CHAPITRE XTII
ÉCLAIRAGE
I Allumettes.
11 y a plusieurs sortes d’allumettes chimiques : celles qui sont le i)lus emjjloyées sont en bois. On en fait en cire ([ui sont j)lus
(commodes, ]iarce que leur inflammation est presque instantanée; elles ont l’inconvénient d’être d’un prix élevé; elles brûlent longtemps, aussi faut-il avoir soin de les éteindre avant de les jeter.
' La substance jdiosphoréc employée à la confection des allu- » mettes est un poison violent; aussi doit-on les éloigner avec soin
des fourneaux ou des cheminées où se préparent les aliments, et faire la plus grande attention à ce qu’elles ne restent pas à la portée des enfants ; ils pourraient s’empoisonner en les mettant dans leur bouche , ou tout au moins ils pourraient , en s’en servant comme d’un jouet, mettre le feu avec facilité.
On a inventé une espèce d’allumettes que l’on a appelées allumettes amorphes ou hygiéniques ^ parce qu’elles ne s’enflarament que sur une plaque qui tient à la boîte dans laquelle on les vend , et parce que la substance qui les compose n’est pas un poison. Elles n’offrent donc aucun danger; aussi j’engage à les adopter.
Chandelle.
Chandelle. — La chandelle, qu’on est forcé de moucher à chaque instant, dont l’odeur est repoussante, dont l’usage se concilie bien difficilement avec la propreté, est employée encore aujourd’hui pour éclairer les domestiques et les petits ménages, surtout à la campagne; cependant la chandelle est peut-être l’éclairage le plus coûteux en été, parce que dans cette saison elle est molle et coule avec une grande facilité.
La chandelle, si elle est exposée à l’air, devient, en vieillissant, plus dure et plus blanche, mais on ne peut la garder au delà d’un an. Il faut réunir les paquets de chandelle dans une grande boîte spéciale placée dans la chambre à provisions , à l’abri des attaques des souris et des autres animaux qui en sont avides; mais il est indispensable d’avoir une boîte plus petite, fermant à coulisse , pour y enfermer le paquet de chandelle qu’on livre à la consommation journalière. La chandelle doit être placée dans un lieu frais, surtout l’été, car la chaleur la ramollit, et on la brise alors facilement.
La chandelle des si.x est ainsi appelée parce qu’il y en a six dans un demi-kilogramme , chacune pèse par conséquent 80 grammes ; elle me paraît être celle qui convient le mieux au service journalier : elle éclaire pendant huit heures.
La chandelle perfectionnée coûte un peu plus que la chandelle ordinaire; mais elle est préférable, car elle est plus belle et coule moins ; il y a économie à l’employer.
Chandeliei'. — Il doit y avoir dans une cuisine des chandeliers et des bougeoirs en cuivre et en fer, à coulisse , à large cuvette , et portant un crochet à la bobèche ; c’est à l’aide de la coulisse ({u’on hausse la chandelle à mesure qu’elle brûle , et le
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crochet sert à suspendre le chandelier dans les endroits où l’on ne peut pas le poser. Les chandeliers doivent être récurés avec soin, sans quoi leur couleur devient très-vite d’un hi'un désagréable : en les faisant étamer de temps en temps, pour 30 c., il est facile de les maintenir propres,, et on évite par là que ceux qui sont en fer se rouillent, et que ceux en cuivre communiquent aux mains une mauvaise odeur.
11 faut veiller à ce que les chandeliers garnis de chandelles ne restent pas sur la cheminée de la cuisine : leur vue n’a rien d’agréable, et les chandelles pourraient fondre; pendant le jour, en été, ils doivent être placés dans le lieu le plus frais de la maison.
Mouchettes. — Des mouchettes sont indispensables pour couper la ]iortion de mèche charbonneuse d’une chandelle; rien n’est ])lus dégoûtant que de voir une cuisinière la moucher avec ses doigts ou avec des ciseaux de cuisine.
