SULFATE DE SOUDE
aujourd'hui à la construction d'une longue coud ui te construite en murs épais de moellons calcaires, et remplie de semblables moellons plus tendres et spongieux, superposés à sec, et de façon à laisser entre eux beaucoup d'interstices libres. Cette conduite aboutit a une cheminée d'appel.
Les vapeurs acides, en parcourant tous les intenralles entre les pierres calcaires amoncelées et celles des parois de la conduite, attaquent le carbonate de chaux, forment du chlorure de calcium soluble, et dégagent de Facide carbonique.
Ce mode de condensation, assez efficace, offrait cependant d'assez graves incoovéniens; les murs, trop promptement attaqués, exigeaient des réparations dispendieuses, et des mfiltrations die liquide acide causaient des éboulemens quelquefois dangereux. Après avoir essayé de garantir les parois de l'action de l'adde par diverses matières, on s'est dernièrement arrêté à la moins coûteuse de toutes et qui parait bien atteindre le but; c'est le mare ou réiiên in leaivage de la soude tnUe (voff. plus loin)» Cette matière, appli-
3uëe en couche épaisse et fortement tassée, ureit et résiste assez Ions-temps, elle ne coûte d^ailleurs rien, puisqu'elle était généralement rejetée hors des fabriques, que l'on était même, en quelques endroits, obligé de la porter au loin dans une décharge publique.
U est convenable de disposer au commencement de la longue conduite précitée un réservoir toujours plein d^eau, afin que les «iz se chargent d'humidité et se condensent plus facilement.
Les dispositions précédentes ont été indiquées et tr^ bien prises par M. Rogier de Septemi»; elles lui ont valu un prix de la fondation Monthyon décerné par l'Institut. Ce prix fut motivé sur la disparition dans la localité des graves inconvéniens de vapeurs acides (]ui naguère attaquaient jusqu'à plus d'une lieue des fabriques les parties foliacées des plantes et rendaient l'air incommode et insalubre à respirer.
On dispose dans les conduites ainsi enduites les moellons tendres de la manière que nous Pavons dit.
Le muriate de chaax qui résuite des procédés (le condensation s'écoule encore dans des lacij puUardê, ruisseaux, fleuves ou à la mer^ vn pure perte pour les fabricaos; cependant rindustrie et 1 agriculture, l'obtenant à très bas prix, pourraient en tirer un parti avantageux en l'employant en petite proportion dans le chantage des grains, pour remplacer le sel dans les mélanges réfrigérans, etc.
Peut-être un jour les emplois du chlorure de chauX'i plus généralisés dans l'économie domestique et dans le blanchiment des pâtes à papier, des toiles, etc.. ouvriront-ils un large d ébouché aux masses énormes d'acide hydrochlorique perdues en ce moment.
Un des inconvéniens de l'appareil dit des basiringuee résulte de l'énorme quantité de vapeurs acides qui se répandent dans les ateliers et incommodent tbrtement les ouvriers, lorsqu'en levant les obturateurs L, M de la chaudière en plomb, on fait tomber, à Taide de râbles, tout le mélançe pâteux d'aride e àc sel încoinplèlcment décomposé, sur
un dallage en grès. La disposition suivante, qui m'a Bien réussi pour un appareil en petit, offrirait sans doute le moyen d'éviter en grand cet inconvénient grave.
Les figures 481 et 48) représentent isolée
Fig. 4SI.
Fig. 4SS.
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i^'ilr^i^.
la 2' partie du four à laquelle se rapporte la disposition ci-dessus vue en coupe et en élévation. A. bouche du four au niveau de la sole et fermée par deux portes superposées; B, chaudière en plomb percée au miUeu visà-vis et près la porte d'un trou circulaire C, dans lequel s'adapte un bout de tuyau bràsé sur le fond de la chaudière, à la soudure forte ou au plomb pur; D, voûte soutenant la sole sur laquelle repose la chaudière; cette voûte , en briques dures à joints très serrés d'argilt réfractaire, est percée pour laisser passer h bout du tuyau C: l'espace ou chambre voûtée E« est garnie a son fond d'une nappe de plomo épaisse, à bords relevés; la devauture de cette chambre est close, U à l'aide d'une barre de fer doublée de piomb G G, soutenant un petit mur en brique F; 2« par une large règle en bois enveloppée de plomb H U, formant le 4" côté de la nappe de plomb, dont le bord est rabattu seulement du côté' de cette devanture; I, tampon ou obturateur d'un seul morceau de plomb très épais, servant à fermer le trou C , durant l'opération : un peu de glaise foulée sous ses bords rena cette fermeture hermétique, et, maintenant le tampon un peu soulevé, laisse une prise facile pour l'enlever à l'aide d'une pince, lors- (]ue la décomposition est assez avancée ; les joints que laisse la règle H, se bouchent à l'aide d'un peu de terre argileuse.
