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CONFÉRENCE DIPLOMATIQUE DE BERLIN

Au moment où le Gouvernement suisse allait recueillir le fruit de sa constance, le nouvel empereur d'Allemagne, Guillaume IT, substitua brus-

quement son initiative à celle du Conseil fédéral par le rescrit du 4 février 1900, dans lequel il

disait au Chancelier :

Je veux que, pour commencer, mes représentants officiels en France, en Angleterre, en Belgique et en Suisse posent officiellement la question de savoir si les Gouvernements sont disposés à entrer en négociations avec nous dans le but d'amener une entente internationale sur la possibilité de donner une satisfaction aux besoins et aux désirs des ouvriers qui ont trouvé leur expression au cours des grèves des dernières années et dans d’autres circonstances. Dès que mes idées auront été approuvées, je vous charge de convoquer tous les Gouvernements qui s’intéressent dans la même mesure à la question ouvrière, à prendre part à une conférence qui délibérera sur les questions soulevées.

Sur la demande du Gouvernement allemand, le Conseil fédéral s’effaça, laissa tomber ses invita-

8 TRAITÉS DE PRÉVOYANCE ET DE TRAVAIL tions, et consentit à prendre part lui-même à la conférence.

A peine eût-il reçu les premières adhésions, que le Gouvernement allemand convoqua les puissances à une conférence destinée à examiner les questions ouvrières, qui devait se réunir à Berlin dès le mois suivant, le 15 mars 1890.

Le programme était exactement celui du Conseil fédéral, plus la réglementation du travail dans les mines !. |

La Conférence de Berlin se tint du 15 au 29 mars 1890. S'y firent représenter : l’Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède, la Norvège, la Suisse; leurs délégués étaient des diplomates, des hommes politiques, et des partisans de la réglementation du travail.

La conférence adopta les « vœux suivants énoncés la plupart à l’unanimité et les autres à la majorité ? ».

1. Conf. intern. de Berlin (Bibliog., V), pp. 10, 15. 2. Ibid., pp. 126, 128.

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