‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 87 sur 239 · RECOLTES DU MIEL ET DE LA CIEE · texte numérisé non relu

RECOLTES DU MIEL ET DE LA CIEE

le remplit de marc bien pressé, et, après avoir fermé exactement son ouverture en la liant avec de la ficelle, on le plonge dans la chaudière qui contient de Teau tiède. Des trineles de iM>is d'un pouce carré placées au fonol^de cette chaudière, ou bien une planchette garnie de trous, empêchent le sac de porter au fond et la cire de brûler. On met sur le sac un poids assez lourd pour l'empêcher de surnager, attendu qu'il estnécessaire qu'il soit recouvert d'un pouce d'eau au moins. La cire fond peu à peu à mesure que la chaleur augmente, et elle couvre la superficie de l'eau. On l'enlève avec une espèce de cuillère et on la jette dans un baquet oh il y a de l'eau chaude pour la manier comme on l'a dit plus haut. Dès qu'il ne s'élève plus de cire, on enlève le poids, on retourne le sac, on le presse en tous sens et on remette poids: ce remaniement produit un peu de cire.

Si on n'a que 4 à 5 ruches et conséquemment qu'un peu de miel et de cire, après avoir exprimé le miel de la cire, par la torsion dans un canevas, on émiette le marc et on le jette sur une toile devant les ruches. Les ouvrières l'ont bientôt couvert et enlevé le peu de miel qui y reste. On met alors les débris dans de 1 eau tiède, on les y laisse pendant 24 heures: puis, après les avoir bien maniés, on les fait tondre dans le sac comme on l'a dit plus haut On évite par cette marche une dépense inutile d'instrumens.

Aussitôt après Tcxtraction du miel ou de la cire, il faut enlever le marodes canevas ou des sacs, parce qu'il serait très-difficile de Pen retirer s'il se refroidissait, surtout après qu'on a extrait la cire, car il devient dur comme du boiset brûle comme lui. Ce marc, en outre, a une vertu délersive, et les vétérinaires s'en servent pour les foulures des chevaux. On peut aussi le concasser, à défaut de vieux rayons, pour mettre sous des ruches vides, afin d'y attirer les galléries de la cire qui y viennent pondre et qu'on y détruit facilement

% Vf, — Blanchiment et emploi de la cire.

Four hUuiehir la cire et la débarrasser de ses impuretés, on commence par la fondre dans une chaudière qui contient de l'eau, puis on la fait couler en filet mince sur un cylindre de bois que l'on fait mouvoir avec lenteur horizontalement, et oui est plongé à demi dans une cuve remplie d'eau. La cire se fige aussitôt et se réduit en lanières minces qu'on expose ensuite au soleil en la plaçant sur des toiles étendues sur des cadres, et en la couvrant au besoin pour la mettre à l'abri des vents et des brouillards. Le soleil et la rosée blanchissent peu à peu la cire, qui doit être arrosée avec de l'eau çuand il ne tombe pas de rosée. Cette opération doit être répétée plusieurs fois, et quand la cire est bien blanche, on la fond et la coule dans des moules pour en faire des bougies, des cier* ges, etc. On peut aussi blanchir très-promptement la cire par sa fusion avec une soiiition de chlore ou de chlorure de duinx, mais dans ce cas elle absorbe du chlore, dont l'odeur se manifeste quand on la fond et qui empêche les bougies oe bien brûler.

ARTS AGRICOLES : ÉDUCATIOIV DES ABEILLES

Les arts font une grande consommation de cire, et la chirurgie et la pharmacie remploient avec succès.

SscnoN ▼. ~ Produit d^un ruekir.

Rien n'est plus difficile à fiaer que le prodMkit awmel d'un rucher^ parce que la recette brute varie beaucoup , suivant que le canton est plus ou moins favorable pour fournir aux abeUles une abondante récolte; que la température influe beaucoup sur cette abondance , et que le miel varie de qualité et conséquemment de valeur suivant la bonté du nectar, qui n*est pas le même dans toutes les fleurs et qui perd de sa qualité par le mélange de la miellée. Une bonne culture détermine aussi une augmentation de produit. D'une autre part, c'est le produit net qui est à considérer. Il faut déduire au moins les frais de dix années, de la recette de dix années, et diviser ce qui reste en dix parties pour établir une recette annuelle moyenne; ces frais varient également dans les divers départemens de la France, parce que le prix du bois , de la paille et celui de la main-d œuvre, diffèrent neaucoup. Le pitMluit moyen et net d'une ruche n'est donc pas le même partout, et on ne peut guère rétablir que par cantons.

