‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 153 sur 239 · DE L'EXTRACTION DES HUILES DE GRAINES · texte numérisé non relu

DE L'EXTRACTION DES HUILES DE GRAINES

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cendre, selon l'obstacle plus ou moins grand qu'elles rencontrent^ de sorte qu^elles agissent par leur propre poids; mais comme les meules roulent sur une surface plane,

3 lie leur contour est cylindrique et qu'elles écrivent un cercle sur la meule dormante, elles pivotent sur le milieu de leur épaisseur, de sorte que la graine est non-seulement écrasée par le poids des meules, mais encore froissée par ce mouvement de torsion et refoulée des 2 côtés. Ce mouvement empêche la graine de s'entasser et de faire corps sous la pression des meules. Les ràcloirs H I fixés aux traverses tournent avec les meules, et ramènent sous leur action, le 1*' la graine qui s'échappe Teps le centre, le 2« celle qui s'échappe vers la périphérie. Lorsaue le froissage de la graine est achevé, on décroche le bras du levier K; et le ramasseur J, se trouvant en contact avec la surface de la meule dormante, entraîne tonte la graine par son mouvement et la fait tomber dans le bassin par la vanne G, qu'on ouvre pour lui livrer passage.

Les meules verticales sont maintenues, aux extrémités de leur essieu B, par des rondfelles d'écartemeut i, qui appuient contre l'arbre C, et par des têtes assurées sur le bout de l'essieu par des clavettes. On peut faire varier l'épaisseur des rondelles d'écartement de manière que les 2 meules ne se trouvent pas à la même distanc e du centre du mouvement et

3ue la surface battue soit plus grande. L'œil es meules est garni d'une boite de fonte portant des graijxs de bronze, et maintenue dans chaque meule au moyen de rondelles assujéties avec des l>oulonsp, q.

Dans quelc|ues huileries il y a plusieurs paires de meule s, dont les unes servent à froisser et les autres à rebattre; dans d'autres, la même paire s«rt aux 2 opérations. Les meules sont souvent en granit; le porphvre, le grès, le marbre et la pierre calcaire dfure et compacte sont aussi propres à cet usage. En Russie on se serf quelquefois de meules de fonte. Les meules des moulins ordinaires ont, le plus communément, de 2 " à 2",3 ( 6 à 7 pi. ), sur une épaisseur de 0",40 à 0",45 ( 15 à 16 po. ) , non compris le biseau qu'on pratique à la face qui doit être placée extérieurement, et qui a 0»,06 à 0",07. Le poids d'une paire de meules est estimé de 7 à 8,000 kilogr. Les Hollandais en font qui ont jusqu'à 3*". (9 pi.) de diamètre sur une épaisseur de 0^,54 (20 po.).

Les meules font en général 1 1 tours par minute, et le temps du froissage d'une charge de 3/4 d'hectolitre (60 à 75 kilogr., suivant la nature des graines) est de 15 à 20 minutes, de sorte que dans une journée de travail on peut faire passer sous ces meules 15 à 20 hectolitres de graines, à peu près.

J IV. — Du chauffage des pftiet.

Quand lés graines ont clé suffisamment froissées sous les meules verticales, souvent avec l'addition d'un peu d'eau, il faut soumettre la farine ou pâte à l'effort d'une presse puissante pour en extraire l'huile qu'elle contient Quelquefois celte pâle est portée directement sous la presse, où elle fourmi, au torda^c, une M»t7e vwtge qui est plus agréable

au goAt et plus propre à servir d'aliment ; c'est ce qu'on appelle faire de VhaiU à froid. Mais en général les huiles, avant le tordage, sont exposées à une certaine température dans un appareil nommé chauffoir.

Les huiles se trouvent mélangées dans les graines avec de l'albumine végétale et du mucilage qui en altèrent la pureté, et qui, en s'écoulantavec elles souâ l'action de la pression, donnent une combinaison pâteuse qui s'éclaircit difficilement et passe proiïnptement à la rancidité. D'ailleurs, on n'obtient pas ainsi par expression }a totalité de la matière huileuse que les graines contiennent, et, pour l'extraire en totalité, il faut avoir recours à une élévation de température oui non-seulenient donne plus de liquidité à l'nuile, mais oui, en coagulant l'albumine et en desséchant le mucilage, permet à celle-ci de couler plus pure et en plus grande abondance.

Leschauffoirs sont ordinairement des vases de cuivre ou de fonte, dans lesquels on chauffe et on agite la farine de graines jusqu'à ce que,

f tressée entre les mains, elle laisse couler laciement l'huile qu'elle contient. Ces chauffoirs sont à feu nu, au bain-marie ou à la vapeur. Voici la description d'un chauffoir à feu nu, construit par M. AlAunsLET.

La /ig. 394 est l'élévation latérale de ce chauffoir; la fig. 395 l'élévation et coupe faite pa-

Fig. 895. Fig. 394.

rallèlement à la face antérieure. A, foyer fermé à la partie supérieure par la plaque en fonte B; C^payelU reposant sur la plaque B et dans laquelle on met la graine, afin de l'exposer à une certaine température; les goujons a la maintiennent de 3 côtés et servent a la retenir; mais on peut, au moyen de l'une des oreilles ft, l'amener vers les entonnoirs ou marrolê D et faire tomber la graine suffisan)ment torréfiée dans des sacs qu'on suspend aux crochets c; l'agitateur £ est destiné à empêcher la çraine de brûler; il est attaché à charnière a la boite coulante F, qui tourne avec l'arbre G, sur lequel il peut pisser. Cet arbre prend son mouvement au moyen de la roue d'angle H qui engrène une 2« roue I, mon*

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