‹ Les sources de l'argot ancienChapitre 88 sur 157 · Voir Argot Ancien, p · texte numérisé non relu

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■j. Ibidem, p. 5o.

populaire, » (îuillcmant) ; dans l'Anjou, le baluchon renferme tous les vêtements que les domestiques possèdent lorsqu'ils vont se gager ou qu'ils quittent leur maître : faire son baluchon, se disposer à quitter le pays (Verrier et Onillon).

Barboter, fouiller (Vidocq), aussi avec le sens de voler : On m'a barboté mon blavin (Rossignol). Dans le langage des casernes, barboter, c'est fouiller dans les affaires d'autrui (Merlin) ; dans celui des typographes, c'est voler des sortes dans la casse de ses camarades (Boutmy) et, dans le parler angevin, c'est simplement voler ou chiper.

Basourdir, tuer (1628), a passé, dans le bas-langage parisien (et de là dans la langue générale), sous la forme abasourdir et avec un sens atténué, au début du xvur siècle. Le mot manque encore à Furetière (1680), mais il se trouve dans le Dictionnaire de Trévoux (1702) : « Ce verbe est vieux ! et ne peut passer que dans le discours familier. » Le provençal estourbi (v. ci-dessous estourbirj réunit les deux sens : étourdir et tuer.

Battant, cœur (Vidocq), aujourd'hui aussi avec le sens d'estomac.

Un zigue qui avait pus de battant que toute la vade qui grouillait -autour de moi (Méténier, p. 290).

Plus un radis dans la piole et rien dans le battant (Poulot, p. 7G).

Beausse, bausse, riche bourgeois (Vidocq); aujourd'hui, le mot désigne le patron : Dans toutes les chapelleries de France on emploie ce terme (Virmaître) ; il désigne aussi le revendeur, la revendeuse du marché du Temple, avec le féminin beausseresse : « Les hausses et les bausseresses sont les patrons et les patronnes huppés du Temple : c'est l'aristocratie du lieu * » ; le dérivé hausser signifie travailler, dans le jargon des maçons (Rigaudj. A Marseille, le même mot s'applique au patron boulanger, au maître : Lei bosso van nous seca loti petun, le patron va nous ennuyer (Mistral).

Bille, monnaie, argent (1096), d'où biller, billancher, payer, termes de bonne heure passés dans les autres argots, dans le bas-langage et les parlers provinciaux3.

1. Erreur : Le mot est pour la première fois attesté dans le Dictionnaire françois-latin de Danet, 17a». V. le Dictionnaire général.

2. Félix Mornand, La vie de Paris, i855, p. 179-180 : L'Argot du Temple.

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