Ou conçoit facilement l'effet de cette disposition; lorsaue l'on veut tirer la matière du four, on enlevé le tampon, puis, à l'aide d'un râble, on amène successivement toute la pâle fluide vers le trou ; elle tombe sur la nappe de plomb en traversant l'espace voûté , sans
Îue la vapeur puisse se répandre dans l'atelier, orsque toute la matière est ainsi retirée du four, on replace le tampon, on charge comme à Tordinaire, et l'opération recommence. La matière tombée et étendue sur la nappe de plomb, s'v fige en refroidissant; lorsquelle est assez dure^ on ôte la règle fermant la devanture ; à l'aide de pinces on soulève et Ton brise en morceaux le sulfate, on le retire au moyen d'un râble, puis on replace la rèeleHH qu'on lute avec de la glaise comme la première fois. Lorsque la portion du four où le sel marin se décompose est en grès dur au lieu d'être en plomb, u est possible d'y achever l'opération en remuant assez souvent au riugard pour éviter la prise en masse de toute la matière.
L'appareil dans toutes ses parties et avec les modifications adoptées, étant bien compris I 1^.1 ce qui précède, nota allons indiquer le* ■ dosages de l'opération et «a marche*
Uatiérw l^o^
^•elmariD . . 400 kil.\ produit 47S k. I acide sulfttrique ( suKatode sou-
I à 50*. . . 600 l de blanc an- ^ y hydre.
Lorsque l'on traite dans cet appareil comme dans les cylindres le sel gemme, il est indispensable de le réduire en poudre très fine, que Ton passe au tamis, afin de multiplier les points de contact. Cette précaution n*est pas utile lorsque Ton traite du sel marin ( dit des marais salans \ Les cristaux de cette sorte de sel résultent de lamelles lâchement agglomérées, entre lesquelles l'acile sulfurique peut s*insinuer, et par conséquent agir sur une surface très étendue ; aussi, pour obtenir ce résultat avantageux, préfère-t-on souvent extraire le sel gemme en le dissolvant et faisant rapprocher la solution saturée ( voy. plus loin Textraction du sel ); on charge le sel dans le four H ( fy. 429 ), on Tétend eu une couche égale sur tonte la surface du fond de la chaudière en plomb, on verse alors l'acide à Taide d'un entonnoir en plomb (placé à l'instant sur une potence en dehors) dont la douille pénètre par une ouverture au travers de la paroi latérale du fourneau, audessus du fond de la chaudière; à l'aide du râble, on mélange l'acide dans toute la masse de sel ; on charge toute la partie D du four, avec du sulfate en morceaux préparé par une décomposition précédente opérée dans la chaudière en plomb, puis on active le feu après avoir clos les portes latérales L,M; plusieurs fois durant le cours de l'opération, on agite avec le ràble afin démultiplier les points de contact. L'acide sulfuriaue peu è peu s'unît âi la soude résultant de la combinaison du sodium avec l'oxigène d*une partie de l'eau, le chlore uni à rhvdrogène se volatilise à l'état d'acide hydrochlorique ou chlorhydrique.
L'action de l'acide sulfurique devient plus vive à mesure que la température s'élève; rMUgmcntation dTu dégagement de la vapeur acide l'indique évidemment. Dès que le mélange étant bien opéré, le dégagement des va- {>eurs n'a plus lieu aussi abondamment, qu'enin l'état defluiditéa diminué, la décomposition trst assez avancée. Si l'on attendait plus longtemps, il deviendrait impossible de faire couler le sulfate et le plomb pourrait fondre. Il est temps de tirer la cuite, soit hors du four sur les dalles extérieures, ce qui offre les inconvéniens signalés plus haut, soit sous l'arche intérieure £ (fig. 431 , 482), en soulevant le tampon I, et ramenant toute la matière dans le trou C. On remet ensuite les choses dans l'état primitif, puis on fait une nouvelle charge.
D'un autre côté le sulfate cassé en morceaux
3 ne l'on a étendu dans la deuxième partie D u four, remué de temps à autre, s'épure en raison de l'achèvement de la réaction de l'acide sulfurique sur le sel à une température graduellement élevée; l'acide hydrochlorique, la vapeur d'eau se dégagent ainsi qu'un petit excès d'acide sulfurique ; quelques matières organiques qui salissaient le sulfate brut se charbonnent, brûlent et laissent un produit plus blanc et plus puf .
FÀBRICATtO^* DES SOUDES ET POTASSES, m. ir.
on obtient ainsi un sulfate contenant à peine 4 à 5 centièmes de matières étrangères.
Les vapeurs d'eau et d'acide hydrochloriqne, mêlées avec les gaz de la combustion, se condensent dans les grande^ jarres en grès da Ï>remier appareil indiqué^ on soutire cet acide orsque les vases sont aux trois quarts ou aux 3uatre cinquièmes pleins, en ayant le soin 'en laisser quelques litres pour &yori&er la condensation ultérieure.
L'acide hydrochlorique ainsi obtenu ne peut atteindre le maximum de la densité, eo raison du mélange de gaz incondensables et de la température et du courant qui s'opposent à une condensation plus complète; il est Î;énéralement plus pur que l'acide recueilli à a suite de l'appareil à cylindres; il est nétoe t>resque complètement exempt de fer, lorsque 'on ne se sert pas de plaques en fonte pour recouvrir la chaudière I en plomb et soutenir la maçonnerie au-dessus. Les briques trë cuites vemUêéeê, le grès dur même, ainsi qw les plaques en fonte, ne résistent pas fort lone-temps à l'action corrosive de la vapeur acide; c'est une des causesr de dépenses asset lourdes dans cette fabrication.
Lorsque l'on se sert des autres moyens de condensation des vapeurs acides, le produit en est perdu et l'on n'utilise alors que le sulfate.
J IIL — Unget agricoles et oommercianx da soIEaie de soude.
M. Mathibu de Dombaslb a fait uae heureuse application du sulfate de soude brut ib chaulage des grains : dans 100 litres d'eau, il fait dissoudre 8 kilog. de sulfate de soude; puis il immerge le grain dans cette solution, et l'en retire pour le mettre en tas.
Alors, et pendant qu'il est mouillé» il 7 ajoute 2 kilog. de chaux éteinte récemment et eu poudre. Le grain étant bien mélangé peat être semé immédiatement. Par ce procédé simple, la récolte de blé est préservée de la carie, quand même on aurait à dessein infecté de froment carié le grain de semence.
Le sulfate de soude s'emploie comme /bsdont. Pour les verreries, celui des cylmrtt donne du verre coloré en vert, parce qu'il contient du fer. Le sulfate des oa^trwgw$ peut servir à la fabrication du verre incolore des gobeleteries.
Les plus grandes quantités de sulfate de soude s^appliquent à la fabrication de la soude* En faisant dissoudre à chaud, déposer et cmtalliser le sulfate de soude, on prépare le » de glaubert et, en troublant la cristaliisatioo, le sel d^epeomy usités en thérapeutique comnie légers purgatifs, et dans la médecine Téténnaire.
Le sulfate de soude peut encore servir poof transformer le chlorure de calcium en !»^ marin, opération utile aux ealpitritTSti quelquefois aux raflineurs de eel.
Applicationê de l'adde Moriwiri^' ^^ acide sert principalement à la fabrication du chlore et du chlorite de chaux; ^extraire le tissu fibreux des os pour préparer la geiitine; à confectionner les eaux minérales gazeuses ; à laver les sables ferrugineux pour la
£n employant du sel marin de belle qualité, I cristallerie; à enlever les iocnisUitions cal