Éteignoir. — Quand, au lieu d’éteindre une chandelle à l’aide d’un éteignoir, on la souffle, elle exhale une odeur de suif trèsdésagréable;' bien que la flamme soit éteinte, la mèche brûle jusqu’au suif, et, pour la rallumer, il faut faire fondre inutilement un bout de la chandelle pour dégager une portion de la mèche ; on doit donc exiger l’emploi d’un éteignoir.
Bougie.
La bougie produit beaucoup moins de lumière qu’une lani|)e ; c’est un mode d’éclairage qui convient surtout sur une table de jeu, pour éclairer la musicfue sur un piano, ou s’il s'agit de se transporter d’un lieu à un autre, etc.
Pour placer la bougie dans le flambeau, on taille en papier un jietit rond ou un carré de 0'"05 à 0"’0G de côté; on le place sur la bobèche, et on l’enfonce avec la bougie. Ce moyen trèssimple est bien meilleur que celui ([ui consiste à entourer la bougie d'une bande de ])apierplus ou moins longue. Si un simple morceau de paj)ier est insuffisant, on le double ou on le tri])le.
Bougie stéarique. — La bougie stéarique de ‘2 fr. 50 à 3 fr. le kilogramme a remplacé, même dans les familles modestes, la chandelle, qui, si elle coûte moins, se consume beaucoiq) plus vite et a beaucoup d’autres inconvénients comme je viens de le faire remarquer. Une bougie stéaricjue de lOO grammes éclaire pendant dix heures.
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Bougie de cire. — La bougie de ciVe 'est d’un prix double et se consume de la même façon que la bougie stéarique ; elle doit être blanche, dure, brillante, sonore lorsqu’on la frappe, et ne doit pas laisser la moindre odeur de suif aux doigts, même par le frottement. Gomme elle jaunit avec le temps, il est préférable de n’en pas faire provision. Une bougie de dOO grammes éclaire pendant douze heures.
Abat-jour. — On peut concentrer et par conséquent rendre plus vive la lumière d’une bougie qui éclaire une table à jeu, un bureau, etc., en coiffant cette bougie d’un support et d’un abat-jour en papier exactement semblable à ceux que je vais décrire à l’article Lampe. On en fait aussi en forme de papillons qui renvoient parfaitement la lumière sur la musique placée sur un pupitre de piano sans que l’exécutant en soit incommodé.
Flambeau. — Les flambeaux sont en cuivre, en bronze ou en cuivre argenté ou doré ; leur forme doit être simple et gracieuse. Pour les nettoyer, on emploie de l’eau chaude et du savon au moyen d’une éponge fine ou d’une brosse douce, et on essuie avec un linge doux. Si la bougie est d’un diamètre plus petit que l’orifice du flambeau, et qu’elle vacille, on la fixe comme je l’ai indiqué plus haut.
Bobèche. — Un flambeau doit être garni d’une bobèche mobile en cristal. Grâce à cette précaution , la portion de cire qui devient liquide , et coule quand la bougie est allumée, tombe dans la bobèche et s’y amasse sans salir le flambeau et sans brûler la main qui le porte.
Bougeoir. — Un bougeoir à bobèche ne diffère d’un flambeau que par sa forme très-basse , par l’éteignoir mobile qu’on y accroche et par l’anse qui rend son transport plus facile lorsqu’on veut s’éclairer en parcourant des appartements, des escaliers, etc. Ceux dont la lumière est entourée d’une cheminée de verre ont l’avantage d’empêcher la bougie de tomber sur les vêtements, et de s’éteindre dans les courants d’air.
Brùle-tout à bougie. — On brûle les bouts de bougie sur un brûle-tout en albâtre, au centre duquel est une pointe de fer. Au moment de s’en servir, on allume le bout de bougie qu on veut brûler, on fait chauffer dans sa flamme la pointe du brûletout que l’on enfonce facilement dans la bougie. Sans cette précaution on la brise souvent en voulant t’enfoncer sur la pointe de fer. On fait aussi des brûle-tout en métal qui, au moyen de trois pe-
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tites pattes, saisissent la bougie et la maintiennent jusqu’à ce qu’elle soit complètement brûlée.
Huile à brûler.
