HISTOIRE NATURELLE DES ABEILLES
trent dans l'habitation et se suspendent à un des groupes. Elles y restent immobiles pendant que le nectar dont elles se sont gorgées se change en miel dans leur premier estomac on en cire dans le second, suivant les besoins de la famille; alors elles dégorgent leur miel, soit pour le distribuer aux ouvrières, soit, plus tard, pour le déposer dans les magasins. Elles en font autant d’une partie de la cire qu’elles rendent sous la ferme de bouillie et qui est employée sur-le-champ pour lier entre elles le surplus de la cire qu'elles ont confectionnée et qui sort de leur abdomen entre les écailles, sous la forme de petites plaques. Ainsi elles produisent à volonté du miel ou de la cire avec le nectar comme avec la miellée, le sucre et toutes les matières sucrées.
Quant à la propolis, substance nécessaire pour attacher les constructions au haut et sur les côtés de l'habitation, des ouvrières la détachent des pattes de celles quil’apportent, parce qu'elle y tient fortement. Elles en garnissent les parties supérieures où elles veulent commencer et suspendre leurs construclions, car elles construisent de haut en bas.
Ce travail achevé en partie, eltes s'occupent de faire un 1“ rayon. Lorsqu'il a 3 ou 4 pouces de longueur, elles en commencent un 2° et bientôt un 3° qu’elles placent à droite et à gauche du premier, et ainsi de suite jusqu’à ce que toute l'habitation en soit remplie.
Les rayons, qu'on nomme aussi gdteaux, dont on voit le plan dans la #g.156, la coupe Jig. 157 et la vue perspective fg. 158, sont pla-
Fig. 156. Fig. 157.
dl
cés parallèlement et à 4 lignes de distance; ils sont faits avec de Ia cire et sont composés de cellules hexagones, alongées, nommées alvéoles, de 5 2/3 lignes de profondeur sur 2 2/5 lignes de diamètre. Les alvéoles sont construits horizontalement et un peu penchés du côté du fond. Placés des deux côtés du rayon, ils sont disposés de manière que leur fond couvre le tiers du fond de trois alvéoles placés de l’autre côté, ce qui donne plus de solidité.
Les parois des alvéoles n’ont que 1/6° de
fisamment chargées et remplies, elles rer- { ligne, mais les bords de leur ouverture sont
fortifiés par un petit cordon de cire. Les rayons ont ainsi 11 1/3 lignes d'épaisseur. Ils sont destinés : 1° à élever des ouvrières auxquelles ils servent de berceau, 2° à y placer du miel et du pollen. Mais s’il existe dans l’habitation des parties qui ne sont pas propres à la première destination, les ouvrières font des alvéoles qui varient de longueur suivant l'emplacement et qui peuvent avoir jusqu’à un pouce de profondeur. Elles terminent quelques rayons des côtés par des alvéoles de même forme que les 1*'°,mais de 6 1/2 lignes de profondeur sur 3 1/2 lignes de diamètre, ce qui réduit un peu la distance entre les rayons qui est généralement de 4lignes.Ces alvéoles sont destinées à l'éducation des mâles et servent ensuite de magasin.
Les ouvrières laissent au milieu desrayons du centre, pour le passage d’un rayon à l’autre, une ouverture d'environ 1 1/2 pouce à 2 pouces dans laquelle elles construisent des alvéoles qui ont en dedans un pouce de longueur sur 3 1/2 lignes de large: ces alvéoles sont ovales-oblongs, très-polis dans l’intérieur, et leurs parois ont plus d’une ligne d’épaisseur; ils sont isolés, verticaux, ont l’ouverlure en bas et suspendus de manière à figurer la cupule du gland avec son pédoncule, lorsqu'ils ne sont faits qu’à la moitié de leur longueur, ce qui a toujours lieu jusqu’à la ponte dans ces alvéoles. Ils servent de berceau pour les reines ou mères qui peuvent y développer facilement tous leurs organes.
Les ouvrières concourent en commun à tous ces travaux et s’entr’aident. On en voit en outre quise mêlent dans leurs rangs uniquement pour leur donner de la nourriture en dégorgeant le miel de leur estomac sur leur trompe.
