‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 133 sur 239 · DISPOSITION D*UNE FABRIQUE · texte numérisé non relu

DISPOSITION D*UNE FABRIQUE

clos en cuivre^ dont la partie supérieure communique à volonté lorsqu'on en ouvre un robinet avec la calotte supérieure de la chaudière; si alors ou ouvre un second robinet, le liquide de la chaudière coulera dans le tube; fermant alors les deux robinets, le dernier mettra de plus le tube en communication avec l'air extérieur; il ne reste alors qu'à ouvrir un robinet inférieur pour faire écouler et recevoir dans une éprouvette le liauide tiré de la chaudière, puis en observer le egré en y plongeant un aréomètre.

Ce liquide étant à 25*, on le tire de la chaudii;re par les moyens indiqués pag. 297; puis on le fait couler dans le réservoir Q des deuxièmes filtres Dumont; au sortir de ceux-ci il croule daiis le réservoir S, d'où on le reprend à la fin de la journée pour terminer la cuite dans la chaudière P ; les cuites tirées dans le réservoir sont portées dans le rafralchissoir U, puis mises dans les formes Y.

La chaudière à vapeur T met en jeu la ma-

A, T]1UAVLX

chine X qui communique le mouvement aux l:neur,chaîQe sans fin , râpes , presses , et une deuxième chaudière Y* fournit toute la vapeur utile au service «des chaudières et évaporalions. On établit en ce moment une autre grande usine dans les environs de Paris (à Montehson, près Samt-Germain) ; les défécations et concentrations y seront opérées à l'aide des appareils Brame Chbvallier. (Voy. leur description, page 298).

Section V. — Analyse des betteraves et théorie de leur traitement.

On fabriquait depuis plusieurs années en graod le sucre de betteraves chez nous et cependant on ignorait encore la composition chimique de la betterave; on n'avait pas de

(t) Le soc dépose sur les tubes des sels calcaires qu'il importe d'enlever en brossant fortement tout les joviB une fois les sur faces métalliques; faute de ce soin réfaporatioo serait considérablemeat ralentie- .

données positives sur les produits de ses différentes variétés, lorsque je mo suis proposé de remplir ces lacunes par une analyse -dont voici les principaux résultats.

Tous les principes contenus dans les betteraves varient en proportions , suivant les variétés, les terrains, les saisons, les soins de la culture, etc. C'est ainsi que, dans une terre fumée avec les boues de Paris, j'ai trouvé des betteraves donnant une égale quantité de sucre et de nitrates, tandis que généralement, la proportion du sucre est au moins vingt fois plus considérable que celle des nitraies ; quelquefois même a peine trouve-t-on des traces de ces sels. Au reste, le plus ordinairement, les substances qui constituent la betterave sont dans l'ordre suivant, rangées d'après leurs plus fortes proportions. 1^ Eau

304 AUTS AGRICOLES : FABRICATION

(de 85, environ, à 90 centièmes). 2* Sucre erùtaHiêàbU, identique avec celui des cannes (de 11 à 6 pour 100). 3» Sucre incriitallisatUe, D'après mes expériences, que celles de JM. Pe- LouzB ont connrmées, il est démontré que ce sucre ne préexiste pas dans la betterave, mais qu*il est le résultat d*une altération du sucre cristallisable, soit dans les betteraves gardées, soit par les agens de la fabrication ou même de lanalyse. 4« Albumine, coagulable par la chaleur, etc. 5^ Acide pectique (1) ou pectine. 6" Ligneux, en fibres fortes et en utricules excessivement minces. 7* Substance azotée, soluble dans Talcool . analogue à l'osmazone. 8o Matière colorante brune ^ et quelquefois rouge ou jaune. 9<> Substance aromatique, offrant une odeur analogue à celle de la vanille. 10* Matières grasses. Tune fluide à 10®, l'autre consistante à cette température. ]1<> Malates^ acides de potasse, d'ammoniaque et de chaux. 12o Chlorure de potassium. 13« Nitrates de potasse et de chaux. 14» Oxalate de chaux. 15o Phosphate de chaux. 16« Chlorophile. Cette substance n'existe en proportion sensible que dans le tissu fibreux sous Tépiderme , et seulement dans les parties des racines sorties hors de terre, colorées en vert, l?» Huile essentielle, principe de Podeur vireuse des betteraves, en partie soluble dans Teau , à laquelle elle cum ni unique un goOit désagréable et son odeur forte. 18* Silice, soufre, etc.

La pulpe sèche des betteraves incinérée laisse un résidu de 0,05 à 0,07 de son poids, blanc grisâtre , qui , lessivé et la solution rapprochée, donne en salin de 0,5 à 0,6 du poids des cenares, blanc, riche en sous -carbonate de potasse, employant 0,68 à 0,72 d'acide sulfurique à 66^ ( 1845, poids spécifique) pour être complètement saturé. Les résultats variables entre les limites indiquées ci-dessus ont été obtenus de diverses variétés venues dans différens terrains.

Les betteraves sont composées phvsiquementy savoir : au centre, d'un cordon de fibres dures, longitudinales, formant un double faisceau de vaisseaux séveux contournés en hélice, auquel viennent se rattacher les fibres ou vaisseaux des petites racines latérales. Ce faisceau reçoit donc les fibres ou canaux diverçens; il est enveloppé d'une couche épaisse, fusiforme, d'une substance charnue ou tissu cellulaire composé d'une multitude d'utricules remplies de suc. A cette couche succèdent alternativement une enveloppe de vaisseaux fibreux et une couche excentrique charnue, ordinairement au nombre de quatre des premiers, dont deux contournés en hélice, et trois des secondes ; viennent ensuite trois enveloppes fibreuses de plus en plus colorées, et enfin la dernière, très mince, de couleur grisâtre sur toutes les betteraves et qui forme leur éplderme.

Le iue contenu dans les vaisseaux fibreux est incolore, d'une saveur faible, douce, >et ne contient que des proportions excessive-

DU SUCR£ DE BETTERAVES. uv. iv.

ment faibles des substances renfermées dans les autres parties de la racme.

Les betteraves offrent, près de kur sommité, une sorte d^alvéole remplie d'une masse cellulaire demi-transparente, qui diffère de texture avec le reste de la racine, par Tabsence totale de vaisseaux fibreux et de grosses fibres , et dont la composition chimique est différente surtout par le manque de sucre et par une plus forte proportion de sels ; elle se rapproche par cette composition des pétioles des feuilles à leur origine. Il convient de séparer cette alvéole avec la sommité ligneuse de la tâlCy dans l'épluchage.

Des expériences faites surplu^'eur^ tariétii de betteraves venues la même année dans le même terrain, semées et récoltées à la fois, elc, ont offert des résultats variables, sous le rapport du sucre cristallisé que l'on a obteiin, depuis 0,05 jusqu'à 0,09; cependant elles est sensiblement conservé le même ordre, placées suivant les plus grandes proportions de sacre obtenu.

V Betterave blanche {beta alba); c'est aussi celle qui contient les plus fortes fibres ligneuses, le plus d'acide pectique , et qui est la plus dure. Elle ne donne que la matière colorante brune.

2* Betterave jaune ( lutea major), de graine de Castelnaudary (2).

8« Betterave rouge (m5ra romana)^ de graine de Castelnaudary.

Viennent ensuite les betteraves jaunes el rouges communes , puis enfin la disette ( beta silvestris),

La densité du suc de toutes ces betteraTes est d'autant moindre que la proportion du sucre est moins considérable; elle dimiDue dans les parties voisines de la tète; la deosilé du jus extrait de ces parties est moindre aussi; enfin la densité et la proportion du sucre y sont moindres encore lorsque la partie supérieure sortie de terre est restée exposée âi la lumière et a pris une teinte ^erte f>rononcée. On peut conclure de ces faits qie a densité du jus est (toutes circonstances égales d'ailleurs) un indice de la richesse relative en sucre, et qu'en relevant la terre prh des betteraves sorties en partie on é\ilela déperdition du sucre.

Si l'on applique la connaissance des produits immédiats contenus dans les bettenv^ h la discussion des procédés mis en usage par les fabricans de sucre indigène, on fera les observations suivantes. D'après le procédé anal(^ueà celui des colonies, la chaux, ajoutée dans le jus au moment où la température est près de l'ébullition, sépare l'acide pectique (en formant du pectate de chaux), et avec l'aide de la chaleur une partie de l'albumine, qui viennent en écumes abondantes ; l'oxalate, le phosphate et le malate de chaux, la siliœ et quelques matières terreuses sont en pa^ tie entraînés dans ces écumes; le liquidera tient de Talbumine, un excès de chaux et de

(i) Ceue substance gélatiniroitne est capable de donnervne gelée consistante arec 100 foia aon poids d*eaii- U l'ai trouvée dans la partie corticale, sous Pépidcnne de VojrUuuhus gianduhsa, et j*ai coDttaté tes propriéléi caractéristiques dans un mémoire à la société Philomatiqoe, le 17 avril 1824.

(<) Des expériences antérieures faites sur 1rs betteraves cultiTees dans les roAmes circonstances, m'ofll ^ neutre qu'après, ou entre les Jeux variétés ci-dcsstis, on peut placer la betterafe blanche à peau rose(ioai^* riélé de la première), puîf U betterave panachée.

DU CLAIAÇAGE.

la potasse, pToveûànt de la décomposition du malate de potasse, etc. Le charbon animal que l*on ajoute dans le suc décanté enlève la chaux; il reste un peu de potasse libre, qui, dans le cours de Tévaporation, altère le sucre et en rend une partie incristallisable, plus de ralbumine qui communique, en s'altérant, no mauvais goût aux sirops, sucres et mélasses. Une partie du malate de chaux, les sels solubles et les autres substances non éliminées restent dans les mélasses.

Quelques fabricans avaient Thabitude d'ajouter une petite quantité d*aeide mil^çue après la défécation: ils saturaient amsi la cBaux et la potasse; mais un très léger excès de cet acide rendait une grande qiiantité de sucre incristallisable. On a généralement abftDdonné ce mode d*opérer.

Nous terminerons cet article par quelques détails sur le clairçage, sorte de raffinaee opéré aujourd'hui dans presque toutes les tabriqnes de sucre indigène, et enfin nous préseûterons le compte des prix coûtans du sucre bnit dans quelques localités en France.

Section YI.— Ai clairçage.

On nomme dairçage une épuration par filtration d'un «irop«afuf^ de sucre à la température où Ton a^it. Celui-ci, incapable de dissoudre du sucre, chasse an contraire, en le déplaçant, le sirop plus coloré qui salit 1m cristaux de sucre à leur superficie; il se substitue dans les interstices, s*égoutte à son tour, et laisse le sucre bien moins coloré.

Les conditions eumtieUeê du succès sont : 1' que la clairee soit assez charsée de sucre (TJstalisable pour n'en dissoudre que très peu ou point qan^ sa filtration ; 2* que la densité de la clidrce soit à peu près la même, ou très peu moindre, que celle du sirop à déplacer; la cUHree trop dense coulerait mal; trop étendue, elle çlisserait sans entraîner le sirop ou mélasse adhérent aux cristaux. On doit donc employer à la préparation de la elairee des sucres d'autant plus impurs que les sucres à clairoer le sont davantage ; car les sirops saturés de sucre cristal lisable sont d'autant plus denses et visqueux qu'ilscontiennent «a outre davantage de sucre mcristallisable et d'antres substances solubles ; 3* que la cristallisation dans les formes soit reçilière et peu serrée; elle doit commencer et finir dans le même vase; 4^ que la température du lieu où se fait le ciairçage ne varie pas trop et soit au moins de 15^

Voici comment on opère :

1* Pour les sucres bruts de premier jet, la cristallisation opérée toute dans la forme est terminée en 15 on 20 heures. Alors on enlève avec une racloire la couche superficielle lisse qui recouvre chaque basedes pains, on nivelle bieo la superficie.

Ces grattures (ou plutôt celles d'une opération précédente ) et les sucres empâtés de «irop ont servi à préparer une clairce qiie Ton a filtrée à 28 ou SO^ bouillant, sur un filtre DuMONT, ou que l'on a rapprochée à 32^^ bouillant^ ce qui répond à 36^ et demi, environ, à 11* de température.

On verse à la fois 8 kilog. de cette clairce sur chaque forme égouttée, contenant en sucre cristallisé environ 35 kilog. si la cuite qu'on y a versée pesait 56 h 60 \ilog. On renouvelle cette addition trois fois à 12 heures d'intervalle, et on laisse égoutter pendant 3 ou 4 jours. Au bout de ce temps, le sucre peut être embarrillé; il est bien plus sec et moins altérable que le sucre brut ordinaire.

2* Les sucres de deuxième cristallisation sont traités de même. La clairce que l'on y consacre doit être plus dense, 33 à 33'',5 bouillant, ou 37 à 37^,5 froid. Elle est préparée avec des sucres plus communs, dont la solution est filtrée et rapprochée comme il est dit ci-dessus.

Si l'on clairçait des sucres raffinés, il faudrait y employer des sirops de sucres presque purs, qui, saturés, ne marqueraient guère que 33® froids. Cest en effet à peu près le degré des sirops couverts du sucre raffiné.

Sscnoif VIL — Révivi/kation d» nùir animaL

Toutes les tentatives faites jusqu'à ces derniers temps, pour rendre au noir animal son énergie décolorante, avaient été infructueuses ou peu avantageuses , parce qu'employant cet agent réduit en poudre fine , Ton y ajoutait du sang pour le séparer du liquide et cette substance donnait un charbon brillant, inerte qui enveloppait une partie du noir décolorant.

Depuis que la plus grande partie du noir animal est employée en grains dans les filtres DuMONT, cet inconvénient n'a plus lieu et plusieurs appareils à calcination ont réussi à faire servir un grand nombre de fois le même noir.

Ceux que Ton a employés généralement se composaient de <n[lindres d*un petit diamètre, (4 à 8 po.), cliaunés.au rouge aans des fours analogues ou même tout-à-fait semblables à ceux usités dans la fabrication du noir animal neuf.

Dernièrement on procédé plus simple et breveté a été employé par M. Dbrosnb dans la belle fabrique de sucre de betteraves sise à Melun dont nous venons de parler; il consiste à sécher et calciner à l'air libre sur des pla* ques en fonte le noir lavé à Teau (1).

La fig. 826 en donne par une coupe longitu-

Flg. 326.

dinale une idée suffisante. On voit que le foyer A chauffe directement la plaque en fonte B C sur laquelle s'opère la calcination; cette opération est facilitée par une agitation continuelle à l'aide d'une racloire, et lorsque

(i) Vn bvage préalable à Tacide chlorohjdriqiie (mariatîqae oa bydrochloriqua ) éteodu, en touillant le noir dini un baqnev, améliore le noir en enlevant la plus grande partie de» eeVt calcaires déposés h ra superlicie.

^GWCVl.TMïlB. TOME ITI. — 89

806 AKTS AGEIGOLES : FABRICATION DU SUCRE DE BETTERAVES, uv.iv.

Touvrier char(;ë de ce -soin a obsenré que toutes les parties se soot trouvéet à la température du rouée oerise, il retire tout le noir qui chargeait Ta plaque et attire sur celle-ci les parties voisines qui sur la suite des plaques (de G en D) sont ëchaufTées et desséchées; celte dernière portion du fourneau reçoit la chaleur des produits de la combustion échappée du même foyer A dans leur trajet jusqu*à la cheminée E;on recharge d'ailleurs près de rextrémité D le noir le plus humide ann que, rapproché peu à peu de la plaaue la plus chaude B C, où la calcina tion s'acnève . il soit préparé en utilisant, autant que possible, la chaleur que la fumée entraine.

Au fur et à mesure que les portions assez calcinées sont mises en tas et encore chaudes, on les agite fortement sur un tamis de toile métallique en fer, afin de détacher les plus fines particules contenant le plus de substances étrangères déposées à leur superficie.

Un appareil analogue, opérant d*une manière continue, fait partie d'un brevet d'invention obtenu par JMM. Paybn , Bour- UBR et PijjviNBT frères; la fi§. 827 indique

Fig. 827.

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par une coupe la disposition de cet appareil.

Il se compose de oeux disques convexes en fonte A et B ; Tun inférieur fixe est muni à son centre d'un mamelon élevé Cqui supporte une sorte d'anil D et le maintient ainsi sou-^ levé plus ou moins à l'aide d'une vis: le plateau soulevé pivote sur ce mamelon ; il est d'ailleui*s perce comme la meule tournante d'un moulin, d'une ouverture centrale d'environ 4 à 5 po. de diamètre sur laquelle est fixé un rebord circulaire, et dans ce dernier est introduit libi*ement la douille d'une courte trémie ou entonnoir F.

Un foyer G chauffe au rouge brun le disque inférieur, et la fumée utilise une partie^ de la chaleur qu'elle emporte, en desséchant sur la suite des plaques H I le noir en grains lavé et dispose comme il est dit ci-dessus.

Le noir calciné tombe spontanément autour des disques par le mouvement lent, giratoire imprimé à l'un d'eux par la force centrifuge, il se recueille soit sur le sol autour du fourneau, soit dans un étouffoir circulaire; on voit que la calcination peut facilement ainsi être régularisé.

Sbgtion yHL.^Deêfraii de fabrication âumer$ de hetteravee.

Noos pré9enteroo8 ici un extrait de l'un des comptes dressés par les fabrlcans de sucre indigène qui ont obtenu des médailles au concours de la Société d'encouragement (décembre 1831).

Ydciles résultats du traitement de ôOO»000

fr.c.

kilog. de betteraves, d'après M. Dahbakt- BIajambost, fabricant à Limoges.

Dépeneee*

Betlercnee^ 500,000 kilog. k 16 fr.

(c'est le prix auquel elles reviennent, y compris un bénéfice de 75 à 100 fr. l'hectare).

Dans cette usine on travaille 5,500 a 6,000 kilog. par jour.

Il faut 91 jours pour terminer • l'opération.

main d^amvre. On emploie 18 hommes à 1 fr., 5 femmes à 30 c, 4 enfaus à 25 c. Ensemble 22 fr., et environ 6 fr. de veillées pour une partie des ouvriers ; en tout 28 fr. par jour, ou pour 91 jours.

Cùmbuiiible. Il s agît de concentrer 39 hectolitres de ius jusau'au point de cuite, c'est-à-dire de 5* Baume à 40*" environ. On peut compter sur la consommation de 100 kilog. de bols sec pour 8 hectolitres de jus, soit 1,300 kilog.

de bois par jour. Le mètre cube pèse 487 kilog. environ, et vaut, rendu à la fabrique, 6 fr. 50 c. ; il en faudrait donc deux mètres 2/8 par jour. Mais comme il n'est pas toujours très sec, on porte la dépense h 4 mètres par jour, en j^ comprenant les recuits, ce qui fait 26 fr. par jour, et pour 91 jours.

Charlnm animal^ environ 100 VWog, par jourà*88 fr., 1/8 neuf 2/3 revivifie.

BcBufs^ 18, dont la nourfîture est évaluée à 18 fr. par jour, coûteront, pour le temps qu'on les emploie au manège.

Menue fraie^ chaux, sang^ entretien des bacs et claies, éclairage, ctc-

Jntérête des capitaux et entretien.

Pour 20,000 fr. en mouvement dans la fabrique pendant 6 mois, a 5 p. 0/0.

Entretien et intérêts du mobilier à 10 p. 0/0.

Directeur. Le chef remplissant seul cet emploi (sauf ceux de contre-maîtres, exercés par des ouvriers qui ont une haute -paie comprise dans les journées ci-dessus), cet article est ici porté pour mémoire.

Il convient d'ajouter, pour emmagaeinemene^ extractione dee eiloe, traneporte à la fabrique.

Pour loyer des bâliniens, cours, etc.

Produite.

M. DAEDAirr dit avoir toujours obtenu environ ê kilog. et demi de sucre pour 0/0 du poids des racines; mais comme généralement on n'en obtient encore que 5) nous n'admettons à ce taux que

tir

FRAIS BS FABRICATION.

36,000 kilog. pour 500,000 kilog.

de betteraves, dont 18,000 kilog. à 1 fr. 50 c. à cause de sa belle quaRtë. 37,000 £17,000 kilog. àl fr.desecoodjet. 7,000 125,000 kilog. de pulpe consommée dans la propriété, évaluée à 16 fr. les 1,000 kliog. 3,000

Vente des mélasses et résidus 1,800

i dëdoîre le montant des frais Od Toit qu*il reste en bénéfice

Lors même que Ton ne compterait le prix de tout le sucre qu'à 1 fr., le bénéfice serait encore de 5,000 fr.; et, en y ijoutant celui d'exploitations nécessaires , telles que la distillatioo des mélasses, la fabrication du cidre et Textraction de la fécule de pommes de terre, comme Ta fait M. Majambost, il ne serait pas difficile d*en obtenir un surcroît de bénéfices montant à 3,500 fr., dans des circonstances assez peu favorables.

Si nous substituons aux données précédentes celles relatives aux départemens du Nord, nous obtiendrons des résultats aussi avantageux; en effet, les betterayes reviennent là à 14 fr. (1), ce qui, pour 500,000 kilog., porte le prix à 7,000; en y ajoutant pour tous frais 15,400, la dépense totale s'élève à 32,400 fr.; déduisantles pulpeet mélasse portées à 3,800 fr.^ il reste 18,600, et si Ton obtient, à 5 p. 0/0, 35,000 kilog., qui coûtent 18,600 fr., on voit que 100 kilog. coûteront 74 fr. 40 c; à 6 p. 0/0, S0,00O kilog. , coûtent 18,600 fr. , on voit que 100 kilog. coûteront 62 fr.; à 7 p* 0/0, 35,000 kilog. coûtent 18,600, il en résulte que 100 kilog. coûteront 53 fr.

D'après la commission du Havre, on erri- Terait encore à des conclusions à peu près égales en effet , admettant le prix de 14 fr. pour 1,000 kilog. de betteraves, et les frais 20 fr., tares et escompte», 4 fr. total , 88 fr., si Ton suppose un rendement de 6 p. 0/0, on ▼oit que 60 kilog. coûUnt 38 fr., 100 kilog. coûteraient 63 fr. 34 c, ou, à 7 p. 0/0, 70 kilog. coûtant 30 fr. 100 coûteraient 64 fr.

Hais les plus grands avantages que Ton

doit recueillir, et sur lesquels on pourra compter à tout événement , en annexant la fabrication du sucre des betteraves à une grande exploitation agricole, sont :

1® De nettoyer, d*ameublir une étendue de terrain 4 ou 5 fois plus considérable que celle nécessaire à la production annuelle des betteraves, en réglant les assolemens de manière à bonifier ainsi périodiquement chacune des parties du domaine; 2* d*augmenter la proportion des mirais par les i^gsidus des défécations et clarifications, mêlés à leur volume de terre sèche et semés sur le sol, ce qui con* stitue une deuxième cause de fertilité des terres; M. Dardant a même très bien utilisé, sous ce rapport, les vinasses résidus de la distillation cfes mélasses, en les faisant servir à rirrigation ou arrosage, et à Tengrais des terres emblavées ; 3^ de créer des industries

{productives et consommations nouvelles daiis es contrées qui en étaient privées : 4' enfin de multiplier les bestiaux, en rendant à la fois prontables leur engraissement et leur travail, ce qui augmente les engrais dans la même proportion, et par suite la fertilité des terres. Tous ces avantages concourent en même temps à accroître de beaucoup la valeur des propriétés et à répandre raisance che2 les travailleurs. II est juste, toutefois, d*ajouter que les dispendieuses améliorations dans les appareils évaporatoires, macérateurs, presses et râpes, ont absorbé jusqu'ici la plus grande partie des bénéfices.

Déjà ran dernier la fiibrication du sucre de betterave en France a produit 30 millions de kilog. de sucre brut, c^est-à-dire plus du cinquième de la consommation; tout annonce que cette année on obtiendra, par Tintervention de 50 nouvelles usines, 80 millions de kil(^., qu'enfin l'accroissement de la consommation, pour peu nue les prix s'abaissent, assurera un vaste débouché aux fabriques nombreuses dont la création est encore en projet. Quant à la consommation générale, qui n'était en 1815 que de 17 millions de kilog., elle est aiyourd'hui déjà de iM,680,000 kilog.

Patbn.

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