Mes calculs à Versailles pendant 20 années

Liv. jn»

fixent le ffodnU net iTufie fwihê à 12 fr. par an après la déduction des frais et des pertes des essaims. M. Loikbard avait porté ce bénéfice à 24 fr. à Paris, mais j'ignore sMl en avait déduit les frais. Je préférerais, dans tous les cas, m'étre trompé en moins qu'en plus , pour ne pas donner ae fausses espérances à ceux qui se livreront à la culture de ces insectes inléressans , et qui seraient encouragés par un produit plus considérable que celui sur lequel ils doivent compter.

Je terminerai ce précis en faisant observer que si je n'ai pas indigné les travaux des apiculteurs mois par mois, comme la plupart des auteurs, c'est parce que la culture des abeilles se règle : 1^ par la température si variée du nord au midi de la France , température qui, dans le même canton, est souvent plus ou moins avancée d'un mois , d'une année à l'autre; 2* par les végétaux indigènes à certains arrondissemens et ceux quon y cultive, qui ne sont pas les mêmes partout Ce précis, fait pour toute la France, ne ponvait donc contenir que des préceptes applicables dans tous ses départemens. Ceux qui désireraient de plus grands détails, se procureront le Traité complet théorique et pratique eur leê abeilles, chez madame Buzard, Horaire, rue de l'Éperon, n. 7, à Paris,

Fébuiuwb.

Fig. 179.

Fig. 178,

Fig. 176.

Depuis la rédaction de l'article ci-dessus par notre savant collaborateur, on a fait connaître en France une nouvelle ruche ainsi qu'un nouveau procédé pour eouverner les aneilles. Ce procédé, dû à un A^nglais, M. Nutt, habitant du Lincolnshire, qui Pa mis en pratique avec succès depuis environ une dizaine d'années, parait offrir l'avantage de donner du miel de première qualité en plus grande abondance , de faciliter sa récolte , de maintenir les abeilles dans un état de santé et d'activité constantes, et enfin, par des moyens particuliers et l'agrandissement projp*essif du domicile de ces insectes, de prévenir la sortie des essaims.

Donnons d'abord la description de la ruche de M. Nutt, nous passerons ensuite à l'application qu'il eu a f^te.

L*cnsemble de la ruche se compose au moins

Fig. 177.

de 6 parties , mobiles et indépendantes. Ces parties sont : 1<* le socle; 3" le pavillon centrai; 3» trois à 4 bottes latérales; S** une boite octogone ; 6* une cloche en verre. Toutes ces pièces sont assemblées dans la /ig, 176 où elles forment la ruche complète, mais avec 2 boites latérales seulement.

Le socle {fig, 177), destiné à supporter toutes les autres pièces, est composé ainsi qu'il suit : AA', planches qui en forment le fond et le dessus et qui ont 15 pouces de largeur, 3 pieàs 6 pouces de longueur et 9 lignes d'épaisseur. BBB, 3 côtés latéraux et postérieur, de 3 pouces de hauteur. CC, 2 planches qui divisent le socle en 3 portions égales et sont perforées chacune d'un trou longitudinal de 8 pouces de longueur et 9 lignes de hauteur. Ces trous sont destinés à permettre aux abeilles ds passer des faux tiroirs dans le tiroir E deJi

axp. 9".

NOUVELLE EUGHOB.

tn

ruche dn milieu ; c'«st dans ce tiroir que l'on place la nourriture, dans un petit plat recouvert d'une mousseline grossière. FF sont 3 portes i charnière pour fermer les 3 parties latérales dn socle ou faux tiroirs; la partie du milieu Test par le tiroir £, dont les côtes portent aussi un trou longitudinal correspondant à ceux percés dans les cloisons CC« Dans le fond supérieur du socle sont percées 3 ouvertures semi-circulaires, GGG, par lesquelles les abeilles passent, soit directement dans des faux tiroirs latéraux, soit dans le tiroir, puisa travers les trous longitudinaux des faux tiroirs et des cloisons, d'où elles s'échappent dans la campagne. Ces faux tiroirs sont des espèces de vestibules qu'on peut fermer à volonté au moyen des portes FF, et qui servent, comme on le verra, a la ventilation dans la ruche.