Indépendamment de ces alvéoles, les ouvrières font quelques travaux accidentels. Si des ennemis plus forts et plus gros les attaquent de temps à autre, elles bouchent l'ouverture de l'habitation et n’y laissent que quelques trous suffisans pour leur entrée et leur sortie. Un gros insecte ou un petit quadrupède vient-il à s’introduire dans l'habitation, elles l’attaquent, le tuent, et ne pouxant le trainer dehors, elles l’enveloppent d’une couche de cire suffisante pour arrêter la putréfaction, ou au moins pour empècher les miasmes putrides de corrompre l'air de la ruche. Elles s'entendent pour tous ces travaux et se reconnaissent si bien malgré leur grand nombre, qu'une ouvrière étrangère qui eptrerait dans l'habitation serait attaquée et tuée sur-lechamp, si elle ne pouvait s’échapper.
Pourse procurer les matériaux et les approvisionnemens nécessaires, des ouvrières sortent, au printemps, depuis l’aurore jusqu’au crépuscule ; mais pendant les chaleurs fortes de l'été, elles restent sédentaires de midi à deux ou trois heures.
$ V.— Ponte, incubation, larves, nymphes.
Si la mère abeille est fécondée, elle commence tout de suite sa porte. Si elle ne l’est pas, elie s’élance dans les airs de 11 à 3 heures, pour rencontrer un mâle. Elle rentre une demi-heure après avec les organes du mâle
ui se sont détachés de son corps par l’efôrt que la femelle a fait pour s’en séparer après la fécondation, opération qui suffit au moins pour un an. Elle commence sa ponte 2 jours après. C’est alors qu’elle devient souveraine de l’habitation. Vierge, les ouvrières ne paraissaient y faire aucune attention ; féconde, elles lui donnent une garde qui l’accompagne partout, et de temps en temps une ouvrière vient lui fournir sa nourriture, qu’elle a l’art de varier, soit pour resdre cette reine plus féconde, soit pour diminuer sa ponte, soit pour la faire cesser. Cette ponte continue en France jusqu’à l'automne, et elle se prolonge même plus tard si, la saison élant belle, les abeilles trouvent du nectar et du pollen. Mais si elles ne pouvaient recueillir que de la miellée, ellesarrèteraient la ponte, après avoir consommé leurs provisions de pollen, cette substance leur étant indispeusable pour la nourriture de leurs petits.
La mére fait sa ponte en se promenant sur les rayons, en enfonçcant son abdomen pour y déposer un œuf dans les alvéoles, après les avoir examinés pour s'assurer qu'ils sont propres. L’incubation ne dure que 3 jours, à raison de Ja chaleur du centre de l'habitation
ui est de 27 à 29° R. (34 à 36° cent.). 1l sort
e ces œufs un petit ver (#2. 159) sans pieds, blanc, mou et ridé, et roulé sur luimême : on le nomme /erve. Des Fig. 159.
ouvrières s’empressent de lui apporter une nourriture consistant en une bouillie composée de miel et de pollen dont elles varient les proportions suivant l’âge de cette larve.
La larve prend tout son accroissement en 5 à 6 jours. Alors les ouvrières bouchent l’alvéole avec une couche mince ei un peu bombée de cire. La larve renfermée garnit son alvéole d’une toile fine à laquelle elle travaille 36 heures. Trois jours après, elle est métamorphosée en zymphe très-blanche, et 7 1/2 jours ensuite, ou 20 jours après la ponte, en insecte parfait ou abeille ouvrière, époque à laquelle elle sort de l’alvéole après en avoir crevé le couvercle.— Des ouvrières la brossent sur-le-champ, lui donnent de la nourriture et nettoient Palvéole dont elles ne détachent pas la toile. Il en résulte que ces toiles s’accumulant par des pontes successives dans les alvéoles du centre, ceux-ci diminuent ainsi d'étendue au point d’être réduites de 1/4 et même de 1/3, et que les dernières ouvrières élevées dans ces alvéoles sont plus petites que les premières. D'où il suit que, passé la 1'° année, les ouvrières varient plus ou moins de taille et de grandeur.— Vingt-quatre à 36 heures après la sortie de l’alvéole, la Jeune ouvrière peut se livrer aux mêmes travaux que ses compagnes et aller dans la campagne.
