Le dernier renferme plusieurs dispositions sin- Usages
... , nr^ ' • 1 ' -1 II- • . , singuliers.
gulieres. L art. 30 prévoit le cas ou il prend fantaisie a deux époux qui visitent leurs récoltes de se reposer et d'agir entre eux comme s'ils étaient sans témoins. Si par
nâgste kermesse dabei gelegeii, und dass sie sich seuverlich zumache und verzielire, und hangen ilir eiiien beudel wol mit gelde bespickt auf die seide, dass sie selver etwass gewerven koune. Kompt sie dannoch wieder ungeholfeu, so lielfe ilir dan der teufel. (Grimm, W. jll, p. 48).
Weddigen, Westphnlie, art, 52 : Item, ein maun der ein echtes weib bat und ihn au ihren freunlichen recbteii nicbt genug belffen kan, der soll sie seinem nachbabreu bringeu, uhd kiinte der sôlbe ibr dan nicM geuug belffen, soll er sie sacbte und sanfft aufnebmen, und thmi ibr nicbt webe, und tragen sie uber neuu erbtbûne und setzen sie sanfft nieder, und thun ibr nicbt webe, und bolteu sie das selbst fûnff ubren lanbg, und ruffen wapeu, dass sie die léute zu bûlffe kommen ; und kan mau ibr dennoch nicbt belffen, so soll er sie sacbte und sanfft auffnebmen, und neu kleidt und beutbel mit zebrgeldt (geben) und senden sie auff ein jabrmarkt; und kau man alsdenn nocb nicbt genug belffen, so belfftc ibr tbausend dûffel. {Ibid. III, p. 70, note 1).
SiEBEN FREIEN Hagen [les sept villages libres] Basse-Saxe, art. 32 : Icb frage, wenn ein ebeman seiner fraueu ibre bege und pflege nicbt tbun konte, daszsie damit zufriedeu ware, "wie es derselbe maun macben soll, dasz die frau ibre bege und pflege bekâme ? ~ R. Derselbe ebemann soll seine frau auf den rûeken nebmen und tragen sie uber einen ueun arten zaun ; so er sie darûber bringt, soll er einen kriegen. der ibr ihre bege und pflege tbun kann, dasz sie damit zufrieden sey, Ibid. m, 311).
Vou- Grimm, D. R. A. 444,
hasard un laboureur en fon(hii<;ant une voilure de foin, les découvre, d'aussi loin qu'il les aperçoit dans celte situation équivoque, il est obligé de tourner le limon de sa voiture et de s'arrêter quelques instants; mais si le temps le presse, il lui est permis de continuer sa route, en se tenant à la dislance où l'on peut distinguer la couleur d'un cheval blanc dans la campagne (1). Pourquoi le législateur — car c'est la loi qui parle — enlre-l-il dans ces détails d'une naïveté plus que primitive? Il n'y a pas, croyons-nous, deux manières d'interpréter celte déclaration isolée, dans une coutume qui est un acte d'autant plus sérieux qu'elle s'attache à spécifier les droits de l'homme libre. Il se sert de la formule la plus caraclérislique de leur étendue ; le franc-marchien, chez lui et sur son bien propre, a l'entière et complète liberté de ses actions. Non seulement les secrets de sa vie intime sont protégés contre les regards indiscrets, et il n'est permis à personne de chercher à les découvrir; mais indépendamment de cela, il jouit de trois inappréciables privilèges : 1° de ne payer aucun cens de grains pour ses terres ; 2° d'èlre exempt de toute prestation d'avoine pour droit de protection ou d'avoucric, de toute dîme de
(1) SiEBEN FREfN IIagen, ut suprà, art. 30 : D. Wenn cin ehemann mit seiner frauen seiu korn beschanete, und kàme ilim eine lust; [alias : und hette lust bei ibr zu scblafen] ; und kàme cincr mit cinem fuder heues darauf fahren, wie sich der fubimann verhalten soll? — R. Der soll deu rûell uiitcrsetzeri [alias : der soll mit dem wagen slille halten, und soll den rauel untersetzen], bis so lange dasz solcbes ■woliendet; wann er aber nic'.it so lange warten konne, so soll er so weit darum liinfahrcn, als mau eiu \vei?z pferd absehea kann, damit solchea nicht verhiudert wiirde. (/6jrf, III, 310, 311).
poulains, de veaux, de porcs pour la glandée, de moutons pour le pâturage ; 3° enfin de procréer des enfants, libres comme lui, qui sont ses hérilierset qui peuvent se marier, sans empêchement ni congé, au dedans ou au dehors de la juridiction, partout où il plaît à Dieu de les appeler (1). Tous les habitants des sept villages compris dans les limites do cette juridiction jouissent librement du sel, du blé, de la forêt, de l'eau dans la prairie, des abeilles dans la bruyère (2).
Ce qu'il y a de plus curieux dans celte coutume, c'est moins les franchises qu'elle constate, que la manière dont elle les exprime. Il est facile de remarquer que, malgré ses renouvellements successifs pendant une longue suite de siècles, elle n'a presque pas subi d'altération dans ses dispositions essentielles. Ce sont toujours des paysans qui font la déclaration du droit de la marche, dans les termes sacramentels que leurs pères leur ont transmis avec leur héritage. Si la crudité des expressions blesse parfois nos oreilles délicates, c'est un témoignage de plus de la très.-haute antiquité du document où elles se rencontrent.
(1) Ibid., art. 35 : D. Welches das beste redit der Sieben Frein Hageu sey? — R. Das ist das beste recht, erstlich, dasz kein ziiiskoni von lande gegeben wird, zum andern kein maihaberscbatt , zebntfiillen, oder kalber, mahlscbweine oderschaafe; zum dritten, das.s kinder und erben frey seyn und mogen, binnen oder ausserhalb landes, ohne den freybrief sich verheyrathen, wcbin sie gott berufen bat. [Ibid. III, 311).
(2) IbkL, art. 39 : D. Was der junge bauer in der bauerschaft gânzUch soll zu geniessen haben ? — R. Salz, malz, holz, wasserin der weide, das honig in der beide. {Ibid. W. III, 312).
Le droit rural 372. Ainsi, c'est surtout le droit rural qui, dans les
manitesté par n j . r » •. i
de5 symboles, assemblées annuelles du eanton, se manifestait par des symboles et se colorait de figures et d'images empruntées à la nature et aux habitudes de la vie des champs. Ce sont des paysans illettrés qui lui servent d'interprètes ; mais on sent que la religion est là présente par ses rai" nistres, pour modérer les emportements de cette liberté brutale, car c'est devant Dieu et dans les mains du prêtre que les hommes libres, que leséchevins prêtent serment de déclarer les termes de la loi sans y rien changer, et de remplir fidèlement les devoirs de la justice.
La raison et la sagesse sont deux présents du ciel, faits par la Providence à l'être privilégié de la création, pour le conduire et le diriger à travers les écueils de la vie sociale. De même que l'homme, elles sont arrivées nues sur la terre, et n'ont éprouvé le besoin de se couvrir d'un voile, pour lui faire accepter leurs préceptes, que lorsqu'il a commencé à rougir de sa propre nudité. Les weisthùmer, comme les livres de Moïse, en sont un éclatant témoignage. Le droit qui s'y révèle nous fait rétrograder jusqu'au temps de la Genèse.
CONCLUSIO