L’huile est d’autant meilleure qu’elle est depuis longtemps en repos, parce que toutes ses impuretés se déposent au fond du
vase qui la contient : il y a donc avantage à en faire provision. On peut la mettre dans de grandes cruches de grès bien bouchées ou dans de petits barils , ou mieux encore dans des tonnelets en fer-blanc , qui ont l’avantage de ne pas s’imprégner d’huile comme des barils de bois. C’est dans une cave fraîche que l’on conserve l’huile, car la chaleur la fait épaissir.
Grav. 81. — Lampo •i modérateur.
Grav. 82. — MtcUe brûlaut i blanc.
Lampe.
Lampe à modérateur. — Je ne puis trop recommander les lampes à ressort, dites lampes à modérateur (grav. 81), dont le système est fort ingénieux et fort simple. Il en existe des mo-
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dèles, à petit bec, qui ne consomment que pour 2 centimes d’huile par heure, et qui , lorsque l’abat-jour est jilacé, éclairent parfaitement quatre ou cinq personnes qui travaillent autour d’une table. Ces lampes peuvent même éclairer convenablement, pendant les repas, une table ronde de i'«15 de diamètre. Elles sont très-faciles à nettoyer, et on modère si bien leur lumière qu’on peut les employer comme veilleuse sans qu’elles consomment guère plus d’huile que les veilleuses ordinaires. Si l’on veut instantanément avoir plus de lumière, il suffit de relever la mèche et le verre, et la lumière reprend tout son éclat. En général , les meilleures lampes sont celles dont on peut élever la mèche sans que pour cela elle brûle jusqu’au cuivre, et dont on augmente et blanchit la lumière par un exhaussement
Grav. 83. — Lampe à bascule, poste horizontalement.
Gnvv. 84. — Lampe à bascule suspendue.
convenable du verre On appelle cela hrùhv à blanc. Quand ces lampes sont bien faites et bien disposées, on voit au moins 1 centimètre de mèche blanclie (grav. 82) entre le cuivre et la portion de la mèche qui brûle.
Lampes à bascule. — On fabriiiue aussi des lampes en cuivre ou en étain, dont le réservoir se trouve suspendu de telle façon qu’on ne peut renverser l’huile en transportant la lampe; elles peuvent servir de bougeoir ( grav. 83), et portent un crochet à l’aide duquel on les suspend aux murs (grav. 84). Elles sont fort commodes et à bas prix. Les lampes à essence de pétiole ou gaz Mill ont remplacé ces lampes à bascule avec avantage.
Préparation et entretien des lampes. — 11 est excessivement rare
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de trouver des domestiques assez soigneux et assez intelligents l)Our qu’on puisse en toute confiance les charger de l’entretien des lampes. Aussi la maîtresse de maison doit-elle surxeillei ce service journalier d’une façon toute spéciale si elle ne veut s en charger elle-même.
11 faut avoir une boîte renfermant tous les ustensiles nécessaires, qui se composent d’un corhin ou burette a huile (gia\, 85),
I Grav. 8j. — Burette à huile.
; d'une paire de ciscaux-mouchettes (grav. 80), d’un linge doux
il pour essuyer le verre, dans lequel on l’introduit au moyen d’un
il petit bâton, et d’un autre linge pour essuyer les parties de la
1: lampe qui peuvent être grasses. Ce petit travail de ménage se
h fait promptement.
Grav. 8G. — Ciseaux-niouchettes.
L’ne des conditions essentielles pour qu’une lampe donne I toute la lumière que comporte son calibre, c’est que l'huile soit épurée et de bonne qualité, et (lue la mèche soit coupée bien horizontalement : pour cela, il faut avoir des ciseaux faits exprès , abaisser la mèche jusqu’à ce qu’il ne paraisse au dehors du bec que la partie qu’on veut retrancher, et couper à ras tout 1 ce qui dépasse l’orifice. On doit mettre le plus grand soin à ne
^ pas laisser tomber de mouchures dans l’intérieur de la lampe.
Lorsqu’on coupe la mèche, il ne faut pas enlever toute la partie I 1. n.