Lorsque la saison continue à être favorable pour la cueillette du nectar et du pollen, le ventre de la mère s’alonge beaucoup et elle commence une porte d'œufs de mâles. Les ouvrières traitent les larves des mâles avec les mêmessoins que celles des ouvrières. Cependant ces larves mettent 5 jours de plus pour devenir insectes parfaits. La ponte des
cap. 8°.
mâles est plus ou moins considérable suivant la force des essaims.
Cette ponte est à peine terminée que la mère en commence une d’ouvrières. Alors aussi, en s’approchant des abéoles destinés aux mères, elle y pond un œuf chaque jour ou tous les 2 ou 3 jours. Cet œuf ne diffère en rien de ceux qu'elle dépose dans les alvéoles d’ouvrières, car l’expérience a démontré qu’on pouvait tirer un œuf d'un alvéole d'ouvrière pour le mettre dans un alvéole royal, et qu'on obtenait une jeune mère, et
w'en faisant l’opération inverse, on avait de ouvrières.
L'expérience a également prouvé que si la mère abeille d’une habitation vient à périr, les ouvrières la remplacent en choisissant un ou deux œufs ou larves de moins de 3 jours, et en démolissant autour 2 ou 3 alvéoles pour en construire un grand. Nous présentons ici (eg. 160 A) le dessin très-curieux d'un rayon que
nous possédons, dans lequel les abeïlles ont transformé des cellules d’abeilles ouvrières en alvéoles de mères. Ainsi, d’une part la grandeur de l’alvéole, de l’autre une plus grande uantité d’une nourriture différente de celle onnée aux larves d’ouvrières, produisent cette métamorphose. La différence de nourriture a tant d’effet dans ce changement, que si les ouvrières en ayant trop, en donnent à des larves dans de petils alvéoles, il en sort de petites mères, mais qui ne pondent que des mâles et qui sont détruites par la mére principale lorsqu'elle les rencontre.
Les ouvrières ont le plus grand soin des larves des mères, qu'elles veillent jour et nuit avec facilité parce que leurs alvéoles sont isolés. C’est à la fin du 16° jour, depuis Ja ponte, que la jeune mère parvient à l’état d'insecte parfait.
$ VI.—Essaimage, hivernagee
C'est à cette époque que la famille prend la résolution d’envoyer une partie de sa population former un nouvel etablissement. Plusieurs raisons la détermiment à cette séparation. Le nombre des ouvrières a considérablement augmenté; il y a déjà une partie des mâles parvenus à l’état d'insectes parfaits, et des nymphes de mères sont sur le point d'achever leur métamorphose, si elles ne l’ont déjà fait; trois causes indispensables sans lesquelles les abeilles, ne pouvant compléter une nouvelle famille, uommé essai, ne pourraient former une colonie ou essai=
CULTURE DES ABEILLES
mer. Nous entrerons plus tard, relativement à l'essaimage,dansles détails nécessaires pour le bien connaitre et le diriger.
Les abeilles continuent cependant de ramasser ce qu'elles trouvent dans les campagnes.
A défaut de nectar, elles recueillent la miellée qui couvre les feuilles de plusieurs espèces d'arbres, et elles tirent parti des fruits sucrés, soit tombés et un peu crevés par leur chute, soit percés par de petits animaux, par des oiseaux et par des insectes, car elles ne les attaquent jamais lorsqu'ils sont entiers. Elles meitent aussi de l’ordre dans leurs provisions. Dès qu'elles n'ont plus de pollien, elles arrêtent la ponte de leur mère par le changement de nourriture.
Les travaux re cessent que lorsqu'une températüre pluvieuse et froide vient les interrompre. Alors elles ne sortent de leur habitation que lorsqu'un beau soleil réchauffe de temps à autre l'atmosphère. Elles y passent tranquillement l'hiver en usant sobrement de leurs provisions. Si le froidaugmente beaucoup, elles s’engourdissent et restent dans cel état sans manger jusqu’à ce que la chaleur vienne les vivifier et leur rendre leur activité.
On a vu que les mâles ou faux-bourdons ne vivaient que quelques mois; /es ouvrières n'ont pas beaucoup plus d’un an d'existence , parce que, pendant leurs travaux, elles sont la proie de plusieurs espèces d'oiseaux et d'insectes qui en détruisent un grand nombre, et que des orages subits et de très-forts coups de vent en font périr un grand nombre.
Les mères au contraire peuvent vivre plusieurs années, parce qu’elles ne courent de dangers que lorsqu'elles sortent pour se faire féconder.
