ZER
Autriche (Carinthîe), vaches dc
Murzthaler de 375 Wl. poids vivant ; bonne nenrriture à l'étabie
(BCBGBB). ^ I5S4 42.85
lfo/la/v<le(dansle bas pays), vaches
de grande taille ; riches pâturages
d*été et bonne nourriture d'hiver
à rétable, estimée à 12 kH. 4o de
foin (ScnwER2). 1932 42.45
Prusse (Mœffîin), vaches de race in»
déterminée ; nourriture à retable,
Terte en été et égale A 10 kil. de
foin sec ; sèche en hiver et égaie k
9 kil. 40 de foin (Thabb). 1505.50 41.82
Suisse ( Hof wyll). vaches de la plus
grosse taille, de 600 kil. et plus 1 poids vivant ; nourriture à retable à discrétion, évaluée à 17 kil. 5
defoinseG(n'Aiir6BViLi.B). 2602 41.60
Smisse (Hofwyll), vaches de 600 kiU
poids vivant; nourriture à Tétable
éqoivalant à 14 kilog. foin sec
(SCHWBBZ). 2097.60 40.75
France (Lompnès, Ain), vacbes de
petite Uille, de 275 kil. poids vi-
Tant; Benrritnra à l'étabie» bon
Ibitt à raison de 6 kil. 31 par jour
(D'ANOBVILLB). 'àVo 39.60
France (RovUle, Meurtbe), vacbes du pays, de moyenne taille ; nourriture, 10 kil. de foin par Jour (Mathieu na DOMBASLE). 1416 38.80
Sajte (AUenbourg ), vaches du pavs, de forte taille ; nourriture s ré- Uble équivalant à 14 kil. de foin (SCBMALZ). 1950.40 37.80
Suisse, terme moyen, vaches de 450 à 500 kil. poids vivant \ nourriture a retable, 12 kil 50 de bon foin (n*AllGBVlIXB). 1700 37.30
MOTBlfHB.
D'après ce tableau on voit : 1* que, terme moyen, une vacbe choisie, bien soignée et nourrie convenablement au pâturage ou à rétable, quelle que soit sa race ou sa taille, doit rendre environ 40 lit. de lait pour 100 kilog. de bon foin sec consommé ou l'équivalent en autre nourriture; 2* au'une vache de taille moyenne, bonne laitière et bien nourrie, doit donner environ 1800 lit de lait pendant le cours de Tannëe. Or, on sait que, terme moyen, les vaches ne fournissent guère du lait de bonne qualité que pendant 40 semaines ou 280 jours; ce oui donne 45 lit. par semaine ou près de 6 litres et demi par Jour.
Cette fuantité de lait fournie journellement varie beaucoup avec le pays, le climat, la nourriture, la race et surtout la saison.THAEa, par exemple, estime que les vaches des environs de Berlin, et dans les établissemens ruraux les mieux dirigés, ne donnent que 4 lit 68 de lait par jour. Les vaches des environs de Londres en moyenne en fournissent 5 lit; et, suivant M. Grognibb, celles des montagnes du Lyonnais, qui ne reçoivent qu'une chétive nourriture en hiver, 3 lit. seulement, quoique de race bressane. Dans d'autres localités les vaches rendent moins encore quand elles ne reçoivent pas des soins atlenufs et une nourriture same et abon* dantcD'un autre côté, dans les pays les plus favorables à la santé de ces animaux, dans ceux où on les choisit de bonne race et féconds, où on leur donne une nourriture abondante et de bonne qualité, et où ils sont dirigés et soienés avec sagacité, on obtient, surtout dans la saison la plus favorable, des produits bien supérieurs. Les meilleures vaches laitières des environs de Paris, Lyon, Londres, etc., donnent par jour 8 à 10 lit de lait au moins; celles de la Campine, 14 à 15 ( ScHWBEs). Les fermiers flamands, qui procurent à leurs vaches en hiver une bonne nourriture cuite, ou des résidus de brasseries en quantité convenable, et de bons pâturages en été, obtiennent de chacune 18 à 21 lit, et au-delà (Ablbrobgk). M. d'AngbviLLB cite des vaches suisses qui donnent M lit, et M. AiTON assure que les bonnes vaches hollandaises, du poids de 275 à 350 kil., donnent 10 à 12 lit 2 fois par jour, et davantage quand elles sont nourries avec des résidus de distilleries. Les bonnes vaches normandes du même poids donnent, dans les bons herbages de la vallée d'Auge, 24 lit et au-delà depuis le commencement de mai jusqu'à la fin de juillet, et 16 litt depuis cette
