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Le bourgage collier se composait de deux élé- Bourgage

cottier.

menls, le fonds et l'amasement. Le fonds quand il était de nature cotlière pouvait être chargé de renies et de reliefs au profit du seigneur ou de la commune substituée au droit de celui-ci. Il n'était dû ni relief, ni droit de vente, quand il était de nature allodiale, c'est-à-dire, franc-bourgage.

La rente. annuelle payée par le tenancier du bourgage par privilège, ainsi que le relief et le droit de vente, étaient uniformes pour toutes les bourgeoisies du comté de Saint-Pol (3). A Berquinehem, à Heuchin, les droits

(1) Il fut, jugé, en 1213, par l'échiquier de Normandie, que mesure o terre qui n'est point arable et qui s'acquitte pai' une rente, est borgages. (Marnier, Établiss. p. 128).

(2) Guyot, Rép'^^dejurisp. v«> franc bourgage.

(3) Pernes, échev., art. 39 : Se aucun veult devenir bourgois d'icelle ville, il sera tenu fairii serment aux ma'ieur et eschevius, et payer

d'entrée et d'issue, pour le relief et le droit de vente du bourgage, sont de douze deniers, et à Chelers de 2 sous parisis (1).

La redevance d'une mine d'avoine était commune à un grand nombre de villes de bourgeoisie. Nous trouvons cette redevance d'avoine, même en Allemagne, stipulée comme condition de la protection du seigneur. C'est ainsi que le duc de Berg, recevait tous les ans, le jour de la St. -Biaise, 21 maldres d'avoine des deux paroisses de Hilde et de Haine (Westphalie). Moyennant cette prestation qui était appelée avoine d'avourie {vogteven)^\e susdit duc était obligé de défendre les deux paroisses et de les proléger contre toutes violences (2).

cbascDD an, au prouCBt de nostre dite dame (la comtesse de S'-Pol), une myue d'avoine mesure de Pernes. {Coût. loc. II, p. 235).

AiRAiNKS, Picardie, art. 25 : Chascun des subgets manans elhabifans ayans maisons et maisuage, en ladite ville et banlieue, doivent cliascun an, au seigneur d'Araiues, au jour Saiiit-Remy, une mine d'avoine. [Coût. /oc. I, p. 378, 25).

HtucHiN, échev., art. 13 : Chascun qui est de ladite loy et commune doibt payer audit seigneur de Htuchin, une mine d'avoine, chascun au, à la mesure dudit Heucbin, en dedans li mois de mars. {Ibid. Il, p. 631).

(1) Berquineuem, bourgage, art. 1 et 2. Cav.LE.\\9>,mgneurie, bourgage, art. 1 p.t 2. Heuchin, é:hev., art. 18, 23 et 37. [Coût. loc. II, p. 236, 237 et 632).

(2) (Grimm,TV'. II[,p.8). A Pernos la mine d'avoine n'était obligatoire que pour les bourgt ois, car les non-bourgeois, aux termes de l'article ii, de la charte de 1390, ne payaient que 26 deniers parisis pour participer au droit d'usage dans les bois dits de Lm Bonnde, dont la basse-futaie avait 6té ancieimement concédée à la commune. Les deux redevances continuèrent d'être payées, l'une par les bourgeois, l'autre par les babitans de Pernes Don-bourgpois, jusqu'à l'année 1695. Ils en furent exonérés par une transacliou du 15 novembre, qui fit rentrer

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