‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 233 sur 239 · AETS DIVERS QUI PEUVENT ÊTRE EXERCÉS DANS LES CAMPAGNES · texte numérisé non relu

AETS DIVERS QUI PEUVENT ÊTRE EXERCÉS DANS LES CAMPAGNES

Dans les 8 titres qui précèdent nous ayons cherché à décrire la plupart des arts qui se rattachent particulièrement à Pagriculture et aui i)euvent s'allier avec rexploitation d'un domaine rural. Dans cette description, nous ayons cru devoir entrer dans des détails techniques de quelque étendue, afin de mieux faire comprendre le but et les moyens d'exécution de ces divers arts, les perfectionnemens qui leur ont récemment été appliqués et enfin les avantages et les profits qu'ils procurent quand ils sont exploités d'après les procédés les plus accrédités ou les mieux entendus.

Mais il existe une foule d'autres industries plus humbles qu'on peut exercer avec profit dans les campagnes, et un grand nombre d'oceiifMiU'ofM fructueuses que peuvent se créer les petits cultivateurs et oui vont faire l'objet d'un examen rapide dans le présent titre. Ces industries ou ces occupations, que celui qui exploite un domaine de quelque étendue est la plupart du temps forcé de négliger, parce

3ue les travaux des champs, la surveillance es serviteurs, la vente des produits l'occupent exclusivement ou parce qu'il peut faire un emploi plus avantageux de son temps et de ses capitaux sont au contraire une ressource précieuse pour les petits cultivateurs dont les travaux des champs n'absorbent pas tous les momens, surtout pour ceux qui ont contracté l'habitude d'une vie active et laborieuse et qui élèvent leur famille dans l'amour de Tordre, de l'économie et du travail.

Plusieurs de ces arts exigent, pour donner quelques bénéfices, un travail soutenu, une extrême économie dans la main-d'œuvre et une persévérance dans le travail qu'on ne rencontre pas dans tous les lieux et chez les ha-

bitansde tous les pays; mais aussi, quand ils sont exercés avec intelligence , ils nécessitent une faible avance de capitaux et peuvent améliorer sensiblement la condition des plus pauvres familles.

On ne doit pas s'attendre à trouver ici une description détaillée de tous les arts dont les petits cultivateurs pourraient entreprendre

suivant les localités, les goûts et les mœurs des habitans ou par suite de la mode ou des améliorations successives introduites dans l'état social des populations; mais nous signalerons de préférence ceux où les travaux , faciles d'ailleurs à conduire et à diriger, peuvent être pris et abandonnés à plusieurs reprises dans la Journée, sans préjudice pour la bonne confection des produits, ceux qui s'exercent sur des matières 1*^ qu'on a généralement sous la main, et qui trouvent un écoulement facile, sûr et abondant, un marché presque toujours ouvert et dont le prix ne varie que dans d'étroites limites. Nous aurons soin de citer fréquemment les populations laborieuses de nos campagnes qui se distinguent par tel ou tel genre d'industrie, pour engager celles qui ne marchent pas encore dans cette heureuse voie à imiter leur exemple, si elles veulent accroître par ce moyen leur bien-être et leur aisance. Enfin, nous terminerons ce chapitre en indiquant aux classes pauvres des campagnes quelaues occupations qui pourraient diminuer leur détresse et les soulager dans leurs besoins

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