ŒAP. I8». DE ^EXTRACTION DES
de ceux qu'on appelle moulms mr atta^; ils ont la forme d*une grande guérite tournant autour d'un axe fixe oui la traverse dans le sens vertical. Ces moulins opèrent la trituration des graines par une batterie de 5 pilons et la pression par une seule presse à coins. L'expérience a constaté que la moyenne des produits annuels de ces moulins est de 4,000 nect. d'huile.
Depuis quelques années, M. Hallkttb, ingénieur à Arras, a construit pour cet objet des moulins octogones, qui dlrTèrent des précédens en ce mie l'ensemble de l'édifice est immobile sur le sol et que le toit seulemeut est susceptible d'un mouvement de rotation horizontal. Il a réuni dans ces moulins, à la batterie de 5 pilons employée dans les autres, un système de meules verticales et deux presses à coins. Les principaux avantages de cette usine, qui emprunte son moteur du vent, sont de coûter peu (6 à 7,000 fr. non compris les machines) et de n'exiger qu'un très petit ter^ rain. Ces moulins donnent 6 à 7^000 hect. d'huile par an, accroissement dû à ce que les meules présentaDtproportJonnellement moins de résistance que les pilons, on peut souvent faire usage des premières avec un vent qui serait insuffisant pour une bonne fabrication avec les autres, et en outre à ce qu'avec les vents forts, on emploie à la fois les pilons et les meules. Par les vents favorables et lorsque la vitesse des ailes est d'environ 18 révolutions par minute, toutes les machines marchent ensemble, et alors l'effet utile du moteur, est de 10 ou 12 chevaux. Si les hommes qui desservent ce moulin sont habiles, il peuvent fabri- 3uer 1 hect. d'huile de graine de colza ou 'œillette en % heures ift et tous le feraient en 8 heures.
Dans quelques endroits on fait aussi usage de moulins d manéae.
Les pilons sont des tiees en bois de chêne, armées à leur partie inférieure d'une masse de fonte tournée, pour triturer les graines renfermées dans les mortiers. Ces tiges sont soulevées alternativement par les cames d'un arbre horizontal tournant, ou bien soutenues à l'état de repos , comme nous l'expliquerons en décrivant la presse à coins, un bloc, composé de 2 pièces, contient les mor^ tiers ou pots. Dans l'une de ces pièces, la plus épaisse, est creusée toute la partie inférieure de ces mortiers, dont le fond est garni d'une pièce de fonte brute. L'autre pièce forme la partie la plus mince du bloc, et permet d'introduire aans chaque mortier le disque de fonte, et de garnir son pourtour intérieur d'une feuille de tôle, qui en prévient la destructiou.
Les appareils nouveaux n'ont pas l'inconvénient de faire un bruit continuel et incommode, comme les pilons; ils permettent d'établir des huileries sur les cours d'eau ou dans un lieu quelconque, en y mettant en mouvement toutes les machines par le secours de la vapeur, de renoncer, par consé* quent, aux moulins qui ne peuvent être établis ciue sur des plateaux élevés, éloignés des granas arbres et des habitations, et souvent fort mal disposés pour les transports, ainsi qii'k la puissance motrice du vent, force toujours inconstante et inégale.
HUILES DE GIUINES. S69
$ III. — Oo eoocaaMge et tnÀan^ des graines,
La l** opération à laquelle on soumet les mines, c est de les concasser, à l'aide de cv- Undres ou laminoirs, pour les empêcher de elisser sous les meules. Voici la description aune machine destinée à cet objet.