Tels sont les faits principaux de l’histoire naturelle des abeilles, ceux dont la connaissance est essentielle aux cultivateurs pour établir leur culture sur des principes certains qui puissent les dédommager de leurs avances el payer avantageusement leurs travaux.
SECTION 11. — Culture des abeilles.
Il y a 3 considérations importantes pour réussir dans une bonne culture d’abeilles.
La 1° est relative aux avantages et aux inconvéniens des lieux où l’on veut placer un certain nombre d’essaims. La 2° consiste dans la forme et dans la matière des paniers ou boîtes nommées ruches qui servent de logement aux abeilles, et dans la manière de les garantir autant que possible des orages, du vent et de l'humidité. La 3° est le mode de culture pour en tirer le plus grand profit possible. :
ART. 1%.— Cantons plus ou moins favorables.
Tous les terrains ne fournissent pas aux abeilles la méme quantité de nectar, de pollen et de miellée. Cela dépend des plantes qui y croissent spontanément ou que l’homme y cultive. Or le nombre des essaims doit étre proportionné aux moyens de nourriture et d’approvisionnement des abeilles.
Dans les cantons couverts de prauries ma-
turelles et artificielles, de bois formés d’essences diverses pour l’époque de la floraison, et dont les fleurs très-multipliées produisent beaucoup de nectar et de pollen, enfin de jardins fruitiers et de jardins d’agrément, on peut réunir jusqu’à cent essaims dans un rucher, et si ces cantons sont rapprochés de collines ou montagnes couvertes de plantes odoriférantes, on les considère comme les meilleurs pour la quantité et la qualité du miel. — Si le terrain ne réunit qu’une partie de ces avantages, le nombre des essaims doit être réduit. — On ne peut en établir qu'un petit nombre dans les lieux o4 l’on cultive en crand des céréales et des vignobles et dans lesquels les prairies et les arbres sont rares.
Les cultivateurs ont des moyens sûrs d’améliorer ces derniers terrains en y plantant un certain nombre d’arbres, tels que les chénes, mélèzes, robiniers, sophoras, féviers, et quelques pinsousapins;enajoutant à leurs céréales la culture deprairies artificielles, comme trèfle, luzerne, sainfoin ou chicorée, et en semant quelques pièces de terre de plantes oléagineuses , ou en garnissant les environs du rucher de sarriète vivace, lavande, marjolaine, romarin, réséda et thym. La culture du sarrasin est très-utile dans les terres dénuées d'arbres, et conséquemment de miellée, parce que sa floraison est tardive et que cette plante a toujours des fleurs jusqu'au moment de la récolte.
ART. I. — Des ruches et des ruchers.
Les ruches sont des paniers faits avec de la paille de seigle, avec de l’osier ou des branches d’autres essences de bois bien souples, ou ce sont des boîtes de bois légers dits bois blancs, de bois résineux (les meilleurs de tous), et enfin de liége. On les fabrique, dans certains cantons, avec des parties de tronc d'arbres creusés. Leurs formes et leurs dimensions varient suivant la qualité des terrains. Dans les meilleurs pour la culture des abeilles, on leur donne 2 pieds cubes. Elles ne doivent contenir qu'un pied et demi dans les cantons médiocres, et seulement un pied dans les mauvais.
$ 1%.— Des ruches simples.
On nomme ruches simples celles d'uneseule pièce, sans division dans l’intérieur.:Les cultivateurs les faisant eux-mêmes en paille, en vannerie ou en bois, il est inutile de les décrire; on doit seulement remarquer : 1° que plus les rouleaux de paille qu’on dispose en spirale sont serrés et réunis avec l’écorce de la ronce commune, moins on laisse de vide entre les brins d'osier ou d’autres bois, et plus les ruches sont solides et durent longtemps ; 2° que lorsqu'on ne recouvre pas avec des surtouts de paille les ruches fabriquées avec des planches, il est utile que le dessus soit en pente sur le derrière, qu'il déborde pour écarter l’eau de pluie, et qu'il ait une couche de peinture grossière ; ce derniet précepte est applicable à toutes les ruches en bois. On fait aussi dans le milieu de la couverture un trou d’un pouce de diamèetre pour y placer un petit vase que les abeil-
les remplissent de miel. On bouche ce trou avec un morceau d’ardoise, de bois ou de fer-blanc quand on enlève le vase.
