BOISSONS
BAI* da Tewi dm r^Iîmeutation. ^ Variétéi : eaux de rirites et de plaie, eaux de tourees^ de pitU«, dW mtm, dvcHeriM — cbw' tirée des* neAtetmi etax petaUee; Ban» ttanfafcp; fltfwitli, «Mfieitfiaa. «»*alièralîkiaa looalanéeB des} eewu. Vaa. d* mk distillée. — Atoêralîoo» de» eaua distUléee et phi?teles par b plomb. — Ban daSeltx. — Préparatioa de Teso de Mts: AWrations.
Cozisiidérée. d'une manière générale, on peut dire que Teaa est iadiapenaable à la uulcUion des plantes comme kl'aiimeatatjoii das «aimaux : tous îes fitrea organisai vivant aa milieu, de l'air exhalent contiuueirement des vapeurs aqueuses; et cependant ils doivent, pour se maiatenir à L'état de santé , conserver des proportions d'eau considérablea. On trouve dans lesr plantes en végétation des proportions d'eau qui varient depuis cmqatitttft àbSoi;Kiaato <^utiènies.larbrea) lud^u'à quatre-ving^ ^iiue eentièmes (trësrjettnes tiges de cactus , fK)urgeons
U4 BES SUfiSTAJHGES ALiMENTAlHES.
et radicelles de divers végétaux) , et un très-grand nombre d'animaux ne contiennent pas moins de quatrevingts à quatre-vingt-dix d'eau pour cent de leur poids total.
Les hommes , en particulier, pour réparer iesdéperdi^ tîoDS journalières de l'exhalation aériforme par les pou« mons et par la peau ainsi que des excrétions qui éliminent les résidus et les produits altérés de la digestion, doivent consommer» suivant la température et Texerciee ou le travail auquel ils se livrent, de uu à deux litres d'eau par jour, quelquefois davantage.
Ces doses peuvent sans doute être contenues dans les diverses boissons ou liquides alimentaires alcooliques, sucrés ou autres ; mais, sous une forme quelconque, elles sont indispensables à l'entretien de la vie.
On reconnaîtra d'ailleurs que, dans les diverses boisiàons, l'eau remplit le principal rôle , en considérant que * des hommes robustes et laborieux ont pu vivre longtemps exempts de maladies et dMn&rmités sans faire usage d'aucune autre boisson que de l'eau naturelle.
L'eau qui , seule ou mélangée avec d'autres liquides» fait partie de notre régime alimentaire , agit surtout en dissolvant, en désagrégeant ou en délayant les différentes substances nutritives , en laciiitant ainsi les actes de la nutrition, et en réparant les déperditions aqueuses; Ih se borne même son rùle, alors que, durant des voyages de long cours sur mer , les hommes n'ont à leur disposition que de l'eau distillée plus ou moins aérée*
variétés t cmx fie rivière et île pluie; eMX de ëmmtWy ém jfmUm^ 4e ware, de elteme.
Les eaux potables naturelles des sources et des rivières paraissent préférables en raison des substances
D£S SUBSTANCES ALiMËX^XAia£S« 245
minérales et gazeuses, qu'elles contiennent cependant en très^faibles proportioas ; elle» sont alors ptus agréables au goût, plus légères et plus salubres'.
Les substances gazeuses qui contribuent aux bonnes qualités des eaux potables sont Fair (oxygène et azote'; et l'acide carbonique.
Parmi les substances minérales , le carbonate de chaux paraît jouer le rôle le plus utile : c'est lui qui domine dans les eaux de rivière et dans les meilleures eaux de source; il y est tenu en dissolution, ainsi que le carbonate de magnésie, à Taide de Tacide carbonique en excès^ et parait être utile pour fournir une partie de la substance calcaire des 08*. La silice setrouVe dans toutes les eaux potables , et le suiiate de chaux dans la plu-
1. Dans rarticle Eau etEoMx minéralet (XI V« vol. du Dictionnaire du Sdinees naîwreîleit 1S19), H. Chevreul indique les substances diverser rencontrées dans ces eaux; il présente des considérations géologiques sur les terrains qui permettent aux eaux naturelles de se charger de gaz, de sels et même de substances organiques; il décrit la composition générale des eaux de puits, de sources, de rivières, etc., et t]uelqucs particularités locales relatives aux eaux i,t affiliantes; il montre comment les sels ammoniacaux peuvent produire dans des eaux où se trouvent à la fois des matières organiques et des sels terreux : l'ammoniaque des matières organiques s'unissant aux acides des sels, tandis que l'acide carbonique s'unft aux bases (chaux ou magnésie), l'auteur constate la préseuce de l'aciile carbonique, de ramrnoniaqiip, de rair, et souvent d'une matière à odeur empyreumalique, dans les eaux distillées de la Seine et des puits.
2. L*air dissous dans les eaux naturelles contient plus d'oxygène que l'air atmosphérique. L'air que contient l'eau des rivières varie , quant aux proportions d*oxygène, depuis 0,26 jusqu'à 0.34 et même au delà. En général, le gaz acide carbonique représente du dixième à la moitié des gac dissous , et la totalité de ces gaz forme de 3 à 4 1/2 pour 100 du Tolume du liquide.
3. V. Dupasquier, de Lyon, a conclu d*un grand nombre d'expériences l'utilité d une certaine dose de sels calcaires, particulièrement du carbonate de chaux, pour obtenir les beaux blancs propres à la teinture des soies. Yoyex, pour la composition détaillée et pour une foule d'applications des eaux naturelles, l Annuaire des eau» de
part d*enlre elles; toutes tes autres substances, assez BOoAnwBes Oam ies portables tmttnnelles , ysont en
faibles doses. Il ne faut pas oublier qn-e la tempéralure ées eauxpcytables exerce une m&aence parluis très-grande 4Rir rfomomie intmale.
Les meilleures eaux naturelles, bues rapidement lor** qveleur température est très-basse, surtout comparatimment avec la température de l'air et avec rétat «ccidentel de perbonneb surëchauffées pnr rexercice, peuvent avoir sur la santé des effets très-iàdieuï » très* graves
Nous indiquons dans le taljkau ci-contre les proportions Ct la composition des matières niméraies conlenijes dans cent litres tle Tean de plnsteurs riirières, d'après les analyses de M. H. Deville.
On voitjpar ce tableau que Je poids total des substances laiiKirBles «ofttemiies daAs e^iix djs rivière représeat» tme pivyportion de 13 gramines 1 /t à ItS grammes 1 «t même 51 grammes pour cent litres, ou de 1 gramme i/2 k È gMDMMi 1/2 etdi gr)MHD68 pMtr dk litros. La pluput des eam de source servant de boisson difièrent de tes jcaiix de xiviere en œ qu'elks a)nlitimumt plus de sutn ' Mmes mioérales; «et dans eeUes-ct fif^ve sonvaat une plus forte dose de sulfate de chaux. Ces proportions pourraient être presque doubie^ de celles que leau de Seine contient, comme cela se rencontre dans Teau d*Arcueil, iseaiis que l'eau cessât pour cela d'être salubre.
Les eaux de puits sont plus chargées encore, et généralement insalubres ou très-sensibl^ent défavorables à la santé comme à certains usages domestiques , parce
7a Frai'cr, rédigé par une commission spéciale composée de MM. Héricart de Thury, président, Orfila . "Milne Edward . Payen, Becquerel, Chevalier. Henry, Bouchardat, Dubois. Pâtissier, et De?iUe, secrétaire, publié chez MM. Gide et Baudry, libraires.
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