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MESURE DU DEGRÉ DE SPIRITUOSITÉ DES EAUX-DE-VIE

réelle 49«; et qu'à la température de IS*" son volume y au heu d'être 1000 litres,^ serait 1009 litres. Tandis que 1000 litrea d'une autre eau-de-vie, mesurés à la température de 25», et ayant une force apparente de 53«, n'ont en réalité qu'une force oe 49* 8, et que leur volume ramené à U* se réduit à 99S lit. Les mêmes calculs servent aussi à déterminer le

CBAF. 10*.

BAC a pris pour terme de comparaison l'alcool pur en volaroe, à la température de 16® C <12« R), et en a représente la force par cmt etntiémet ou par Yunité; conséquemment, la force d'un liquide spiritueux est le nombre de centièmes, en volume, d'alcool pur que ce liquide renferme à la température de 16® C. VtnnrummU qui sert à mesurer cette force a été désigné par le nom àLtUeaonUtre cewtéHwuUj et est, quant à la forme, un aréomètre ordinaire. Il est gradué à la température de 16® C. Son échelle est divisée en 100 parties oo deçrés dont chacune représente 1/100* d'alcool; la division 0 correspond à l'eau pure et /a division 100 à l'alcool pur ou absolu. Plongé dans un liquide spiritueux à la température de 1^*, il laît connaître immédiatement sa force. Par exemple, si, dans une eau-de*vie ftupposée à cette température, il s'enfonce jusqu'à la division 60, il avertit que la force de cette eau-de-vie est de 60/100«, c'est-à-dire qu'elle contient 60/100« de son volume d'alcool pur. Dans un esprit oh il s'enfoncerait jusqu'à la division 86, il indiquerait une force de 86^100" en alcool.

La chaki^r faisant varier le volume des liquides spiritueux, l'alcoomètre doit s'enfoncer davanti^e dans ces liquides quand ils sout chauds que quand ils sont froids, et réciproquement. La chaleur altère donc en même temps les indications de l'alcoomètre et le volume du liquide. Les variations qui résultent de ces 2 causes réunies peuvent s'élever à plus de 12 p. 0/0 de la valeur du liquide de 0® à 30* de température. Il faut donc, dans les essais, avoir soin de mesurer la température du liquide à essayer au moyen d'un petiti thermomètre qu'on y plonçe. I

Pour corriger les indicaiions rdaticei à la température et aa volume des liquides spiritueux, M. Gat-Lussac a dressé des tables qui font connaître avec exactitude la ridieue en alcool de$ liquidée spiritueux^ ou le nombre de litres d'alcool pur, à la température de 16», que contiennent 100 litres d'un liquide spiritueux, pour chaque indication de l'alcoomètre (0* à 100*), et à tontes les températures de 0® à 30®.

Par exemple , en consultant ces tables on voit qu'une eau-de-vie dont la force apparente donnée par l'instrument est de 48" à la tempé^ rature de 0", a une force réelle de 53* 5, qui est la force qu'accuserait l'alcoomètre, si la température de l'eau-de-vie, au lieu d'être 0*, eût été de 15» , de même une eau-de-vie marquant toujours 48» , mais à la température de 27* , n'a en réalité, suivant la table, qu'une force de 43» 4.

On suit absolument la même marche et on fait usaee des mêmes tables pour ramener les esprits a leur véritable force, quand leur température est au-dessous ou au-dessus de 16».

On trouve encore dans ces tables la correctioo que doit subir le volume des liquides spiritueux , lorsque la température de ces liquides est différente de 16» , et avec leur secours on apprend par exemple que 1000 litres mesurés a la température de f d'une eau-de-vie dont la force apparente est 44» , a pour force

(l) L'akoonètre de M. Gàt-Losiac te Yend cbes M. Collahukau, rue du Faoboars-Saintoilartia, o. iS| le prix de celai de la régie est de l fr. SO c. , el celai de l'iostrociioD 3 fr.

(fl) hn petiu clùffret 4, 9| 3 «airs les denrée de Oiriier représentent des quarts de cas deftét.

volume à 16» des liquides plus spiritueux que l'eau-de-vie , après qu'on a ramené leur force apparente à la force réelle.

Ces tables, fort commodes et qui sont cmitenues dans Vinetruction pour Vueage de l'akoo' mètre eentieimal publié par M. Gat-Lussag (1), permettent d'effectuer ces calculs avec une grande rapidité, et en outre, de résoudre plusieurs problèmes qui se présentent fré* quemment dans le commerce des eaux-de-vie , entre autres celui du mouillage^ c'est4-dire la quantité d'eau ou d'un liquide spiritueux

Ïdus faible qu'il faut ajouter à un esprit d'une brce connue pour le convertir en un liquide spiritueux d'une force donnéeetplus faible,et& Varéomètre de Cabtiba étant encore d*uQ usage étendu, nous allons donner, d'après M. Gat-Lussac, la concordance de cet instrument avec l'alcoomètre centésimal, en suppo* saut que les indications du premier de ces instrumens, qui est ordinairement gradué à la température de 12^ 6 C (10<^ R), sont ramenées à 16<> C (12'' R), température pour la* quelle est gradué le second.

1» Évaluation des liauides epiritueux en de* grée de Cartier et en degrie centésimaux à 16* de température (3).

ARTS AGRICOLES : FABRICATION DES EAtlX-DE-VlE.

2* Évaluation de la force des liquides spiritueux en degrés centésimaux et en degrés de Cartier à IS'» C.

Dcgr.

Degr.de

RI

33,5li

Section YII. — Du commerce des eaux-d&iûie et des esprits.

Les eaux-de-yie les plus estimées sont celles dites de Cognac, reconnaissables à leur hou-

Suet parlicuFier ; le goût et l'âge établissent les îfTérences dans le prix de ces liquides, qu'on divise en eau-de^ie nouvelle, eau-de-vie rassise et eau-de-vie vieille. Après les eaux -devie du canton de Cognac, viennent celles de La Rochelle, Marmande, Montpellier, Provence, etc.^ Ces eaux-de-vie sont ordinairement expédiées dans des barriques contenant 456 à 685 lit. ( 60 à 90 veltes ), ou dans des fftts plus petits, de 152 à 167 lit. ( 20 à 22 vel- |

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