ëpoqne jusqu'à la fin d'octobre. M. W.Craiip, dans le comté de Sussex, a possédé une vache qui pendant 8 années a fourni, terme moyen , 6,640 lit. de lait par an et jusqu*à 25 Ut. par jour pendnnt les mois d*avril et de mai. La race anglaise de Teeswater donne communément SOlit., et dans le comté deSuffotk les vaches,quî sont de petite taille, mais excellentes laitières, donnent pendant 2 ou 8 mois 22 à 23 lit., les bonnes 27 et les meilleures 36 lit au commencement de juin (ARTH.YoinfG).T]iJkER croit €^ue 28 lit. est la plus grande quantité fournie par des vaches nourries à retable. M. DE Crud fait mention de vaches q^ui à Tétable ont atteint 40 lit., mais qui étaient des individus remarquables par leur haute stature el leur fécondité. Enfin Thabr dit que des personnes dignes de foi lui ont assuré que certaines vaches rendaient dans les meilleurs pâturages des contrées basses, de 42 à 47 lit. dans le moment de la plus grande abondance.
Une brebis de 2 à 3 ans, soumise 2 fois par jour à la mulsion, donne journellement du 20 avril au 18 juillet 375 à 400 grammes de lait par jour, et en moyenne pour Tannée 36 à 40 lit. rScHWERK).— Les bonnes chèvres bien nourries au vert peuvent, pendant 4 à 5 mois, donner 2 à 3 lit. de lait par jour.
IL Beurre, — La quantité de lait nécessaire
{>Qur faire un { kilog. de beurre, dépend de a richesse du lait, de la manière de former et de recueillir la crème, et de la méthode adoptée pour le battage. Nous consignerons ici les résultats obtenus dans divers pays par les méthodes les plus usuelles.
Lhni.
SeUzbourg, dans les Alpes (Burger), 9. »
Suisse f lYauteS'Mpes (BM^FNEn), 9.75
>Y/i^/ffrffrr<f,bonne8 vaches de Dcvonshirc, 10. » France^ RoviJIe, vaches nourries de regain et 2 livres de tourteaux de graine de lin, fo à If lit. moyenne (Mathieu de Dom-
BA8LE), f0.50 jineleterre , Susscx ( W. Gramp), 1 1 .35 Sutsse^ Uofwyll (Sghwerz), 13. »
Suisse (DiCK ) , moyenne, 1 3 . 25 Saxe^ Altenbourg (Schmat.z), 13.30 Weimar (baron DR Reidesel), I4. »> irur/emA^r/f (Pabst), moyenne, 14. »
Prujxff (Thaer), moyenne, 14.05 Voigtlarul (Sghvveitzer), 14.50 Hoistein (Lengerke), moyenne, 14.70 Saxe'Basse (Meyer), moyenne, 14.70 Belgique (Scitwbre), moyenne, 15. »
y^/i^/0£«rr«, Gloucester, moyenne, 15. »
Flandres (Aelbrobck), 15 à 16, moyenne, 15.50 France^ Rovilte, vaches nourries au foin et 30 kil. de résidus de distilleries de pommesde-terre (Mathieu deDomrasle), 16 à 18, nrtiyenne, 17.
Suisse , Claris (Stbinmuller). 1 7 .60 Saxe^ Mark (Gérike). 18.40 Suisse, Hofwyll (Schubler). 19.50
Moyenne,
14 lit.
Ainsi terme moyen on doit compter gne 14 lit. ( 15 pintes ) de lait sont nécessaires pour obtenir 600 grammes de beurre délaité convenablement. Un lait dont il ne faut que 9 à 10 lit. pour faire la même quantité de beurre est d'une très-grande richesse, et on en rencontre plus communément qui en exigent 16 à 17 litres.
