‹ Les sources de l'argot ancienChapitre 89 sur 157 · Voir Argot Ancien, p. i85 et · texte numérisé non relu

Voir Argot Ancien, p. i85 et

Dans le langage des malfaiteurs : Celui quia été condamné cl a purgé sa peine a bille (Rossignol), c'est-à-dire a payé sa

dette.

Dans le bas Langage: C'est dégoûtant, il faut toujours billancher (Virmaitre) ; bille, monnaie de enivre, dans le jargon des revendeurs i Rigaud): « L'argent, au Temple, est de la braise, de la thume ou de la bille l. »

Dans les parlera provinciaux : Haut-Maine, bille, c'est l'argent dû à un ouvrier (Montesson) et l'angevin biller signifie payer un billet ou recevoir un reçu de ce qu'on doit (Ménière). BlRBE, vieillard (Yidocq), proprement vieux mendiant: Un vieux soldat est un vieux birbe l llossignol), avec de nombreux dérivés : bir basse, vieux, à coté des formes réduites bibasse, bibassier, bibasson, vieillard, vieille femme (Rossignol), et bibasserie, vieillesse i II. -France).

Etd'Yieux birbe» à barbes vénérables...

(Rictus, Soliloques, p. 17).

Tu vas dire que je radote, Que je suis un birbe accompli...

(Richepin, Paradis, p. V,i).

Moi, j' suis hirhass'. j'ai b'soin d' larton...

(Idem, Gueux, p. 190).

\h ! quel vieux birbe! il (Hait rieu folichon (Zola, p. A72). Un vénérable birbe, ras»'- de trais, l'œil cagot, la démarche usée... Ce birbe était toujours obligeant <■! gracieux (llnysmans, p. 55 et 70). Les formes réduites : hihasse (r= birbasse) et hibou ( = birbon l sont particulières au lyonnais :. la première désigne familièrement la société typographique2 de Lyon (Boutmy) ; la deuxième, le vieillard (de Puitspelu).

Ajoutons en outre : bibard, vieux débauché, bibarde (et birbade), vieille, bibarder, vieillir dans la misère, bibarde'rie, vieillesse, ainsi que hirhelle, très vieux, passé la soixantaine, dérivés attestés dans Delvau, Larchey et H. -France.

Blavin, mouchoir (1790;, blaye (1800), conservé sous cette double forme, familier surtout au langage militaire et provincial (par exemple en Anjou).

Blèche, nom jargonnesque du mercier-voleur, a acquis dans les patois l'acception de « méchant, sournois », et dans le baslangage celle de « vilain, laid » 3 : Une chose ou personne

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