Le pavillon central ( fig. 178), est une botte carrée sans fond, d'un pied de diamètre et de 10 pouces de hauteur. La face H est percée (Tnne petite fenêtre de 3 pouces sur 8, vitrée à rJDterieur et fermée intérieurement par un volet à charnière. Les c6tés I sœit percés d'ouvertures horizontales parallèles de 7 lignes de hauteur et à I pouce de distance les unes des autres. Les ouvertures diminuent successivement de longueur depuis la plus basse, qniag à 9 pouces^ jusqu'à la plus élevée qui n'en a plus que 1. Lie dessus L est aussi percé an centre d'un trou d'un pouce de diamètre et de plusieurs autres de 7 à 8 lignes, placés autour du premier. Le derrière de cette botte est plan et uni ; par- devant il y a en KK 2 planchettes destinées à cacher la jointure des boites latérales, lorsque celles-ci, ainsi que le pavillon , sont placées sur le socle. C'est sur ce pavillon qu'est posée la cloche de verre S (/^jf.nc), de 8 à 9 pouces de diamètre et 13 à 15 pouces de hauteur, qu'on recouvre d'une l>oite octogone T, surmontée d'un chapeau et percée de S fenêtres vitrées ayant chacune un petit volet. La cloche repose sur une planche percée de troos oorrespondans à ceux du fond supérieur du pavillon central, pour établir la communication entre celui-ci et la cloche. Entre cette planche et ce fond on peut glisser aisément une feuille de fer-blanc quand on veut interdire toute communication entre ces compartimens divers de la ruche.

Labolte latérale (/f(jf. 1179)a 1 pied dediamètre et 9 pouces de hauteur. Les faces N ont une petite fenêtre vitrée et à volet, de 4 1/2 pouces sar 3. Le fond C n'a pas de fenêtre; le côté P est muni d'ouvertures horizontales décroissantes et correspondantes à celles percées <l^uis les parois latérales du pavillon central. Le dessus Q porte un trou carré de 4 à 5 pouces, autour duquel est un encadrement de 2 1/2 pouces de hauteur Z , que l'on bouche avec un couvercle mobile X, et à fond rentrant. Cest 4ans ce trou que Ton introduit le tuyau en fer-blancM(/f^. 176) perforé de trous de 9 pouces de longueur et 1 de diamètre, deshné A recevoir un thermomètre et couronné par une plaque également perforée qui porte »w la gorge intérieure du trou Z. La boîte lajérale(/Sa. iso) est identiquement semblable à la précédente, et ses ouvertures longitudinales correspondent de même à celles de la' paroi latérale du pavillon qui la regarde.

Ou voit toutes les pièces de la ruche as-

semblées dans la fig. 176 et il ne nous reste plus qu'à igouter qu'on place sur les trous semi-circulaires GGG du socle, qui font communiquer les boites avec le tiroir et les faux tiroirs, de petits morceaux de fer-blanc, 0» percés de trous pour le passage des abeilles, ou pleins b^ quandon veut les fermer entièrement , et que c'est aussi avec des feuilles de fer-blanc pleines r, qu'on introduit ou qu'on enlève entre les bottes et le pavillon , qu'on intercepte ou rétablit la communication entre les différentes parties.