Plusieurs agronomes ont fait connaître la
UV. IV«
quantité de beurre fàumie par jour par les vaches. Ainsi , dans le Devonshire, on estime terme moyen que les vaches ordinaires donnent 226 gram. (7 onces 8 gros) de beurre par jour; à Epping,dansleSussex, cette quantité varie suivant ta saison, de 258 à 389 gram. ( 8 onc. 3 \ gros à 12 onc. 6 gros), et en moyenne s'élève à 343 gram. (11 onces). Dans la Campine une vache bien nourrie donne 430 gram. (14 onces) par jour (Schwbrs). Chaque vache hollandaise au pâturage donne près de 500 gram. ( 1 liv. ) ( AiTmi ). Une vache normande dans les bons herbages en donne autant, et les meilleures jusqu'à 4| kil. (9 liv.) par semaine. Quelques cultivateurs flamands évaluent à 650 gram. (1 liv. 5 onces 3 eros) le beurre qu'une bonne vache peut produire enun jour,et il y en a qui en donnent 860 gram. ( Aelbroeck ). M. ScHiVERK Cite une Mnne vache hollandaise qiii pendant 6 jours qu'il l'observa donnait 1 kil. de beurre par jour.
Cette manière d'estimer le produit d'une vache est peu rigoureuse, parce que le produit par jour varie avec la saison , l'état de santé de l'animal, la température, etc., et bien d'autres circonstances imprévues. Il y a plus d'exactitude à faire connaître le produit annuel, ainsi que plusieurs praticiens instruits en ont donné l'exemple. — Dans les environs de Berlin les vaches rendent terme moyen par année 44 kil. de beurre (Thabr ); celles du Holstein, 37 à 52 kil. (Langbrke); à Roville, environ 50 kil. {Mathieu hb Dombasle); les vaches de Suffolk, dans la laiterie du duc de Bichmond, 60 à 67 kil.; en Angleterre, terme moyen 68 kil., et les bonnes vaches 82 kil.; en Hollande 70 kil.; en Flandre , terme moyen avec une nourriture peu abondante, 65 kil., avec une nourriture plus copieuse et meilleure, 86 kil.; à Epping, des troupeaux mélangés de vaches des races de De von, Suffolk, Leicester, Holderness et d'Ecosse, 96 kil. ; savoir, 70 kil. 70 pendant 26 semaines, et 25 kil. 80 pendant 14 semaines. Dans les Polders de la Belgique et de la Hollande, les bonnes vaches donnent jusqu'à 130 kil. de beurre par an (Sghwbrz). Enfin M. W. Champ de Lewes, dans le comté de Susscx, a eu une vache qui pendant l'espace de 8 années a donné 1952 kit. de beurre, ou 244 kil. par an, terme moyen.
En calculant sur 1800 lit. de lait comme produit moyen d'une vache , et 14 lit. pour produire 500 gram. de beurre, on voit qu'en moyenne une bonne vache doit donner environ 64 kil. de beurre par an.
in. Crime, La quantité de crème contenue dans le lait est extrêmement variable, et nous avons fait connaître les causes des variations qu'elle présente. La pesanteur spécifique ne peut donner aucun indice à cet égard , et Schurler a trouvé , par exemple, qu'un lait de 1,031 de pesanteur spécifique contenait 19 pour cent de crème, tandis qu'un autre lait qui pesait 1,034 n'en contenait que 7 pour cent. Cette crème elle-même, pnse à différentes époques de l'année, chez divers animaux, dans divers pays, est bien loin de posséder la même ricnesse. M. BbrzAuvs n'a retiré en Suède que le tiers du beurre recueilli en Suisse parScHCBLER d'une même quantité de crème. En moyenne, on peut es-
PRODUITS Et PtlOFitS DE LA tAltERIE.
tiiner à 16 pour cent en Tolume la quantité de créroe nne qu'on récolte sur le lait de ▼aches de bonne race et bien entretenues, et
3ue 15 lit. de cette crème donnent 8 kil. 57 e bearre, c'est-à-dire qu*il faut 2 lit 08 de crème pour obtenir 500 gram. de beurre. Dans les expériences sur ta température la
S lus convenable pour battre le l>eurre, de [M. J. Barglat et Al. Allan, on a trouvé 3 ne M lit. 15 de crème, du poids spécifique e SU gram. au litre, ont donné 18 kil. 375 de beurre, ou que 2 lit. 04 de crème ont foami 500 mm. de beurre. Dans d'autres expénences faites par miss Braoshaiv dans le comté de Sussex, 1 lit. 50 de crème a suffi pour donner 500 gram. de beurre.