La machine se compose de 2 cylindres en fonte , creux et bien tournés, marchant en sens inverse, avec une égale vitesse, et conservant entre eux un espace qui est réglée par des vis de rappel, selon la grosseur de la graine. L'un des 2 cvlindres reçoit le mouvement d'un moteur, à 1 aide d'un engrenage ou d'une poulie, et le transmet à l'autre par engrenage. Ifig. 391). L'appareil est monte sur un bâtis
en boîs; M, M* sont les 2 cylindres en fonte. Le cylindre M a un axe prolongé pour recevoir la poulie qui lui transmet le mouvement ou le reçoit d'un pignon H. Les coussinets de ce cylindre sont fixes; ceux de l'autre cylindre sont mobiles, à l'aide de dispositions faciles à concevoir G est une trémie en bois, destinée à recevoir la graine à écraser; elle est fermée à sa partie inférieure par un petit cylindre cannelé F qui, en tournant plus ou moins vite, livre aux cylindres la quantité de graines qu'on désire. Le mouvement est imprimé à ce cylindre cannelé à l'aide d'une poulie à plusieurs gorges fixée sur son axe, et d'une autre poulie fixée sur l'axe prolongé du cylindre M. Les gorges de diamètres iné-
§aux, creusées sur la l"* poulie, permettent e varier la vitesse du cylindre F. Des archures supérieure et inférieure, la !'• en bois, la 2« en fonte, enveloppent les cylindres ; PP' sont 2 raclettes ou décrottoirs, pour séparer les graines écrasées adhérentes aux cylindres: elles sont fixées à l'extrémité de 2 leviers coudés, qui ont leur point d'appui surl'archure inférieure; des contre-poids Q Q, du poids de 8 hectogram., règlent la pression de ces raclettes contre les cylindres. La longueur de ces cylindres est de 27 centimètres (lOpo.), leur diamètre de 13 centimètres (5 po. )• Une seule machine de cette
ARTS AGRICOLES : FABRICATION DES HUILES GRASSES
cspèce,tournanlmêmc lentement, peut broyer parjoiir 40 décalitres de graines, et fournit as- 6ezde graines concassées pour alimentera paires de meules verticales.
Les graines ayant été écrasées sont portées au moulin à écraser ou froisser, dit moulin
UV. IV.
hollandais. Ce moulin, qui a aussi été eni-
filoyéàfaire le cidre, écraser les olives, baUrc e plâtre, pulvériser le charbon, etc., est représenté, dans son état actuel de perfectionnement, dans la fig. 392, en élévation dans le sens de l'épaisseur des meules -, la fig. 393 ea
Fig. 393
«st une section verticale, faite suivant un plan parallèle aux meules et passant entre elles.
Les meules verticales A sont montées sur un essieu commun B qui passe dans une entaille allongée a, pratiquée dans Tarbre vertical C, par le mouvement duquel elles sont entraînées. Elles roulent sur une meule dormante D, posée sur un massif en maçonnerie £, et sur lequel se trouve la graine destinée à être froissée. F, caisse circulaire en bois, é vidée dans le fond. Cette bordure est encastrée dans la meule dormante et n'en laisse à nu que la partie exposée à l'action des* meules verticales. G, vanne pratiquée dans la bordure circulaire, et qu'on ouvre pour donner passa-
fe à la graine écrasée. Sous cette partie de la ordure se trouve enlevé un segment de la meule dormante^ de sorte que la graine tombe dans un bassin auq^uel on donne la forme dn segment. H I, ràcloirs à frottement sur la meule dormante, oui servent à ramener sous les meules verticales la graine qui s'écarte. Le l" de ces ràcloirs est en tôle, et le 2* en bois. J, ramasseur mobile, qu'on abaisse ou qu'on soulève au moyen du levier K, et qui sert à ramener la graine vers la vanne G, |)ar cil elle tombe. Les râeloirs H I sont maintenus par leurs tiges dans des traverses de fonte P P. Les tiges ft, auxquelles se trouve attaché le ramasseur, sont mobiles dans les mêmes traverses. La boite y, qui entoure l'ex*
Fig. 392.
trcinité Inférieure de l'arbre vertical, empêche la graine de tomber par l'œil de la meule dormante.
L'arbre vertical C reçoit le mouvement de la roue d'angle L, enerenant une roue semblable , montée sur l'arbre horizontal M , qui prend lui-même son mouvement sur le moteur. Cet arbre C passe dans un collier fixé sur le voussoir N. Son extrémité inférieure repose sur une crapaudlne soutenue par la pièce c, passant par le centre de la meule dormante et posant elle-même sur le pont en fer E, qui est placé sous une voûte ménagée dans la maçonnerie. Au moyen de cette disposition, on n'éprouve plus aucune difGculte pour engrener l'artre vertical C; on tourne les vis à caler e, et, à mesure qu'on les fait cheminer et qu'on exhausse le pont, on manœuvre à l'aide de cordes /i une cale oui em-
Sèche la flexion du pont et soulage les vis, ont l'effort n'est que momentané.
Pour mettre en train, on commence par soulever le ramasseur J à la position indiquée par les lignes ponctuées jfig. 393, en pressant sur le bras du levier K et en l'engageant sous un taquet t, fixé sur un des montans du râcloir I. On donne alors le mouvement et l'on jette sous la meule une charge de graine, qui se compose de 3/4 d'hectolitre- L'entaille oblongue a, dans laquelle passe l'essieu des meules, leur permet de monter ou de des-
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