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c'est que les çjrlindres soient bien cintrés; il lerait très arantaçeux que les coussinets de Tun des cylindres fussent mobiles, afin de faire Tarier à volonté leur écartement gui doit être proportionné à la grosseur des raisins et surtout à la force des rafles. On peut obtenir cette mobilité en fixant le coussinet sur une platine de fer un peu large, qu*on engage dans une coulisse à ramures latérales ; le coussinet peut être poussé ou tiré par une vis de rappel ou par des coins. Cette machine pourrait être établie dans une pièce située à un étage supérienr à la cuvene; au-dessus et via^-vis de chaque cuve on pratiquerait une ouverture came, munie d'une espèce d'entonnoir ou ta/au en bois par lequel la vendange écrasée
YENBAIfGE. 181
coulerait dans la cuve; et comme le bâti est monté sur des roulettes ou galets^ on le trans»
Sorterait facilement et successivement auessus de chaque ouverture. L'entonnoir s'enlèverait et servirait pour toute la cuverie, les ouvertures du plancner ayant les mêmes dimensions. Apres le foulage, on fermerait les ouvertures du plancher au moyen d'une planche de même grandeur appuyée sur des rainures ou munie de rebords sur les côtés.
Voici maintenant la description de la fouloire de M. Lombni , représentée dans les fig. 191 à 195. et qui se compose essentiellement de 3 cylindres assemblés dans un bâtis en bois, sur des axes en fer. Les 2 cylindres AA, ( fig. 191 et 195) ont 1 met. de longueur
Fig. 191.
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Fig. 195.
iur 0* 6 de diamètre; leur squelette est formé de trois cercles de bois dur compotes de 4 arcs de cercles assemblés comme des jantes de roues, et consolidés par un croisillon ( /Ca. 192 ). Ces 3 cercles sont traversés dans leur centre par un axe en fer , et placés l'un au milieu de cet axe et les 3 autres aux extrémités ; ils portent sur leur circonférence des liteaux en chêne, assemblés les uns près des autres , et présentant dans le sens de leur longueur des cannelures arrondies {fig, 198) au nombre de 80 sur toute la surface convexe des cvlindres, et cloués aux cercles avec des chevilles en bois. Chaque cylindre porte une roue d'engrenage en noyer BB( /ifl. 19.S), d'un diamètre écal a ceux-ci, et dont la périphérie est refenofue de 90 dents triangulaires. L'axe du cylindre postérieur reçoit une manivelle C. La rotation de cet axe a lieu sur des coussinets formés de bottes en fer (fia. 194) logées dans la traverse qui supporte les cytindres^etqui renferment chacune 2 galets d'un alliage ae 45 parties de cuivre et de 15 d'étain pur. Deux de ces galets a à cbaaue extrémité, sont à surface convexe et les deux autres h en gorge de poulie, tant pour ^liter la rotation que pour loger le bourrelet de ces axes et empêcher les cvlindres de prendre un mouvement horizontal. Les coussinets qui supportent le cylindre à manivelle sont fixés dans le hkXx ; ceux de l'autre cylindre sont mobiles dans une rainure où ils reposent et peuvent être avancés ou reculés au nioycûde vis en fer, à tête carrée X, appelées fijfiftrêê (fig, 194), qui sont placées aux an-
Fig. 108. Fig. 193.
gies extérieurs du bâti, «t peuvent être tournées au moyen d'une clé. Un couvercle en demi-cercle et mobile , à charnière, D, enveloppe tout le mécanisme ; sons les cylindres est un dégorgeoir ou auge inclinée sur le devant E, pour recevoir et faire écouler les raisins foulés. Dans la partie supérieure du couvercle il y a une trémie G , munie d'un rég^ lateur pour régler sur l'introduction des raisins entre les cylindres. Ce régiilateur f /ly. 195 ) se compose d'une petite pièce de bois triangulaire H, dont l'anêle aigu est en haut; cette pièce est pourvue de 2 pivots qui reposent sur des coussinets fixés sur 2 montans. Ces montans n'ont pas même hauteur, de manière que le régulateur se trouve placé obliauement dans la trémie; il porte perpendiculairement à son axe une petite queue I , cannelée par-dessous, s'appuyant sur la surface d'un des cylindres, et qui, en se relevant, et retombant sur les dents ou cannelures de ce cylindre, quand celui-ci tourne, en reçoit un mouvement oscillatoire qui répand les raisins sur la longueur des cylindres et régulièrement des 2 c^tés. Un conducteur, formé d'une planche à rebords, sert à charger la trémie sans perdre de raisins. Enfin des barres de fer , tournées à leur extrémité pour recevoir quatre rouleaux, qu'on adapte au besoin, servent à transporter partout la machine.
Le foulage du raisin, à l'aide de cette machine, n'emploie qu'un tiers ou encore moins de temps que celui avec les pieds. Les raisins mûrs, en outre , sont parfaitement crevés, les grains verts, imparfaitement mûrs, restent
ARTS A6RIG0LES : FABRICATION DES VINS
UV. IT.
intacts; les rafles se dëponillent de leurs
Sr^ins et les pépins restent entiers. On foule, 'après les expériences faites par Tlnstitut de Milan, 3,813 Liiog. de raisin en une heure, ou 45,756 ki). dans une journée de 12 heures; ainsi en 8 jours, on peut opérer sur 366,048 k., qui produiront à peu près 2,142 hecl. de vin. Cette machine peut encore servir dans la fabrication du vin délicat à séparer la grappe; il suffit de prendre avec des râteaux les railes dans les baquets où on recueille le moût ; on les jette dans un filet à mailles serrées, placé sur l'ouverture de la cuve.
Un agronome d'Asti , contrée assez renommée pour ses vins, a confirmé les avantage» qu'on était en droit d'attendre de cette fouloire. Il est vrai qu'il n'a pas foulé par son moyen une aussi grande quantité de raisin que celle indiquée ci-dessus, nuds la différence provient de la perte de temps occasionnée par l'arrivée et le départ dés tonnes de vendange. L'expérience a déplus appris à cet agronome que la manivelle doit être tournée régulièrement pour éviter les accidens, et que le raisin doit aussi être versé d*une manière régulière dans la trémie. Il trouve l'effet de la foulerie parfait lorsauç les cylindres sont placés dans un parallélisme exact et juste à la distance requise pour que les grains de raisins mûrs ne puissent passer sans être écrasés , tandis que la grappe ellemême reste intacte. Il trouve aussi que la fermentation s'établit 2 ou 3 j[ours plus tôt dans le moût obtenu par la macnine que dans celui que donne le procédé ordinaire. Il a remarqué en outre que les raisins écrasés à la machine fournissent une plus grande quantité de vin clair de première qualité, et une moindre quantité de second vin , par le pressurage. En effet, d'api*ès une expérience comparative , sur 150 décalitres de raisins foulés avec la machine il a obtenu :
Vin clair 84,50
Vin roux ou de pressurage. 6,50 Marc de raisin 58,40