CONCLUSION
Il doit donc, ce faisant, tenir compte des besoins du pays, tant au point de vue artistique qu’au point de vue social, et les spectacles les plus dispendieux ne doivent pas nécessairement supporter les tarifs les plus élevés, la recette du fisc dût-elle en pâtir ! Certains plaisirs avilissent une race, ou, tout au moins, ne l’élèvent pas. D’autres, au contraire, manifestent une saine orientation des loisirs.
Nous ne dissimulons pas que nous apprécions orandement la jurisprudence qui tient compte du but poursuivi ou atteint par certaines entreprises. Une surtaxation des établissements de danse convient mieux qu’un impôt infime frappant, même indirectement, les membres d’une association sportive. Un concert de musique classique, une exposition d'œuvres d’art ont une valeur morale d’une autre qualité qu’un café-concert ou une course de taureaux.
L’impôt sur les spectacles ne doit pas être un accessoire de la lutte des classes et il doit évoluer dans un sens conforme aux intérêts sociaux de ceux qu'il atteint.
Me wi s VE Le Doyen, “ Le Président de la thèse, Epcarp ALLIX. ACHILLE MESTRE.
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Le Recteur de l’Académie de Paris, G. ROUSSY.