‹ Maison rustique des damesChapitre 55 sur 170 · I. Il · texte numérisé non relu

I. Il

TENUE DU MÉNAGE

inconvénient, mais enfin l’inconvénient de ce chauffage n’en subsiste pas moins. On peut mélanger de la houille et du coke avec du bois, et obtenir ainsi un feu plus gai que le feu de houille seule. On place sur les chenets une grille horizontale en fonte; on pose dessus, au fond de la cheminée, une bûche que l’on entoure partout de cendre, excepté en avant, où l’on pose un peu de braise enflammée ou de menu bois qu’on allume, et on dépose sur cette braise ou sur ce bois de la houille ou du coke, ou un mélange sur ces deux combustibles. On peut ainsi disposer deux bûches , en mettant en avant une seconde bûche , sur laquelle on place quelques morceaux de houille. On obtient ainsi un excellent feu qui produit beaucoup plus de chalelir à volume égal que du bois seul, et coûte moins cher dans certaines ocalités.

Grille de foyer.

A la campagne surtout, on consomme souvent du bois de longueur et de grosseur très-variées, ce qui le rend difficile à placer dans le foyer ; quand on n’a qu’une barre de fer pour contenir les bûches en combustion, il résulte une foule d’inconvénients de la difficulté de les disposer d’une manière solide et un peu durable.

J’ai eu l’idée d’employer une grille plate en fer. Cette grille doit être assez longue pour être placée sur les chenets, et assez large pour qu’on puisse y poser la bûche de derrière en partie, et la bûche de devant entièrement. La partie antérieure de la grille reste libre. Cette disposition n’est point un obstacle à ce que la bûche du fond soit convenablement garnie de cendre. On dispose aussi la cendre au-dessous de la grille, de façon qu’il y ait entre elle et la grille un espace vide, et par conséciuent un courant d’air nécessaire à la combustion.

On allume le feu comme à l’ordinaire. Le bois, ainsi suspendu d’une manière solide sur la grille, y brûle avec facilité ; ni les tisons ni la braise ne peuvent tomber sur la cendre et s’y éteindre. Les bûches ne s'écroulent pas, et, si l’on aime à tisonner, occupation qui aide à supporter les ennuis et les rigueurs de l’hiver, il est facile de se donner ce j)laisir en construisant sur la grille un échafaudage de braise et de bois qu’on y arrange et <[u’on y maintient facilement.

Certaines grilles ont la forme d’une coquille et occupent l’âtre

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tout entier; elles sont surtout convenables pour la combustion du coke et de la houille.

Manière d’éteindre les feux de clieminée.

Lorsque le i-onflement mêlé de crépitation que produit la suie enflammée fait reconnaître que le feu a pris dans une cheminée, il faut, tout d’abord, fermer les portes et les fenêtres, pour diminuer le courant d’air, ensuite éparpiller, sur l’âtre de la cheminée, les bûches en combustion et la braise, puis y jeter trois ou quatre poignées de fleur de soufre ; ceci fait, on bouche, aussi hermétiquement que possible, le foyer, en étendant de-' vaut son orilice un drap mouillé ou une couverture qu’on maintient fixée par une extrémité sur la tablette de la cheminée, par l’autre extrémité sur la dalle qui est en avant du foyer, par les côtés le long des chambranles. Le soufre, en brûlant, dégage \ de l'acide sulfureux qui monte dans la cheminée et a la propriété l| d’éteindre la suie enflammée. A défaut de fleur de soufre, il

; faut enlever le bois et la braise enflammés, les porter au dehors

' eu laissant la porte ouverte le moins possible, et fermer hermé- I liquement l’orifice du foyer avec le drap mouillé, comme je viens I de l’indi([uer.

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