Rucheen vannerie (#g.161) de bois debourdaine, d’osier, etc.: À manche, B entrée des abeilles. Ruche en paille (/£g. 162): A poignée
Fig. 161.
EE
ni is
= = | Er Te me
qu'on remplace par un manche lorsqu'on met à manger aux abeilles sur le plateau ; B ouverture dans laquelle on place le petit vase de fer - blanc Fig. 163.
dont le fond est garni de trous et le dessus couvert d’un bou-:
chon en bois.
Ruche en bois (4g.163): À entrée des abeilles s’il n’y en a pas une sur le plateau.
$ II.—Ruches composées.
On fabrique les ruches composées de paille ou de bois. Les 1" sont ordinairement de 2 pièces; la pièce supérieure A (#g. 164) a la forme d’une demi-sphè- Fig. 164. re plus où moins aplatie, et est de la contenance du quart au 5° dela ruche. On la nomme capote ou couvercle; ellea dans sonextrémité supérieure un trou de2 pouces de diamètre dans lequel on place le petit vase de ferblanc dont le fond est percé de petits trous:
ce vase sert pour donner de la nourriture aux abeilles. Souvent
ce trou estrempli par un morceau de bois arropdi des pouces, dont on sesert pour manier le couvercle, lequel dans sa partie inférieure a le diamètre du corps de la ruche qui doit être le même pour toutes les ruches d’un établissement. Ce corps de ruche B est un cylindre couvert d’une planche mince G qu'on y attache avec du fil de fer recuit. Cette planche a dans son pourtour des ouvertures DD de 3 ou 4 lignes sur 3 pouces de long pour le passage des abeilles. On place dans le milieu du corps de la ruche deux tringles pour soutenir les rayons ou gâteaux. Si le plateau E sur lequel on pose la ruche n’a pas de passage
chips".
pour y pénétrer, on fait une coupe F de 2 12
uces de long sur 5 lignes de haut au bas de Eéücne. Cette ruche est nommée ruche villageoise, Où ruche à la Lombard si le corps de la ruche est divisé en 2 parties.
Les ruches en bois se divisent de plusieurs manières :
1° Sur la Aauteur. C’est la ruche à hausse de Parreau avec des modifications failes par BLanGr, BOISJUGAN , CUINGHIEN , DUCARNE DE Massac, BEviLLE et M. MarrTin. Ce sont (/g.
165) 3 ou 4 tiroirs ou hausses superposées, BB,
Fig. 165.
le fond en dessus, garnis d'ouvertures sur les côlés pour le passage des abeilles et recouverts par une planchette de même diamètre, maintenue par des barres AA fixées elles-mêmes en CC. On maintient ces hausses avec des crochets ou des chevilles II, du fil de fer ou même avec de la ficelle ou de l’osier. On place ces attaches au même point à toutes les hausses pour pouvoir les changer de place ou les mettre d’une ruche à une autre; toutes les hausses doivent être de même dimension pour toutes les ruches d’un rucher. M. Ra- VENEL a fait de ces ruches en paille (#£. 166); Fig. 166. elles sont rondes com- RATE me les ruches villageoises, et les rouleaux sont doublés aux points de Jonction.
On peut faire à chaque hausse, par-derrière, une ouverture D d’un pouce de haut sur 2 ou 3 de large.
On la ferme avec du verre qu'on recouvre d'une planchette mobilleou volet F.M.Marrx a enlevé les côtés des hausses, et les a remplacés par 4 fortes chevilles d’une longueur proportionnée à la hauteur qu'il veut donner à chaque hausse.
Ainsi, ces hausses sont entièrement ouvertes de 4 côtés; il recouvre le tout avec une toile forte et peinte, placée sur 4 cadres réunis plus larges que les côtés des hausses ; la couverture est en toiture à 4 pans terminés en pointe. Au moyen d’une ficelle placée à la partie supérieure ou pointe et d’une poulie placée plus haut, on peut soulever cette couverture et voir les abeilles et leurs travaux. Les abeilles peuvent aussi prolonger leurs rayons en dehors des hausses.
2° Sur la profondeur ou longueur, c’est la ruche de SERAIN. On la compose (#g. 167) de
AGRICULTURES
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