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Voir Argot Ancien, p. 71 à

Chouette, beau, bien (Vidocq), mot devenu populaire dans la seconde moitié du xix1' siècle : joli, beau, distingué, superbe, parfait en son genre, avec les dérivés : chouettard, chouetto et chouettement.

Cette soupe-là est rudement chouette... (Méténier, p. 283). lit'- bien, coterie, nous sommes des chouettes, à c't' heure, nous sommes dans les livres (Poulot, p. 72).

Enfin quequ'fois, quand on m' pomme.

J' couch' au post'. C'csl chouelC, c'est chaud.

(Hicliepin, Gueux, p. 120).

Vrai, Nice est pus chouette que Paris... Et j" triinard'... et c'est rien chouetto, Surtout l'été...

(Bruant, Foute, p. 52 et 69).

Littré et le Dictionnaire général donnent ce mot à titre de néologisme vulgaire.

Clou, prison et mont-de-piété (Vidocq), usuel dans ces deux sens (Rossignol), et dans celui d'hospice des Enfants-Trouvés (Rigaud).

Pas un paletot à mettre au clou.... Je crois qu'elle a mis l'enfant au clou (Poulot, p. 7G et 108).

Y m' f'roient foutre au clou par prudence.

(Rictus, Soliloques, p. 27).

Terme surtout familier au langage des casernes ; Clou, prison, salle de police : coller au clou, mettre en prison (Merlin) ; de même, dans les parlers provinciaux.

Coffre, prison (Villon), ancien terme jargonnesque, de même que coffrer, mettre en prison, passé en français des le w ie siècle • et encore vivacc : Se faire arrêter, c'est se faire coffrer (Rossignol).

Cogne, gendarme (1800), usuel dans ce sens et dans celui de gardien de la paix.

Acre, v'Ià les cognes ! (Rossignol).

De tous côtés les sergols et les cognes s'empilaient (Méténier, p. 290).

Puisque 1' sergot porte un sabre...

Il faut que 1' cogne Cogne, cogne !...

11 faut que 1' cogne cogne avec !

(Blédort, dans Bruant, Dictionnaire, p. i3).

De même, dans les parlers provinciaux : Anjou, Genève, etc. 1. Ibidem, p. 87 et 27G.

Colle, mensonge (i455), vieux terme de jargon depuis longtemps populaire.

Vous savez la p'tit' coterie, L' couplet d'à côté, C'est d' la colle...

(Richepin, Gueux, p. ig3).

Dans l'argot des écoles, une colle désigne un simulacre d'examen ou une question embarrassante.

Cric, crique, eau-de- vie commune (Vidocq), mot usuel, à coté de croc, môme sens (H. -France) et crocmolle (Rigaud), forme amplifiée du précédent, Tune et l'autre appellations tirées des formules jadis en usage pour trinquer *. Cric est familier au langage des casernes (Merlin) ; croc, à celui des marins (H. -France).

Crie, viande (1098), et crignolle (1800), aujourd'hui crigne, au sens restreint : viande dure ou mauvaise (Rossignol), avec le dérivé populaire crignolier, boucher (Virmaitre).

Culbute, culotte (1800), usuel sous cette forme et sous celle

de CULBUTANT.

J'entends les os d' mes jamb's qui plaquent Cont' les parois d' mon culbutant.

(bruant, Rue, I, 200).

Le mot est familier aux tailleurs (Rigaud) et aux troupiers : Peux pas entrer ma culbute (Courteline, p. i3).

Dabe, dabuche, roi (1628), désigne dans le bas-langage le patron ou le père et la patronne ou la mère, avec les dérivés dabesse, mère (Hayard), dabier, père (Rossignol), dabicule, fils du patron (Delvau), dabuchette, belle-mère, jeune mère (Rigaud), dabuchon, père (H. -France), dabichonne, jeune mère (Hayard).

L' dab était clapsé... Pauv' dabuche ! au fond, elle était pas méchante... Cavalle après ta dabe (Méténier, p. 120 et ^2). Paraît que j' suis dab ! ça m'esbloque.

(Richepin, Gueux, p. 18/i).

Ma dabuche aussi chassait d' race :

A s'est fait gerber à vingt ans.

(Bruant, Rue, II, 71).

La forme parallèle darbe, père, mère (H. -France), trouve son pendant dans le dâbre des carriers angevins qui donnent ce nom par dérision au paysan (dans le Bas- Maine, dabe, dabier, au môme sens).

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