IV. Froma^ et seraL — Pour j>roduire un poids donné de jTomage, on emploie des quantités très-diverses de lait. Cette quantité dépend des animaux, des soins qu'on leur donne, de U saison, des herbages, de la qualité de la nourriture qu'on leur administre, du mode de fabrication des fromages , de leur état , leur nature, leur espèce, et de beaucoup d'autres circonstances d'autant plus difficiles à apprécier qu'on manque d'expériences précises sur cette partie de l'industrie agricole. En Suisse, on calcule ordinairement qu'il font pour fabriquer 1 kil. de fromage, façon Gruyères, de
9 à 12 lit. de lait pour le iW>mage gras ;
13 à 16 pour le fromage mi-gras ;
15 à 18 pour le fromage maigre ;
20 à 80 litres de petit - lait pour 1 kilog. de serai (Pabst).— 1998 lit. de lait envoyés en fruitière ont produit 135 kil. de fromage (14 lit. 80 de lait pour 1 kil. de fromage), 88 kil. de beurre et 88 lui. de serai (C. Lullik).-— 915 lit. de lait mis en fruitière à Lompnès, départ, de l'Ain , représentent 89 kil. de fromage gras (10 lit. 28 de lait pour 1 kil.de fromage), façon Gruyères, poids de vente, et 22 kil. de serai pesé à un mois de la fabrication.— Dans le comté de Gloucester, on calcule aue 454 lit. 84 de lait frais donnent 50 kîl. 82 ae fromage dit double Gloncester, l'* qualité (8 lit. 94 de lait pour 1 kil. de fromage), et 2 kil. 27 de beurre de petit-lait, ou bien 15 kil. 41 de beurre, et 33 kil. 55 de fromaee de 2« qualité (13 Ht. 75 de Lait pour 1 kil. de fromage).— Un litre de lait donne un peu moins d'un fromage et demi de Ifeufchàtel salé de 120 à 180 gram. (DssjoBBmTs). — Le lait de brebis du Larzac donne 20 p. 0/0 de fromage, et 20 kil. de lait donnent un fromage de Roquefort du poids de 4 kil. (GiROV ns Buzarbingubs). Quant au poids tot€U de fromage qu'une vache peut donner annuellement, il varie suivant la proportion et la richesse du lait qu'elle fournit et par les mêmes causes. Le poids total en moyenne du fromage donné par chaque Tache sur les montagnes d^Aubrac (Aveyroa) est de 62 kil., celui du beurre de 8 kil. 5 (Giboit). Nous avons déjà vu que les petites vaches de M. b'Angbville, dans le départ, de TAin, ne donnent en fruitière aue 89 kil. de fromage et 22 de serai.— Dans le Jura, on calcule que pendant les 6 mois d*herbe les vaches procurent 90 kil. de fromage façon Gruyères , et M. BùNAFOvs dit que 100 kil. sont le produit annuel moyen de chaque vache dans le pays de Gm/èreS' — T>ans un tronpeau des mieux
soignés, qui ne Msait pas d'élèves, et ne se recrutait aue de bêtes achetées, et par conséquent cnoisies, qui était abondamment nourri à Técurie de fourra^ de T' qualité, M. C. LuLLiN a trouvé, en Suisse, que chaque vache en fruitière a rendu 2,219 lit. de lait, qui pouvaient fournir 150 kil. de fWimaj^e façon Gruyères, 42 kil. de beurre et 100 kil. de serai.— Dans le Cantal, la belle race des vaches de Salers donne au moins 100 kil. de fromage, et on en voit qui en donnent 150 kil. et même davantage. Les autres vaches du Cantal, étrangères à cette race, donnent de 65 à 70 kil.; les moindres de toutes, celles de Murait, en donnent à peineOO, et très-peu n'en fournissent que 50 kil.(GBOGNiBR).--£n Angleterre, cette quantité varie suivant les districts à fromages; quelques fermiers considèrent 125 kil. comme le produit annuel et moyen ; d'autres lefont monter jusqu'à 200 kil. M. RuDGB, dans son rapport sur l'agriculture du Gloucester, établit que dans ce comté le produit annuel est de 175 à 225 kil., et que le produit moyen d'un troupeau de 20 bétes est 200 kil. par tête. D'un autre côté, Mabsball assureque dans les contrées du centre de l'Angleterre ce produit ne dépasse jamais 150 kil. quand le lait est écrémé, et qu'en moyenne on ne compte guère que sur 100 kil. —Dans les fermes du comté de Chester qui ont 25 vaches, on fait pendant les mois de mal, juin et juillet, un fromage de 27 à 28 kil. par jour. —En Hollande, suivant les fermiers, chaque vache donne 1 kil. 50 à 2 kil. de fromage de Gouda par jour, et 30 vaches fournissent environ 150 kil. de fromage de lait écrémé de Leyde parsemaine (J.Mitchbli).— On évalue, dans le Larzac, à 8 ou 9 kil. la moyenne du fromage fourni par chaque brebis (Gibou). — Les chèvres du Mont-d*Or donnent pendant
6 à 7 mois de l'année aii moins 2 fromages de ce nom par jour (Gbognibb). Tandis que les chèvres laitières du dép. des Hautes- Alpes, qu'on ne trait aue dans la saison opportune, ne donnent, 1 une portant Tautre, que
7 i kil. de fromage chacune par an (La-
nOUCBTTB ).
