LIV. IV
est connu sous les noms deul brui^ id tnarm, êel de cuisine^ eel comfmin, etc. Les sels anciens sont toujours préférés aux sels nouveaux.
La récolte du sel est d'autant meilleure que la saison a été plus sèche et pi us chaude ;qael-
2uefois elle est presque nulle, si la saison a té très pluvieuse. Alors le cours du sel maria augmente et il s'en fait peu d'expéditions.
$ II . — Exploitation des souroei sal^.
Ces sources résultent de la j^lntion des dépôts salifères ou bancs de sel gemme par les eaux souterraines. L'exploitation s'en fait par des procédés qui varient suivant les circonstances locales, mais qui, généralement, oom- Ï prennent l'évaporation spontanée ou àTair ibre, et l'évaporation à l'aide de combustibles.
Les eaux salines des sources renferment ordinairement du chlorure de sodium, du chlorure de magnésium, du sulfate de magnésie, du sulfate et du carbonate de chaux et quelquefois du carbonate de fer dissous par un excès d'acide carbonique. Dans ce dernier cas, elles laissent former un dépd^ ferrugiiuus abondant au moment de leur sortie du sein de la terre, ou dans les tuyaux de conduite qui les amènent au lieu de l'exploitation, eo sorte que, là, elles sont presque toujours dé-
EouiUées d'oxide de fer. Une partie du ca^ onate de chaux dissous par Facide carbonique se dépose en même temps. Dans la boue 3ui résulte de ces 2 dépôts, croissent souYeut es conferves qui s'y putréfient après leur mort et communiquent à l'eau une odeuriafecte plus ou moins sensible, mais gue l'éiaporation et la cristallisation font disparaître des produits.
l** Des béUimens de gradwOUm.
L'eau étant parvenue dans la saline, on commence son évaporation dans les bâivBM^ de graduation. Ces bâtimens sont des hangars très longs, assez élevés, ouverts & tons vents, et dans lesqueb on dispose des appareils destinés à diviser, pour l'aérer autant qu'on le peut, Teau de source. On se sert généralement pour cela de fagots d'épines amoncelés par couches horizontales en pa^ rallélipipèdes rectangles. On a aussi employé des cordes tendues verticalement dn hant en bas du hangar; quelquefois, enfin, la surfaces évaporantes sont des tables l^rement inclinées. Dans le l*' cas, l'eau qu'on veut concentrer est versée continuellement sur les fagots où elle se divise en couches excessivement minces, court d'une branche à l'autre et se trouve, pendant tout son trajet, en contact avec l'air qm circule an travers des fagots.
Lorsqu'on se sert de cordes, l'eau ruisselle autour d'elles; elle se divise donc encore beaucoup et offre à l'air de nombreux points de contact.
Dans les bâtimens à tables en boii^ ^ ^' bords très peu élevés, deux rangées de cellesci sont disposées sous le hangar. Deux cuvettes sont légèrement inclinées alternative ment, la première dans un sens, la deuxieio^ dans l'autre; à leur partie la plus basse eii
CtlAP. )5«.
SÊL DES Eaux salées.
pratiqué im trou oui permet à l'eau ver- F sëe sur le bout oppose de la tablette supérieure n de tomber dans celle qui est au-dessous, et h ainsi de suite. L'air passe entre les tablettes^ i et, séchant la couche mince d'eau salée qui j
s'y trouve, emporte de la vapeur aaueuse et, se renouvelant sans cesse, accélère Vévaporation.
Les bâtimens de graduation hfagoU d'épineê (fig. 516) ont été «rabord employés en Lom-
Fig. 516.
bardie ; on les introduisit ensuite en Saxe et, CD 1559, ils furent adoptés dans les salines de Bavière ; dès cette époque toutes les exploitations placées dans des conditions convenable» les ont adoptés. Ces bâtimens sont construits avec une cnarpente en bois, ouverte à tous vents, que l'on soutient sur des dés ou sur des piliers en maçonnerie ; ils sont couverts d'un toit en plaucnes qui abrite les fagots et empêche l'accès des eaux de pluie ; ils ont une longueur de 350 mètres environ, sur 8 à 10 <le largeur; leur position doit être étudiée avec soin, sous le rapport de la direction habituelle du vent, dans la contrée. On conçoit que l'air doit les frapper perpendiculairement à leur longueur; il est évident aussi que le mode de distribution des eaux doit être susceptible de changer à volonté, suivant les changemens de directions du vent. On remplit cette condition en plaçant sous le sommet du bâtiment de graduation une rigole offrant une raneée d'entailles sur chacun de ses deux bords; deux planchettes glissant sur chaque côté de la rigole et dans lesquelles des entailles semblables sont pratiquées, laissent couler l'eau, quand d'un côté les entailles de la planchette et de la rigole se correspondent, tandis que le côté opposé ne laisse rien passer. Au moyen de leviers disposés à cet erfet, on peut en un instant fermer l'uu des côtés et ouvrir l'autre en faisant glisser les planchettes entaillées.
On partage la longueur des bâtimens de graduation en deux ou plusieurs sections; la IM reçoit les eaux de la source, la 2* celles qui ont déjà passé sur la l^* et ainsi de suite. Jjesfompeê qui élèvent Teau sont placées ordinairement au milieu du bâtiment et la puisent dans des réservoirs situés vers sa partie inférieure, pour la porter dans les canaux qui la déversent sur les fagots. Ces pompes sont
Eresque toujours mues par une roue hydrauque.
On peut se représenter la marche de l'éva-
riration, d'après ietifrésultatssnivans obtenus Moutiers et recueillis par M. BafiTHisa.
AGAICVLTVBB.