TRAVAUX DIVERS
La fidyrication des jamii ^m4àn$^ tels que poapëes eo papier mAchë mates et Ternies on en peau ooiirrées de son, celle des yanx en email qu'on leur applique aujourd'hui, celle des raquettes en cordes à boyau, des Yolans, des toupies et sabots pour les enfaos, des objets en étain, en fer-blanc, en bois peint, en peau, en carton, etc., peut, quand on met dans la confection de ces objets le
tout convenable, donner kuà un débitasses tendu.
Rien ne serait plus aisé dans les campagnes qne de fabriquer des eage$ en oiier ttmjU aarckal^ dont on se sert pour retenir captifs des oiseaux ou autres petits animaux domestiques. A cette fabrication on ajouterait celle des souricières, ratières, pièges et trébuchets divers propres à prendre les animaux nuisibles. Un petit nombre d'outils, un peu d'attention et de soins suffisent pour réussir dans cet art simple et modeste.
La fabrication de coàUurs diverses tirées du r^ne v^étal ou minéral, quand on est à proximité des lieux qui fournissent les matières l'*s pourrait être entreprise avec quelque succès dans un assez grand nombre de localités. Nous nous dispenserons d'indiquer les couleurs qu'on pourrait ainsi préparer et les moyens les plus simples de fabrication qu'il conviendrait d'employer, parce que notre but n'est ici que d^éveiller sur cet objet l'attention des hommes industrieux de nos campagnes.
Depuis quelque temps on fait dans l'économie aomestique en France un grand usage de farine de racme$poiagère$ et de Ugwmêe cuiU propres à faire des purées et des potages en un instant. La fabrication de ces farines ne parait pas ni difficile, ni compliquée; elle peut s'exercer sur des produits qui sont sous la main du cultivateur et faite avec le soin convenable, elle pourrait sans doute procurer des bénéfices. On pourrait aussi se livrer avec succès à la préparation de la farine de ehâtai^ gne$ ctitles, à celle des gruaux^ des orges per- Uee, des grainee dieortiquéee, de la farine de glands, qui entre aujourd'hui dans la composition de diverses préparations alimentaires, des polentas^ etc.
Les faux-^U, qui servent à maintenir les cravates et qui sont aujourd'hui un objet essentiel dans l'habillement des hommes dans les villes, pourraient faire aussi l'objet d'une petite fabrication. Ces cols consistent en général en 3 bandes de toile superposées et entre lesquelles on place verticalement et de distance en distance^ pour leur donner de la consistance, de petits paquets de S, 4 ou 5 soies de sanglier, des morceaux minces de baleine, ou des ressorts À boudins très fins, etc., qu'on maintient en place en piquant la toile entre chaque paquet, morceaux ou ressortfi et en y passant un fil un peu fort. £n cet état les cols sont découpés sur les bords suivant la forme voulue, puis bordés avec une iMinde de peau qui empêche les corps contenus entre les 2 toiles de glisser au dehors.
Vemballage et la conservation des objets de minage exige une foule de petits objets mobiliers en bois, en cuir, en toile, en étoffes diverses, en carton et en papier, dont la fabrication, au moins pour quelques-uns, pourrait fort bien occuper les loisirs des gens de la campagne; seulement il faudrait faire choix de ceux oui sont le plus aisés à établir, qu'on peut espérer placer le plus sûrement et qui peuvent se transporter sans trop de frais à des distances plus considérables.
Ai^ourd'hui les femmes font usaee pour se garantir de la boue et de rhumidite d'une sorte de chaussure qu'on appelle socques ^ et
3ui consiste en une semelle de bols, de cuir ou e liège, brisée par une charnière et sur laquelle sont cloués un talon, qui empêche le socque de sortir du pied en arrière, et d'une demi-empeigne qui retient le pied en avant. Le tout est fixé sur le pied au moyen d'une bride en cuir qui s'ouvre et se ferme par une boucle ou tout autre mécanisme. La fabrication du bois ou semelles des socques, et même celle des socques complets, n'offrant aucune difficulté, nous parait un travail très propre à occuper les bras des gens de la campagne pendant les jours d'hiver.