MALADIES DES VERS-A-SOIE
rescence blanchâtre que BRUGNATELLI a démontrée être un phosphate ammoniaco-magnésien , mêlé à un peu d’urate d’ammoniaque et à une petite quantité de matière animale. Le cadavre ne tarde pas alors à se dessécher et à devenir friable.
Quelquefois les vers attaqués de la muscardine vont jusqu'à la montée et meurent avant d’avoir terminé leurs cocons, qui sont mous, mal tissus et de peu de valeur, et connus sous le nom de chiques, cafignons, etc.
Parfois, aussi, ils parviennent à compléter leur travail, et ne périssent qu'après leur transformation en chrysalide ; mais celle-ci se solidifie et ne présente plus qu’une matière Jaunâtre désorganisée. Au bout de quelques Jours, cette matière se dessèche, et la momie se recouvre de l’efflorescence saline blanchâtre. En cet état on lui donne, en France, le nom de dragées; et, en secouant le cocon, elle rend un son sec qui fait juger, avec certitude, que la chrysalide est calcinée.
On n’a pas encore trouvé, malgré quelques annonces pompeuses, de remède efficace contre la muscardine. L'observation rigoureuse des principes généraux d'hygiène peut seule en affranchir une magnanerie.
2° Atrophie, rachitisme (atrofia, gracilita, gattina, covetta, macilenza), maladie qui consiste, aux 1‘ âges, dans un développement lent du corps; le ver attaqué reste plus court et plus petit que ses camarades. Deux causes donnent lieu à cetétat pathologique: la1”° est l’altération de la semence, ou une couvaison ou éclosion mal dirigée : cet état est incurable. Quant à la 2°, elle est due à un défaut de soin pendant les mues, à l’entassement des vers sur les claies, surtout dans les 1°"* âges, cas dans lequel ils ne peuvent prendre une égale quantité de nourriture et profiter uniformément. En séparant les vers malades, et en leur donnant une nourriture délicate et choisie, el des soins attentifs, ils ne tardent pas à rattraper le temps perdu, et, parvenus au 5° âge, ils filent un bon cocon. Faute d’attention et quand on les laisse avec les autres, ils périssent souvent affamés ou écrasés.
3° La gangrène, noir foncé (cancrena, negrone). Suivant M. le docteur I. LoMEnr, la gangrène n’est que la terminaison de 3 autres maladies dont nous allons parler. Elle a pour caractère distinct de réduire le ver en un liquide noir, lrès-fétide, que la peau amincie retient à peine et qu’elle laisse bientôt écouler à la moindre distension. C’est un état de sphacèle qui attaque et détruit l’humeur de la soie, et dont les caractères ne laissent pas de doute sur l’existence antérieure d’une inflammation universelle, lente ou aiguë, qui a donné naissance ou entretient les 3 maladies conduisant à la gangrène. Ces maladies sont les suivantes: À. Atrophie. Nous venons de voir qu’elle est dueà une altération de la semence ou à une couvaison ou éclosion mal dirigée.Cette affection, développée,offre les symptômes suivans:petitesse de la taille, indolence dans tous les mouvemens, diminution et perte de l'appétit qui porte les malades à abandonner et à repousser toute nourriture. Ils quittent lout-à-coup le lit et se placent hors de la claie ou sur ses borde: