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DE LTEXTRACTION DES HUILES DE GRAINES

fécule qu'elles recèlent d'après le volume que ce liquide trouble occupe au fond du bociJ. Ce moyen est très propre à faire apprécier la qualité des recenses livrées aux fabricans de savons.

{ IX. — De U œDservatioQ et da commerce de l'huile d'olite.

La conservation de Thiiile, après (|u'e11e a été exprimée des olives, est un des principaux soins ae sa fabrication.

Aussitôt que Thuile est extraite on la renferme dans des jarres de grès ou réservoirs bien propres et placés dans des appartements exposés au midi, que l'on ferme exactement dans le temps froid, qui empêcherait l'isolement des corps qui troublent sa transparence, et dont le contact prolongé avec Thuile gelée peutcommuniauer à cette dernière une saveur plus ou moins désagréable. Pour prévenir cet mconvénient on peut se servir a un moyen quelconque de chauffage qui entretienne la température de 14 à 16*. Il e^t essentiel de maintenir la fluidité de l'huile, afin que la lie puisse se précipiter au fond.

Lorsque l'huile est clarifiée et bien transparente, ce qui arrive ordinairement vers la fin de juin, surtout si elle n'a pas été congelée pendant l'hiver, on transvase toute la partie supérieure et claire dans d'autres jarres. Les portions de ce liquide encore troubles sont réunies en un seul vase pour déterminer la précipitation de la lie et isoler ensuite l'huile claire d'avec les dépôts, qu'on vend sous le nom de craues.

Ce second produit de l'huile porte le nom de fin fond et celle qui a été soutirée la l*"* s'appelle fuperfine-y l'huile du second produit est bonne, mais sa qualité est toujours un peu inférieure à l'autre.

Lorsque la séparation de la lie d'avec l'huile pure s'opère lentement, on procède à une 3« décantation d^ ce liquide vers le milieu de septembre. Ce 3« produit, quoique très inférieur aux deux 1*", est néanmoins mangeable, parce qu'il n'est pas encore infecté de mauvais goût et de l'odeur désagréable qu'un séjour prolongé avec la lie communique ordinairement à l'huile.

L'huile clarifiée et décantée doit être gardée dans des lieux qui ne sont ni trop chauds Tété, ni trop froids l'hiver; les 2 extrêmes nuisent à sa transparence et à la délicatesse de son goût. Au reste, on sait que plus l'huile vieillit^ plus elle se décolore et plus elle perd de sa finesse et de ses autres qualités. On sait aussi que l'huile en contact avec l'atmosphère ne peut se conserver bien long-temps et qu'elle éprouve de la part de l'oxigène des altérations

gai la rendent impropre aux usages de la taie. On peut aisément retarder cette altération en la renfermant, après qu'elle a été purifiée, dans des vases qu'on remplit entièrement, et en la garantissant du contact de l'air par une fermeture très exacte qu'on peut obtenir par des moyens variés.

Pour les grands approvisionnemens, l'huile se conserve ordinairement dans des fosses immenses bieja cimentées^ construites en pierres dures taillées avec soin et auxquelles on donne le nom de pUa. C'est là que ces huiles,

par le repos, s'éclaircissent et laissent déposer des quantités considérables de fèces en combinaison avec beaucoup d'huile. Lorsqu'on enlève ces huiles pour les livrer à la consommation, ces fèces sont achetées à bas prix par les épurateurs, qui en extraient une huile propre aux savonneries, qu'ils épurent par l'acide sulfurique, comme nous l'indiqueroni dans la section des huiles de graines.

Les expéditions d'huile d'olive pour l'intérieur de la France et les autres pays du continent se font dans des futailles de diverses contenances, bien conditionnées et recouvertes sur chaque fond d'une forte couche de plâtre.

L'huile d'Aîx se vend an quintal et non à la mesure; les barils en sont tarés avec soin avant le remplissage. A Marseille, l'huile se vend à lajauge^ qui est une verge de fer graduée qui sert à mesurer la capacité des tonneaux.

Les huiles de Provence destinées pour le Levant et les colonies s'expédient en bouteilles de différentes capacités, renfermées en certain nombre dans des paniers ou des caisses de formes variées.

Section III. — De ^extraction des huiUs de grainee,

S I^'* — Def diverses espèces d'huiles de graines.

On donne particulièrement dans le commerce le nom d'huiles de graines à celles qu'on extrait du pavot et des plantes crucifères, tels que le colza, la navette, la moutarde et la cameline. Nous y joindrons, dans les détails où nous allons entrer, les huiles de chenevis, de lin, de faine et de noix, qui se fabriquent communément par les mêmes procédés.

Nous avons exposé dans le t. II*, page 1** et suivantes, les procédés de culture des plantes oléifères, la auantité de graine qu'on peut espérer de récolter sur une surface donnée dans différens départemens de la France, enfin les quantités approximatives d'huile extraites communément d'un hectolitre de graine dans une fabrication courante; il ne nous reste donc plus, avant de décrire les moyens employés pour extraire cette huile, qu'à faire connaître les caractères physiques des graines et les propriétés des huiles qu'elles fournissent.

Les graines oléagineuses ont des formes et des qualités différentes qu'on reconnaît à l'inspection des grains, à leur odeur, à leur sécheresse , à leur couleur, à celle de leur chair^ etc. On apprécie la quantité du principe oléagineux en écrasant quelques grains entre les ongles et les pouces, et par leur consistance plus ou moins grasse et onctueuse on conclut leur valeur.

Voici un tableau, donné par M. Dubrcnfadt des divers caractères des graines oléagineuses et de leur qualité exprimée en huile :

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ARTS AGUTCOLES : FABRICATION DES HUILES GRASSES. lit. nr.

Huile de faîne. On la retire de la semence du hêtre de nos forôts ; non siccative, consistante, jaune claire, inodore; quand elle est récente, d'une saveur un peu acre qu'elle perd en vieillissant ou en la faisant bouillir avec de Teau; elle est alors assez agréable et sert comme aliment ; on en fabrique aussi des savons noirs. Pesanteur spécifiçiue, 0,9225.

Huile de noix. Très siccative, sans odeur; saveur douce, agréable, surtout quand elle a été apprêtée sans le secours de la chaleur. Fraîche elle est verdàtre, mais avec le temps elle devient jaune pâle. L'huile de rebat est surtout employée par les peintres et dans quelques arts. Pesanteur spécifique, 0,9160.

Passons maintenant aux propriétés des huiles.

HuHê ié eolMi. Puriflëe par les moyens que nous indiquerons plus bas, elle n'a presque pas <rodeur; sa saveur est douce» mais peu agréable; sa couleur jaunâtre; elle se coagule à quelques degrés au-dessous de zéro; sa pesanteur spécifique, suivant M. ScHUBLam, est 0,913<i celle de Peau ëUnt 1. Elle est prindpalement employée pour l'éclairage et la fabrication des savons noirs, pour enduire les laines de cardes, dans Tapprét des cuirs , etc.

HuiU de naneiU. Elle ressemble beaucoup, par son aspect et ses propriété^, à celle de colza ; on les confond souvent toutes deux dans le commerce et dans les arts où elles sont employées au même usage. Pesanteur spécifique, 0,9128.

Huile demc^Aarûê. Inodore, àsaveur douce et couleur ambrée, donnant facilement un savon trte solide. Peaantear spécifique de l'huile de moutarde blanche, 0,9142; de moutarde noire, 0,9170. Elle sert aux mêmes usages que celles de colza et de navette.

HuiU deeamAine. Jaunâtre, douce et un peu moins estimée dans le commerce que les précédentes : pesanteur spécifique, 0,92.S2.

H^UiœHlelUoiii devavoU Elle diffère des précédentes en ce qu'elle est siccative; sa sa- Teur est douce et rappelle celle de la noisette, son odeur nulle, sa couleur jaune pâle^ qualités qui la rapprochent de rhuile d'olive et la font employer pour la table en remplacement de celleHâ, qu'elle sert quelquefois â iUsifier. Elle ne se fige pas et n^a pas de tendance à passer â la rancidité. Pesant spédf. , 0^248.

Hutiê êê U». SiccatÎTe. couleur jaune clair quand elle est exprimée a froid, et jaune brunâtre quand die l'est à chaud ; odeur forte, saveur désagrenble; pesanteur spécif., 0,9347. Elle devient facilement rance ; on s'en sert surtout pour la préparation des vernis çras, des couleurs à rhuile, de l'encre d'imprimerie, et dans l'éclairage, l'apprêt de certains produits, la médecine, etc.

Huile de (hemvie. Siccative, jaune verdâtre à l'état frais et jaunissant avec le temps; odeur fade, saveur assez agréable quand elle a été préparée avec soin. Pesanteur spécifique, 0,9276. Peu employée à l'éclairage parce qu'elle forme vernis sur le bord des lampes, on s'en sert en peinture, dans la fabrication des savons noirs, etc.

$ II. — ^ Det procédés génénn pwr l'extraction dei hailes de graines.

L'extraction des huiles de graines exige

3u'on les soumette à une série d'opératioos ont la plupart sont du ressort de la mécanique. L'établissement dans lequel sont réunies les machines nécessaires à cette extraction se nomme moulin à l'huile , tardoir on huilerie. Ces machines y sont mises en mouvement par le vent, un cours d'eau ou une machine à vapeur de la force de 6 à 10 chevaux et plus, suivant l'Importance de la fabrication.

La graine, ayant été récoltée à l'état de maturité parfaite, est étendue dans des lieux secs et aères jusqu'à ce qu'on puisse la travailler, ce qui ne doit pas dépasser 2 à 3 mois, un re-

par des movens convenables des débris de siliques ou de têtes, de feuilles et de tiges qui absorberaient en pure perte l'huile exprimée. La graine triée ou reçue telle par le commerce est alors soumise à diverses manipulations.

Les appareils propres à l'extraction des huiles ont subi, depuis un certain nombre d'années, des changemens importans adoptés dans toutes les huileries nouvelles. Avant de passer à leur description et à celle des procédés de fabrication, donnons une idée sommaire des travaux nécessaires aujourd'hui pour extraire l'huile des graines oléagineuses.

Les graines dont on veut exprimer l'huile sont d'abord eoncaesées entre 2 C]f lindres^ puis écrasées ou froisêéee sous une paire de meules verticales. La farine ou pâte qui résulte de ce firoiesage est exposée à une certaine temperature dans un appareil nommé chauffbùTj puis enfermée dans des sacs de laine qu'on enveloppe dans des étendellee de crin, et soumise à l'action d'une forte presse. Les pains ou tourteaux qu'on obtient après l'expression de l'huile sont rébtUtUê sous les meules, chauffés une 2* fois et soumis à la presse, qui achève d'en exprimer toutes les parties huileuses.

Dans plusieurs départemens de la France et principalement dans ceux du Nord, du Pasde-Calais et de la Somme, il existe un grand nombre de moulins à vent destinés à laTabrication des huiles. La plupart sont de l'espèce

ii) Lf» roQj^ nnnoncent une r^lle ayant malurilé.

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