V. Beurre de petit-lait, — Il n'est pas facile de déterminer la quantité de beurre que peut donner le petit-lait, parce qu'elle dépend de la nature du lait, des soustractions de matière butireuse et des transformations que les manipulations lui ont fait subir avant d'être transformé en sérum. Suivant Twamlev et d'autres aj^nomes, en Angleterre et en quelques localités de la France, etc., on a remarqué qu'il fallait 100 lit. de petit-laitvert pour donner 1 kil. de beurre.>-£n Hollande, on compte que chaque vache donne 448 à 672 gram. de ce beurre par semaine; et, suivant M. Dbs- MABBTS,20 vaches, en Auvergne, donnent environ 50 kil. de beurre de petit-lait dans l'année.—Dans des expériences failes avec soin en Allemagne, et rapportées par M. Pabst. on voit que 80 lit. de petH-lait n'ont donne en hiver que 117 gram. 50 de beurre (260 lit. pour 1 kil. de beurre )j mais qu'en été on a retiré 176 gram. (170 lit. pour 1 klL) de la même quantité de petit-lait.
YI. Quelques autres faits observés, et qui se lient à Téconomie de la laiterie, serviront peut-être à faciliter les calculs de cette braa«
UV, IT«
che de rînduslrîe agricole, et à leur donner plus de précisioD. — En Angleterre, on a reconnu que 735 lit de lait produisent dans un ^eau une augmentation de poids de 50 kil. Cette augmentation a lieu en 7 semaines, époque à laquelle on le livre ordinairement au lioucher, et sa consommation en lait a lieu dans le rapport suivant: r* semaine, 45 lit.; 3*, 73 ; a%90;4«^110;5%135;6M87:7M46:total,736.
On considère également, dans le même pays, aue l'étendue en prairies ou en herbacés prdinaires nécessaire pour ajouter 50 kil. en viande an poids d*un bœuf, employée à nourrir une vache, fournirait 1500 lit. environ de lait, qui, convertis en fromage, en donneraient 95 kil., indépendamment de la quantité de chair qu*on obtiendrait en nourrissant les cochons avec le petit-lait.— Le nombre des porcs qu'on peut engraisser avec les résidus d'une laiterie dépend de la nature de ces résidus, et suivant que c'est du lait écrémé aigri, du lait de beurre ou du petit -lait. On a trouvé par expérience, en Angleterre, que 3 vaches suffisent pour entretenir un porc ^e 3 ans de lait aigre écrémé, jusqu'à ce qu'il sort mis à Tengrais, et qu'il en faut 4, dans la saison favorable, pour porter un pore de 30 kil. à 130 kil., ce qui fait 35 kil. par vache, qui allaite en outre son veau. Ouand on ne donne aux porcs que le lait de beurre ou le petitlait, on leur en administre 10 à 13 lit. par jour. En Auvergne, on entretient avec le pelit-lait un nombre de porcs égal au tiers de celui des vaches ( Gbognier), et dans les fruit ières suisses, 1 3 porcs pour 100 vaches (C Luii-
lin), etc. D'après les résultats d'essais
nombreux, on peut admettre en principe que le poids du foin et de la paille consommés en nourriture, et celui d'une litière qui, en absorbant toute l'urine , n'excède cependant pas les besoins, sont doublés dans leur transformation en fumier. (TuikBR.)
