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Le nombre des enroulemens de la corde dépend de celui des tours qu'on veut donner à la croisure. Mais quel que soit ce nombre, il est très-facile, quand un brin de soie casse, quand il se forme un mariage, etc., d'y porter remède. On n'a qu'à tirer la corde enroulée pour défaire la croisure, à renouer ou rétablir les bouts défectueux, reformer la croisure en tirant la seconde corde et continuer le travail avec une perte très-légère de temps et peu de déchets.
% II. ^ Du moulimige des soies*
V Des moulins»
Les soies, après avoir été tirées, reçoivent avant d'être tissées diverses préparations
3ui sont plutôt du domaine, des fabriques et es manufactures, mais qu'il est important pour l'éducateur de vers-à-soie de connaître. La 1" de ces opérations est le dévidage €{\\\ a pour but de transporter, sur de petite gumdresovL sur des 6oft//i^J, les fils enroulés sur les asples, ce qui se fait à la main au moyen d'un rouet ou par le secours de machines qui, en dévidant un grand nombre de fils à la fois, accélèrent le travail.
La 2* opération à laquelle on soumet la plus grande partie des soies est celle du mouUnage proprement dit, et qui consiste à faire éprouver aux fils un certain degré de torsion, afin de leur donner la force nécessaire pour résister au travaiildu tissage. Cette torsion se donne le plus généralement au T. IIL- 20.
ARTS AGRICOLES : EDUCATION DES VERSA-SOIE
moyen d'une grande machine appelée moulin. Le plus communément employé est le moulin de Piémont, Yaugânson avait aussi in- Tenté pour cet objet une machine que sa complication a fait abandonner. D'autres mécaniciens, plus heureux, tels que MM. Bbl- LT, Beauvâis de Lyon, Bcgax de St.-Chamond (Loire), Duband, aux Blaches (Ardèche), Amaebtti de Verceil, etc., en ont proposé d'autres qui ont été mis avec succès en activité dans le midi de la France.
Le moulin de Piémont est une sorte de gravide cage circulaire, tournant de gauche a droite sur un axe central et vertical, et mue par UD homme, des animaux, un cours d'eau ou par le secours de la vapeur. Cette machine a depuis 11 jusqu'à 15 pieds et au-delà de diamètre et 7 a 15 pieds de hauteur. Suivant sa grandeur, elle est divisée en 2, 3 ou 4 var-
Eues ou étages, qui portent un certain nomre de fuseaux on broches munies d'ailettes et de bobines, comme dans les métiers à filer le coton ou la laine, et sur lesquelles la soie, déroulée de dessus les guindres ou les bobines où elle a été reportée par le dévidoge, 8*enroule et se tord en même temps au degré déterminé par diverses pièces du mécanisme. Le nombre des guindres et des broches et bobines mis en mouvement Tarie suivant la grandeur du moulin. Ceux de 11 pi. ont ordinairement 12 guindres pour chaque vargue et 72 broches; ceux de 15 pi., 16 guindres et 96 broches, etc. Ces différentes parties reçoivent le mouvement du moulin lui-même au moyen de dispositions particulières, celui des broches ayant lieu de droite à gauche.
Telle est à peu près l'idée qu'on peut se faire du moulin cfe Piémont qui, pour être décrit, exigerait un très-grand nombre de planches. Nousallons maintenant donner une idée des diverses espèces de soies qu'on prépare avec ce moulin ou d'autres semblables, et de quelques produits de ce genre qu'on trouve communément dans le commerce.
a* Des principales espèces de soies tirées et ouvrées et du pliage.
On nomme soie grége ou gréze la soie qui n'a été soumise à aucune autre opération que celle du tirage, et oui est le produit immédiat du cocon, quel que soit le nombre des brins, qui peut varier de 2 à 20 et au-delà. La soie ouvrée est celle qui a subi une préparation quelconque qui fa rend propre à différens emplois dans les manufactures. La soie crue ou écruc est celle qui, suivant sa destination, a, sans avoir subi de débouilli, été tordue et retordue au moulin. La soie cuite a, au contraire, été débouillie dans l'eau chaude pour en faciliter le dévidage ; quant à la soie décreusée, c'est celle qui a été débouillie au savon pour lui enlever le vernis de nature gommeuse qui Tcnduit, lui donner ainsi plus de mollesse et de douceur, et la rendre plus propre au blanchiment et à la teinture.
Avant d'aller plus loin, disons ce que c'est que le titre de la soie. On entend par ce mot le poids de la soie sur une longueur déterminée qui, indépendamment delà beauté du