : Berry, abouler, apporter), sime (patrouille : cf. Berry, simer, s'infiltrer, en parlant de l'eau), sitre (bon = Berry, cidre, association d'idées analogue à chenu, bon, proprement vin chenu, c'est-à-dire gris).

Patois du Sud : Balte (maison = prov. baito, hutte), beribono (niais = langued. berri, id.)4, rompant (soute-

i. Cf. Moyen de parvenir, p. 27 : « Captieuses lignes (= gens tenaces) qui voulez tout reformer et refondre ».

2. Voir Journal d'un bourgeois de Paris sous le règne de François I" (i5i5-i536), éd. Lalanne, p. 36 : « Plusieurs maulvais garçons appelez voleurs », et dans le prologue à YHeplaméron : « C'étoient mauvais garçons qui venoient prendre leur part de la proye». On lit d'ailleurs le mot avec ce sens déjà dans une lettre de rémission de i4n (Du Cange, v° taqhanum) : « Icellui Pierre appellast le suppliant arlot, tacain, bourc, qui vault autant à dire en langaige du pays de par delà garçon, truant, bastart ».

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