La construction de cette ruche étant bien comprise, voici la manière nouvelle de gouvemer les abeilles* On peuple le pavillon central comme une ruche ordinaire et quand on y place d'abord un essaim toutes les commimications avec les autres boites doivent être interceptées; on ouvre seulement la feuille de fer-blanc qui établit la communication entre ce pavillon et le tiroir, et on laisse ce tiroir entr'ouvert. Les abeilles sa livrent à leurs travaux, rentrent dans le tiroir, de là montent dans la boite comme elles la feraient daus une ruche ordinaire, mais avec cet avantage que les animaux nuisibles ne peuvent y pénétrer aussi aisément oue dans les autres ruches. Quand les symptômes de l'essaimaee se manifestent, il faut, dit M. Nvtt, prévenir la fuite de l'essaim en élargissant le domicile des abeilles, et pour cela on tire la feuille de fer-blanc qui sépare le pavillon de la cloche de verre, et les abeilles, trouvant l'espace nécessaire, n'essaiment pas et demeurent dans cette nouvelle portion de la ruche. Lorsqu'au bout de 15 à 20 jours on reconnaît aux mouvements qui ont lieu dans la ruche qu'il va sortir un essaim secondaire, on agrandit encore le domicile en tirant la feuille de fer-blanc qui interceptait la communication entre le pavillon et l'une des boites latérales, et le surplus de la population s'installe dans cette dernière au fieu de chercher à essaimer au dehors. Enfin, si les mêmes symntômes apparaissent une 8* fois, on ouvre la communication entre le pavillon et la seconde boite latérale, et les abeilles s'y établissent de nouveau. Avant d'établir la communication il faut frotter l'intérieur des bottes , surtout dans le voisinage des ouvertures de communication, avec un peu de miel liquide, et comme il devient nécessaire, par suite de l'élargissement du domicile des aibeilleset de leur nombre croissant, de leur ouvrir de nouveaux passages, on enlève les feuilles de fer-blanc qui bouchaient les trous semi-circulaires du socle et on les remplace par les feuilles percées de trous par lesquels les abeilles passent dans les faux tiroirs pour se répandre dans la campagne.

Ce qu'il y a de remarquable, assure M.Ni;tt, dans ces ruches, c'est que l'essaim peuple d'abord dans le pavillon du milieu et continue à peupler même après qu'on a élargi le domicile des abeilles. La cloche, les 2 noltes latérales servent aux abeilles à apporter la récolte, à l'emmagasiner, et non pas à déposer des œufs et à élever du couvain. Cette particularité explique comment le miel qu'on obtient est toujours blanc, sans mélange de pollen qui , dans les ruches ordinaires , s'échauffe, fermente et colore le miel.

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ARTS AGRICOLES: ÉDUCATION DES ABEILLES

Pour faire la réeolie du miel dans cet appareil on enlève la boite octogone qui recouvre la cloche en verre , on passe entre celle-ci et la planche mobile qui recouvre le pavillon central un £1 de métal pour détruire l'adhérence qui existe entre ces 2 parties, puis on glisse une feuille de fer-blanc sous la cloche et on l'enlève. On transvase le produit, on replace la cloche sur le pavillon et on tire la feuille de fer-blanc pour rétablir la communication. Il faut faire attention dans cette opération de ne pas enlever la reine dans la Cloche, et s'il en était ainsi, ce qu'on reconnaît facilement à l'agitation des abeilles qui viennent se grouper sur cette cloche il faudrait replacer ceUe-ci et attendre un autre moment favorable et un beau jour pour faire la récolte. Quand on a opéré avec succès on pince doucement la cloche à l'ombre, à 12 ou 15 mètres de la ruche, en la couvrant d'une étoffe noire et la soulevant un peu pour permettre la sortie des abeilles qui ne tardent pas à l'abandonner et à retourner à la ruchemère.

On en agit de même auand on veut récolter le miel des boites latérales; seulement il faut, la nuit qui précède cette récolte, ouvrir en entier les portes F qui ferment les faux tiroirs , pour que les abeilles , frappées par le froid, émigrent dans le paviHon du milieu où la température est plus élevée.