$11.^ Profits de la laiterie.
Avant de donner des exemples de la manière dont doivent être calculés les dépenses et les profits d'une laiterie, nous rappellerons ici en peu de mots quelques principes généraux qui servent à les assurer ou à les étendre, ou à faire mieux apprécier ceux qu'on est en droit d'attendre d'une bonne administration.
Pour retirer des bénéfices d'une laiterie, on aura donc égard aux conditions suivantes :
1" La localité. Nous avons déjà dit (p. 1") que c'était elle qui servait à déterminer sous
3uelle forme il était le plus avantageux de ébiter les produits de la laiterie. Mais cela ne suffit pas encore, et il faut de plus que, dans cette localité, il y ait pour ces produits un marché toujours ouvert, placé à une distance modérée, d'un accès facile, où l'on trouve en tout temps un écoulement prompt des denrées de ce genre, à un prix satisfaisant et qui ne subisse pas des variations trop étendues dans le cours de l'année.
3^ Des animaux de choix. C'est une condition fort importante ; et un fermier soigneux doit bannir impitoyablement de ses etables toute vache qui n'est pas bonne lai- 1 tièreyquicooaomme au-delà de ce qu'elle I
rapporte ou ne paie pas ta nourriture. Il en fera de même pour celles qui donnent des produits de mauvaise qualité ou peu riches en principes.
9* La perfection des produits. En général on doit s'efïbrcer de fabriquer des produits excellens, parce que, sans coûter beaucoup
Elus de travail, ils peuvent se débitera un prix ien plus élevé, et que leur réputation peut les faire rechercher au loin, c'est-à-dire dans un marché beaucoup plus étendu. Néanmoins il faut souvent consulter à cet égard le goût et les caprices des pays environnans où s'écoulent ces denrées; mais il est toutefois certain qu'une bonne fabrication étend toujours la consommation.
4** Le bon marché de la nourriture. U faut s'efforcer, par tous les moyens, de diminuer le prix de la nourriture, qui ne doit pat toutefois cesser d'être saine et abondante. C'est ainsi qu'on doit rechercher avec empressement les résidus des féculeries, des fabriques de sucres de betteraves, des distilleries, etc., dont le bas prix procure une nourriture économique aux anunaux et favorable à la production du lait,
5*^ La conaition de l'éducateur. J«e fermier doit être propriétaire ou au moins locataire des pâturages ou terres qui servent à la pâture des vaches ou à la production des denrées qu'elles consomment; et il doit s'acheter à lui-même l'herbe, le foin, ou autres denrées consommés par ses animaux, au prix de la ferme ou de revient, et non pas au
f>rix du marché, comme on le fait généraement par erreur quand on établit le compte des frais et recettes de la laiterie. — Ceci demande une explication. Un cultivateur ne retire généralement de bénéfice des produits de son exploitation que lorsaue ceux-ci, portés sur le marché, passent aans d'autres mains. Or, le foin consommé chez lui ne doit pas, quand il se l'achète à lui-même, lui procurer ce bénéfice; et s'il vend son foin au prix du marché, puis qu'il vende ensuite son lait avec avantage, il aurait eu un double bénéfice de ses avances, ce qui est difficile, ou au moins ce ()ui arrive rarement. Il faut donc qu'il choisisse entre le bénéfice qu'il peut faire sur le foin ou celui que lui procurera le lait, après que le foin aura été vendu au prix de la ferme ou de revient et converti en lait ; en un mot il ne doit réaliser des proËts qu'après que les produits de sa ferme, soumis par lui à diverses transformations, auront été apportés sur le marché, et passeront dans d'autres mains qui le rembourseront avec avantage de toutes ses avances. Cette observation mérite attention, parce que, faute d'y avoir eu égard, plusieurs agronomes ont à tort constitué en perte le compte de la laiterie dans les établissemens ruraux dirigés, du reste, avec sagacité.