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qui est noircie par la combustion : on allume plus facilement, la flamme est plus blanche, et la mèche charbonne moins. S’il arrive qu’en coupant la mèche il en tombe quelques parcelles dans le tube intérieur du bec, il faut les enlever au moyen d’un petit bout de baleine ou de bois pour que la circulation de l’air soit toujours parfaitement libre; sans quoi la lampe filerait, fumerait et éclairerait mal.
Si l’on a deux lampes, il faut les faire servir alternativement : sans quoi l’une serait usée longtemps avant l’autre, et la paire serait dépareillée; d’ailleurs la lampe, qui ne serait pas employée, s’encrasserait tellement, qu’elle aurait bientôt besoin d’être nettoyée par un lampiste.
Toutes les lampes, si on ne doit pas s’en servir pendant quelque temps, doivent être vidées et égouttées parfaitement ; on les remplit ensuite d’huile d’olive, et on les remonte tous les quinze joui’s, jusqu’au moment des veillées. L’huile d’olive ne s’épaissit pas comme l’huile à brûler, et n’encrasse pas les conduits des lampes en y séjournant. On a soin de boucher, avec du linge usé ou du coton en poil, tous les trous par lesquels la poussière pourrait s’introduire dans la lampe.
On nettoie parfaitement toutes les parties cuivrées des lampes avec un morceau de drap imbibé d’huile et de tripoli ou de terre pourrie très-fine; il faut frotter ensuite toutes ces parties avec un linge très-sec.
Abat-jour. — Ils sont en papier, plus ou moins historiés. La moindre tache d’huile est très-apparente et s’agrandit vite ; on doit mettre tout le soin possible à les éviter. Le papier de l’abatjour peut se renouveler sans qu’il soit nécessaire de changer le support. On orne souvent, avec une foule de petits colifichets que les dames font comme amusement, les globes de cristal dépoli qu’on met aux lampes quand on veut éclairer toute l’étendue de l’appartement. Un abat-jour en verre opaque atteint le même résultat et donne plus de lumière sur la table où la lampe est posée.
Mèches. — Si l’on n’a pas la précaution de conserver les mèches en les enveloppant avec soin, elles s’éventent facilement et lorsqu’on les allume, elles cbarbonnent et produisent une flamme rouge.
Verres de lampe. — .le recommande le choix des verres de lampe : un soc trop bas coupe la lumière ; un soc trop haut produit une flamme rouge et filante. J’ai parlé plus haut du nettoyage des verres de lampe ; je n’y reviendrai pas.
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Éclairage à l’huile de pétrole. — Luciline. — Essence de pétrole
ou gaz Mill.
Huile de pétrole. — Depuis peu d’années, l’huile de pétrole tend à remplacer, pour l’éclairage, l’huile à brûler ordinaire ou huile de colza. Celte huile, d’abord mal rectifiée, présentait dans son emploi des dangers réels, et répandait une odeur désagréable et une fumée plus gênante encore. Depuis quelque temps on la rectifie, 'et l’on fait maintenant des lampes plus jierfectionnées. Ces deux progrès ont diminué les inconvénients qu’elle présentait, mais il en existe toujours un que je vais signaler.
L'huile de pétrole donne avec économie une lumière beaucoup plus vive, plus blanche et plus belle que l’huile de colza. Malgré ces grands avantages, j’hésite à la conseiller à mes lectrices, jusqu’au moment où l’on aura trouvé un système d(; lampe qui permettra de s’en servir sans aucun danger.
Voici comment on reconnaît l’huile de pétrole de bonne qualité. Elle doit peser au moins 800 grammes le litre, elle doit être à peu près inodore et incolore ; si l’on en met dans une soucoupe et que l’on y jette une allumette enflammée, elle ne doit pas prendre feu; l’allumette y brûlera un instant, puis s’éteindra. L’buile de pétrole qui présente ces conditions est bien rectifiée et est moins dangereuse que celle qui contiendrait encore des essences ; les explosions ne sont plus à craindre, mais il reste toujours le danger du renversement de la lampe avec laquelle on l’emploie ; dans ce cas, si l’buile renversée prend feu, et c’est le cas le plus ordinaire, il devient extrêmement difficile de l’éteindre. L’eau ne fait qu’exciter les flammes en divisant l’huile, qui, par sa légèreté, passe sur l’eau et brûle par-dessus. Le seul moyen à employer pour éteindre ce feu, c’est de l’étouffer, soit avec de la cendre, de la terre ou du sable, soit avec des linges humides ou des couvertures mouillées. Les brûlures qu’il cause sur la peau sont d’une extrême gravité.