Un des points les plus curieux de la nouvelle méthode de M. Nutt est l'emploi de la ventilation et du ihermomètre dans le gouver^ nement des abeilles. Cet habile apiculteur avait remarqué, ainsi que beaucoup d'autres observateurs l'avaient fait avant lui , que les abeilles, surtout dans les temps chauds, agitaient continuellement leurs ailes sans chan- Fer de place et avec vivacité pour rafraîchir intérieur de la ruche et y opérer une douce ventilation. L'abbé Della-Rocca, afin de prévenir l'élévation de température qui a lieu auelquefois dans Içs ruches , soit par suite de la chaleur de l'air intérieur, soit par l'accumulation de la population, avait conseillé de procurer cette ventilation en pratiquant dans la ruche quelqiies ouvertures pour aérer les abeilles , mais u ignorait le parti avantageux au'on peut retirer d'une ventilation bien entendue et c'est ce que M. NuTrparalt avoir observé avec soin et mis à profit. Afin de régler la température dans l'intérieur de la ruche, M. Nutt se sert d'un thermomètre qu'il suspend dans le tuyau de fer-blanc perforé M (Jig. 176) ; ce tuyau est placé sur Pouverture Z pratiquée au sommet des boites latérales et s^appuie, au moyen de la plaque carrée qui le surmonte, sur la gorge pratiquée sur cette ouverture. Le tout est recouvert du tampon X qui est mobile, de manière qu'en le soulevant on puisse lire le degré marqué par le thermomètre. La règle générale est de ne pas laisser la température intérieure de la ruche tomber au-dessous de 20o C. (le*" R.) et monter au-delà de 25 à 30o C. (20 à 24* R.), qui est celle qui convient le mieux aux abeilles. Dès we cette dernière est dépassée,

uv.nr.

il faut ventiler en ouvrant le couvercle X; il s'établit alors un courant d'air qui entre par les faux tiroirs, traverse la ruche et vient sortir par l'ouverture supérieure des boites. En hiver, où les abeilles doivent être eDgou^ dies, une température même assez basse ne leur est pas nuisible; il ne faut pas craindre de placer la ruche dans un lieu sec, tranonille et d'une température constamment froide.

Voici maintenant les avantages que procure une ventilation ménagée avec soin, suivant les expériences de M. Nctt.

L'air est renouvelé dans l'intérieur de la ruche et la chaleur y est modérée; les abeilles en sont plus vives et plus actives, et ne soct pas obligées d'employer leur temps à battre des ailes ou forcées de passer en dehors de la ruche, en grappes ou en boules; pendant 30 à 80 jours de la plus belle saison, le temps que, dans le nouveau modOj elles emploient en travaux utiles et productifs pour lliomme.

L'essaimage ayant lieu, suivant la plupart des observateurs , par suite de la haute température qu'une population abondante produit au sein de la ruche, on prévient aussi parla ventilation la fuite des essaims, surtout quand on augmente en même temps l'étendue de la demeure des abeilles.

En donnant de l'air frais à la ruche par les bottes latérales , on contraint la reine à demeurer constamment dans le pavillon central, où elle continue à procréer et où se trouve la température la plus favorable a la ponte et à l'éducation des larves. Les antres trayaux de la ruche n'exigeant pas une température aussi élevée, les abeilles ne déposent dans la cloche et dans les boites latérales que dn miel et pas de pollen qui , étant destiné à li nourriture du couvain, est transporté par elles dans la botte du milieu; ce qui donne un produit de meilleure qualité et fort abondant.

M. NcTT qui, dans son ouvrage, a donné uo

I'ournal assez exact de ses observations sur 'effet de la température et le produit dans les ruches de son invention, fait connaître qu'en 1826 un seul essaim d'abeilles lui a donné en plusieurs récoltes le produit énorme de 296 livres anglaises (134 kilog.) de miel, savoir : le 27 mai, une cloche de 12 livres et une boite de 42 livres; le 9 juin, une boite, 66 livres; le 10 juin, une cloche, 14 livres; le 12 juin, une bolte^ 60 livres; le 13, une boite, 52 livres; et en juillet une botte, 60 llirres; en tout 296 livres. Mais il n'a pas fait connaître quelle était approximativement la population de son rucher, la qualité et l'abondance du nectar qu'on trouve dans le canton où il était place , élémens qui auraient permis d'établir avec plus d'exactitude le surcroît de produit uniquement dû à sa ruche et à sa méthode de gouvernement desabeilles, ainsi que les avantages qu'elles présentent l'une et Pautre sur celles déjk en usage. Dans tous les cas cette méthode mérite qu'on l'essaie en France , en faisant usage du même appareil, afin de confirmer ou d'apprécier avec certitude les succès qu'elle a présentes entre les mains de l'inventeur. F- M»

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vttvni iDiiaLSimik— PRODUITS des végétaux.

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