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Théorie de la loi d’acfioii de l’amylase

Cette analogie entre les résultats obtenus pour l’amylase et pour les deux ferments précédents, invertine et émulsine, nous permet de supposer que la loi d’action de l’amylase est la même que celle des deux autres ferments.

Nous supposons donc que l’amylase forme avec l’amidon et l’un ou plusieurs des produits de l’hydrolyse des combinaisons, de sorte que l’expression qui doit rester constante a pour forme

K 3 = 7 \(m - n) * + n la -^-1 t L 'a a — x]

lo<

seulement dans le cas de l’amylase, puisque la courbe de formation du maltose est une logarithmique, on pourra supposer que les coefficients m et n sont égaux entre eux ; dans ce cas la formule devient plus simple et prend la forme

(ï) K. = \ (i + ma) In

11 resterait à déterminer le coefficient m , mais nous ne pouvons pas encore le faire par manque de données, ainsi que nous l’avons vu plus haut.

La formule (I) et encore mieux l’expression de la vitesse

/..x clx K3(a — x)

' ' dt 1 -h via

permet de faire une discussion qualitative sur la forme générale de la courbe et sur l’action exercée par la concentration en amidon. Cette discussion a été faite dans leparagraphe25, nous ne nous y arrêtons donc pas ; rappelons seulement qu’elle donne bien pour l’influence de la quantité d’amidon sur la vitesse d’hydrolyse un résultat conforme aux données expérimentales que nous avons rapportées dans le paragraphe précédent.

37. Conclusion générale. — La conclusion générale qui résulte de l’ensemble des expériences qui ont été exposées dans le cours de ce travail est que l’on peut ramener les actions diastasiques aux lois de la chimie générale. Pour le faire, il faut supposer qu’il se forme des combinaisons intermédiaires d’une part entre la diastase et les corps à transformer, d’autre part entre la diastase et l’un ou plusieurs des produits de la réaction. Ces combinaisons sont considérées comme incomplètes et obéissent à la loi de l’action des masses de Berthollet, Guldberg et Waage.

L’hypothèse de la formation des combinaisons intermédiaires est justifiée par une série d’arguments différents que voici :

1° Les recherches de E. Fischer sur les diastases qui montrent qu’il existe une relation constante entre une diastase et la constitution chimique des corps qui sont transformés par cette diastase. 2° L’action retardatrice exercée par les produits de la réaction ; cette action retardatrice dépend non seulement de la quantité de ces produits, mais aussi de la quantité du corps à transformer qui se trouve dans la solution. 3° L’étude cinétique des réactions diastasiques montre que ces réactions font partie du groupe des réactions catalytiques, dans lesquelles il y a formation de combinaisons intermédiaires incomplètes qui se forment rapidement et se décomposent lentement. 4° La loi théorique de la vitesse d’une réaction diastasique, obtenue en écrivant les équations caractéristiques des états d’équilibres entre la diastase et les corps qui interviennent dans la réaction, donne comme

expression de cette vitesse

dx K 3 (-g — oc)

dt 1 h- m{a — oc) -+- nx ’

les expériences très nombreuses faites avec l’invertine et l’émulsine ont montré qu’il était possible de trouver pour m et n des valeurs telles que cette loi se trouvait vérifiée d’une manière très satisfaisante dans des limites de concentrations très larges.

La loi générale de l’action des diastases contient donc deux constantes m et n qui sont caractéristiques de la diastase et qui, pour une diastase donnée, pourront varier avec la nature du milieu et surtout avec la température.

C’est surtout cette variation de m et n avec la température qui sera intéressante à étudier; en effet, m et n sont les constantes d’équilibre entre le ferment et le corps à transformer ou les produits de la réaction. Or, nous savons, d’après les recherches de Van’t Hoff, que dans un équilibre entre plusieurs corps A -t- B C + D qui est représenté par la relation suivante entre les quatre concentrations

la constante d’équilibre K varie avec la température, et cette variation est liée à la chaleur de la réaction chimique qui donne lieu à l’équilibre; on a, en effet, d’après Yan’t Hoff

d log K q

~dT~ — 2T"2

où q est la chaleur de la réaction et T la température ab solue.

Par conséquent, si pour une variation déterminée de la température on mesure la variation de la constante K on peut en déduire par le calcul la valeur de rj. Donc l’étude de l’action de la température sur la loi d’action des diastases pourra conduire à une connaissance plus précise de chacune de deux combinaisons supposées : 1° entre la diastase et le corps à transformer ; 2° entre les diastases et les produits de la réaction. C’est dans ce sens que nous comptons continuer ces recherches.

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