L'ÉDUCATION DES POULETS. W
avec un corps dur. Dès que cela est fait, les efforts du p<iulet suffisent pour séparer l'une de l'autre les deux parties de la coçiuille.
Quelquefois l'introduction de l'air dans la coquille a séché les portions du blanc de l'œuf qui humectait les plumes appliquées contre la membrane, et le poulet se trouve fixé à sa place; pour le tirer oe cette position, on peut briser la coquille en morceaux; mais il vaut mieux, pour ne pas le faire souffrir, mouiller avec le bout du doigt ou avec un linge fin , légèrement humecté, tous les endroits où le duvet est collé ; le poulet se dégage alors lui-même*
5 lY.— Premiers soins à donner aux poulets.
Les poulets nui viennent de naître dans les fours, les couvoirs ou les étuves, s'j ressuient peu-à-peu, et au bout d'une heure ou deux cherchent à faire usage de leurs jambes. Pour qu'il ne leur arrive aucun mal, on les dépose presque aussitôt dans une boite ou un panier de forme indifférente, qu'onreplace dans le four, l'éluve, ou la mère artificielle, où on peut les laisser ainsi 24 ou 36 heures sans songer à eux et sans qu'ils soient pressés par la nécessité de manger. On leur en fait naître l'envie en jetant devant eux quelques miettes de pain, soit seules , soit mêlées a des jaunes d'œufs durs et des grains de millet ; plusieurs essaient sur-le-champ de faire usage de leur bec, et au bout de 24 heures on les verra tous becqueter les miel tes et les ^ains qu*oo aura mis a leur portée. Si on a som de placer dana leur Uilte un petit vase rempli d'eau tiède, on en verra qui iront y plonger lebecetavaler,ea élevant la tête, la goutte d'eau ^u*ilsy auront puisée. Dès qu'ils auront montre du goût pour manger et pour boire, on sortira la boite de l'éluve et on en relèvera le cou^ercle; la lumière leur donnera de la galté, de l'agilité et de l'appéiit, surtout si le soleil brille sur l'horison et qu'on les expose à ses rayons. Lorsque l'air n'est pas extrêmement doux et que le soleil ue luit pas , après les aroir laissés jouir du grand air pendant un quart d'heure, on \vs fera rentrer dans Tétuve, pour les en retirer au bout de 2 à 3 heures , et leur faire faire nn 2' repas. On leur en fera faire 5 à 6 pareils ir jour; plus on les multipliera, mieux ils 6e porteront. Après qu'ils ont mangé et respiré un air plus pur, la chaleur leur est nécessaire.
Le traitement du 2' jour et des suivans doit être semblable à celui du 1*', et on le continuera plus ou moins, suivant la saison. En hiver, on pourrait les tenir au four pendant un mois ou 6 semaines, mais il vaut mieux, au bout de 3 à 4 jours, cesser de les y faire rentrer, afin de les élever avec moins de sujétion.
$ T.— Des chapons conductcari des poussinières et luères artifldcUes.
Les poulets éclos dans les fours ou les cou* voirs sont privés de leur mère et doivent cependant, une fois qu'on les a habitués à vivre a l'air libre, être garantis du froid et de Thumidité, surtout pendant la nuit. Ce qu'ils a de mieux à faire dans une ferme quand on
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