11 faut se garder, lorsqu’on brûle de l’huile de pétrole, d’employer une lampe à mèche plate. La mèche plate est détestable pour toutes les huiles. Lorsqu’on fera l’achat d’une lampe, elle devra être à mèche cylindrique comme celle de nos lampes ordinaires. Le réservoir à huile devra être assez grand pour (ju’on ne soit pas obligé de renouveler l’huile pendant la durée du service de la lampe, afin que la mèche soit toujours parfaitement alimentée. La lampe devra avoir une base assez large et assez
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lomde pour ne pouvoir être renversée que très-difficilement. La lampe la plus perfectionnée qu’on ait faite jusqu’à ce jour est celle de M. Marmet; je ne la décrirai pas, ce qui serait trop iiiG bornerai à dire qu’elle est à mèche cylindrique, qu elle a deux courants d’air qui alimentent la flamme d’air et empêchent en même temps l’huile de s’échauffer dans son réservoir, qui est composé de deux parties, et fait de manière à rendre une explosion à peu près impossible; enfin, qu’elle présente des garanties de sûreté et de bon éclairage qu’on ne rencontre dans aucune autre lampe ; mais elle peut encore, malgré son excellente forme, êti’e renversée, et les dangers du feu sont encore très-grands dans ce cas.
D’après MM. Émile Soulié et Ilipp. Audoin, ingénieurs civils, une lampe ordinaire à huile de pétrole brûle environ pour 1 cent, et demi par heure. L’économie de m l’éclairage, à lumière égale,
est d’environ GO p. 100 si on le compare à celui de f' ; iK 1 l’huile de colza, et de 90 0 p. iOO si on le compare à
celui de la bougie.
Grav. 88. LuciUiie. — Oii emploie Lampes à gaz Mili. aussi pour l’éclairage, de-
puis un certain nombre d’années, des lampes alimentées par de la luciline. Ce liquide donne une flamme très-blanche et produit une lumière abondante, belle et économique , mais qui fatigue la vue si on ne la tempère par un abat-jour.
La luciline demande certaines précautions dans son usage. Les lampes doivent être tenues avec une grande propreté; on ne doit les arranger que dans le jour, et jamais près d’une lumière, afin d’éviter les accidents qui pourraient résulter de l'inflammation du liquide. Les verres coûtent assez cher et cassent facilement dans le transport de la lampe, lorsqu’elle est allumée : aussi doit-on l’éviter autant que possible, et ne le faire que doucement, en se garant des courants d’air. Enfin, la luciline a une odeur désagréable, surtout si la lampe est mal entretenue et si l’on ne sait pas s’en servir ; mais l’habitude d’employer la lucillne fait disparaître la i)lupart de ces inconvénients, et on jouit alors des grands avantages de ce mode d’éclairage.
LA CAVE ET LES VINS
Essence de pétrole ou rjaz Mill. — On en fait usage pour remplacer la chandelle. Quoique la lumière qu’elle donne ne soit pas très-belle, il y a cependant avantage cà se servir de ce mode d’éclairage, qui est très-économique et n’a pas 1 inconvénient de couler comme la chandelle, ni de faire des taches de suif, ün se sert de petites lampes plus ou moins élégantes et de dilferentes formes. Ces lampes peuvent être placées dans un chandelier ordinaire, ou sont montées sur un pied, auquel elles sont fi.vées. Il y en a qui peuvent remplacer les bougeoirs avec grand avantage (grav. 87 et 88). L’entretien de ces lampes est des plus faciles; la seule précaution à pi’endre, et elle est importante, est de ne les remplir que lorsqu’il fait jour, parce que si on ajiprochait le bidon ou la burette qui contient le gaz, dune lumière ou du feu, il pourrait éclater et causer de graves accidents.