6** Consommatwn sur lieu. Il v a presque toujours beaucoup d'avantage a faire consommer dans la ferme, surtout par la famille et les serviteurs, la plus grande quantité possible de laitage, qui remplacera avec avantage d'autres objets de consommation d'une valeur plus grande, ou qu'on ne peut se procurer qu'à un prix plus élevé et argent comptant
GOTfSIDÉRATIOIfS SUR LES DÉBRIS DSS ANIMAUX.
Nous alloDS présenter ici, pour exemple, le détail des depensex et des promis, pendant une ann^e, dans uu établissement de laiterie aux environs de Paris, où tout est conduit avec économie el intelligence, et qui débite journellement son lait dans la capitale.
Dépenses,
30 vaches du poids moyen de 800 kil., ^ raison de 250 fr., prix moyen par tôte, au total 5,000 fr.
1** Intérêt de cette somme h raison de 5 p. ''/o par an 250
2" Intérêt de cette même somme pour chances, maladies, épizooties et dépérissement annuel à raison de 10 p. «/o par an • 600
3* Nourriture tant en foin qu'en fourrage vert, racines, tubercules et résidus de fécnlerie à raison de 5S c. parjour et par tête de vache 8,869
4"* Paille consommée et litière, à raison de 3 kil. par jour et par tète, et au prix de 18 fr. les 500 kil. ... . 784
S** Loyer de la vacherie, de la grange, de la laiterie, impôt compris. ... 450
6** Ustensiles divers pour la laiterie, à raison de 300 fr., intérêt de cette somme à 20 p. */« pour détérioration, casse, etc 60
7" Un taureau coûtant annuellement en nourriture, intérêt du prix d'achat compris 160
8* Un vacher et une servante pour la laiterie à raison de 150 fr. chaque par an ,. 800
9* Nourriture de ces deux serviteurs sur le pied de 70 c. par jour . 511
10"* Soins du vétérinaire, médicamens, etc • 120
11* Sel pour les vaches à raison de 30 gram. (1 once) par jour et par vache 110
12** Frais de transport du lait. • • . 226
Total des dépenses.
Par tête de vache. • Recettes,
200 voitures de fumier frais de 600 kil. chaque à raison de 1 fr. 75 c. 850
20 veaux vendus après leur naissance à raison de 10 fr 200
37,284 litres de lait débité à Paris à raison de 30 c. le litre 11,170
Total des recettes.
Dépenses. ••••«.
ProfiU, 4,380
Par tête de vache. • • • 219
Nous puisons un second exemple dana Texcellent mémoire que M.Groonibr a donné sur le bétail de la Haute-Auvergne, et particulièrement sur la race bovine de Salers. Cesanimaux,généralement d'une belle taille, sont dirigés sur les montagnes ou pacages vers la fin de mai, et en descendent vers les premiers jours d'octobre. Après y être restés ainsi pendant environ 160 jours, ils redescendent dans les plaines et sont introduits dans les prés, où ils restent la nuit comme le jour pendant environ un mois. Ils rentrent ensuite à l'étable, où Thivernage dure 4 | .^ 5 mois, au bout desquels ils sortent pour pâturer pendant un mois les mêmes prés qu'à l'automne avant de se rendre sur la montagne.
Une bonne vache de montagne, & Salers, vaut 130 fr., dont l'intérêt à 10 p. */•, y compris les chances et non-va- fr. leurs, est de 13
25 quinttfux métriques de foin pour l'hivernage, récoltés sur les propriétés du pasteur, à2îv, le quintal n^ié trique, 50
Estivage ou pâture sur la montagne, sur la propriété du pasteur. ...... 13
Dépaissance dans les prés pendant environ 50 jours aux mêmes conditions 14
Sel 10
Total des déboursés.
Produits,
Un quintal métrique de fromage /^roduit sur la montagne, 90
Un veau que la vache nourrit seule jusqu'à 2 mois 30
plus-value du veau que 2 vaches nourrissent sur la montagne tout en faisant du fromage, 40 fr.; pour chacune. .... 20
Beurre de montagne ou de petit-lait. 6
Nourriture d'une portion des cochons attachés à la vacherie 6
Fumier pendant l'hivernage 15
Production du lait pendant l'hivernage 5
Lait qu'on tire avant la mise^bas à Pétable 5
Total dn produit 177
Déboursés • • 100
Balance en bénéfice, ou produit net d'une vache à Salers 77